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Mes plus beaux contes sacrés

979-10-90029-03-3

Jean de La Varende

Nouveau

En stock

15,50 €

Fiche technique

Pages202
Couverturesouple
Date de parutionoctobre 2011

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Édition de luxe disponible

au prix de 35 € + 3,5 € de port

 

   Dans la vie existe une alliance souvent difficile entre humain et divin où chaque effort aide à garder la tête haute ou tout simplement à vivre. Pour Jean de La Varende, la certitude de l’au-delà donne une grande paix.
   Quand survient parfois la nuit de l’âme, la lecture de ces dix-sept plus beaux contes sacrés, sur les pas lents des pèlerins de Compostelle, du Mont Saint-Michel, de Jérusalem et de Sainte-Anne d’Auray, est un vent fort et tonique qui enveloppe et réchauffe le cœur.

   Au sommaire : Préface ; Les pèlerins d’Argentan ; Le Docteur Cottard ; La Fête Dieu ; La Création ; Après vêpres ; Les pèlerins de Salerne ; L’absolution ; Les Charitons ; Le soleil doré ; Le Mont sous le pied de l’Ange ; Art et Prêtrise ; Formation artistique du Chrétien ; L’Art religieux ; La pieuse supercherie ; Les deux auréoles ; A propos des Pèlerins d’Argentan ; Les nuées.

   Romancier, biographe, historien, membre de l’Académie Goncourt, Jean de La Varende (1887-1959) s’est attaché à l’évocation du terroir normand et de ses traditions avec une prédilection particulière pour la mer et les marins.
   Préface de Patrick Delon, illustrations de Daniel Lordey.

Du même auteur :

Mes plus beaux Noëls 
Mes petits contes marins 
Les manants du roi 
Surcouf 
Don Bosco
Contes des plaines et des bois 
Mes contes d'au-delà des mers 


Dans la presse

Lecture et tradition, nouvelle série, n° 11, mars 2012

   Après Les plus beaux Noëls, voici Les plus beaux contes sacrés publiés dans divers journaux entre 1938 et 1958. On y trouve des contes de pèlerinage, Les Pèlerins d’Argentan,Les Pèlerins de Salerne, Le docteur Cottard, ascension spirituelle d’un homme dans les souffrances de la marche. Dans La Fête-Dieu le lecteur peut se délecter de la somptueuse description de la procession : « Des draps d’or et d’argent ; des brocarts chamarrés, dont certains sont garnis de pierres : grenats, pour la grappe, améthystes, aigues-marines, pour la fleur ; et des paillons de métal pour les feuilles. D’autres comportent des galons de perles. Sur des chapes, les agneaux de sacrifice semblent des statuettes découpées. Toutes les formes se rejoignent : depuis les lourdes guérites du grand siècle, jusqu’aux manteaux souples des catacombes ; les mandilles des diacres évoquent Byzance. »
Le pathétique de la situation peut transfigurer la description. Un pèlerin sent venir la mort sur le chemin qui mène au Mont Saint-Michel mais il espère voir le but du pèlerinage avant de rendre l’âme : « Le soleil descendu avait fini par percer les brumes et, par les trouées nuageuses, il dardait des rayons puissants et splendides. Le vieillard poussa un cri : là-bas étincelait un merveilleux phénomène d’eau et de lumière. Le soleil révélait la mer jusqu’alors invisible, s’y réfractait, la transformait, elle et les sables humides, en bande de feu allongée, fulminante, au centre de quoi, opposée aux rayons et tranchant en noir, montait, montait une île qui se hérissait de bâtisses et de flèches, de découpures : une pyramide d’ombres qui se précisait à chaque seconde... et grandissait encore. »
On rencontre dans ces pages des personnages de toutes les conditions, bien insérés dans leur terroir et vivant une foi robuste. À côté de descriptions très travaillées et soulevées par l’imagination visionnaire de l’auteur, les dialogues sont souvent directs, rudes, dépouillés : La Varende maîtrise parfaitement l’art de conter.
L. Daubainveau

Le Spectacle du monde, février 2012

   Fidèle aux traditions d’une certaine droite royaliste française, Jean Malland, vicomte de La Varende (1887-1959), refusa sa vie durant les valeurs et la morale bourgeoises. Les héros de ses romans, hobereaux normands pour la plupart, sont orgueilleux, sensuels, combatifs, refusent l’argent, la rentabilité immédiate, la médiocrité, vivent dans l’excès et la violence, mais sont compréhensifs et généreux. Ils ne sont pas au service d’une cause ; ils sont au service de Dieu. Il faut lire Pays d’Ouche, Nez de Cuir, les Manants du roi, le Centaure de Dieu, ses biographies de Surcouf et de Tourville, pour entrer dans son monde mythique. Jamais méprisant, exigeant avec lui-même, rassurant, porté à l’humour, Jean de La Varende en surprend plus d’un, tantôt émouvant, tantôt féerique, passant brusquement à des situations implacables.
   Publiés dans divers journaux entre 1938 et 1959, ces dix-sept contes sacrés ont tous un point commun : leurs personnages croient à la vie, à l’art, au ciel. Il leur faut voir, entendre, palper, sentir, pressentir la présence de Dieu. Qu’on n’aille pas imaginer qu’ils font partie d’une galerie de bigots, de grenouilles de bénitier, de géniflecteurs, de bondieusards. Ils respirent, au contraire, la santé, la joie de vivre. L’enfant roi est tourné vers le beau ; les paysans sont à la fois impatients et nostalgiques ; les prêtres, toujours prêts à voler au secours des malheureux ; le docteur, volontaire dès lors qu’on lui signale quelqu’un d’indisponible ou pris d’infirmité, ne connaît plus de repos. La Varende est persuadé que c’est au moment où l’on perd pied qu’une présence invisible vole au secours de celui qui souffre. Alors a lieu le miracle. Il le dit dans un style imagé comme l’eau-forte, ne s’embarrassant de rien, encore moins de la chatouilleuse susceptibilité des hommes.
Alfred Eibel

Culture normande, n°55, avril 2014

   À la suite de Mes plus beaux Noëls, et, dans la même collection que Mes petits contes marins dont nous reparlerons prochainement, voici les plus beaux contes sacrés de Jean de La Varende.
   Force est de constater tout d’abord la vitalité de l’édition entourant l’œuvre lavarendienne en ce moment. Cette vitalité est simplement due à celle de l’association Présence de La Varende qui montre combien l’œuvre d’un auteur peut bénéficier de la dynamique d’une association qui s’y consacre.
   Grand connaisseur de l’œuvre de La Varende dont il a récemment préfacé de multiples ouvrages tels A ciel ouvert; images du terroir, ou encore écrit le “Qui suis-je ?”aux éditions Pardès consacré à La Varende, Patrick Delon, secrétaire général de l’association littéraire Présence de La Varende, nous présente ce recueil et le préface habilement.
   Comme souvent pour les recueils de cette collection, il est revenu à Daniel Lordey de nous délivrer les illustrations et la mise en image des histoires. Celle-ci est fort bien réussie et agréable grâce à une série de petits culs de bouteilles insérés dans les pages d’écriture et d’une illustration en quart de page au début de chaque nouvelle.
   Mes plus beaux contes sacrés sont une pièce bien agréable à lire de par sa composition même en petits contes, véritables nouvelles, genre dans lequel La Varende, en auteur normand, excellait. Bien entendu, beaucoup de ces histoires se retrouvent situées en Normandie mais pas seulement et quelques-unes sont de véritables chefs-d’œuvre de dépaysement. La Varende y aborde tour à tour les pèlerins, la Fête-Dieu, la Création, les Vêpres, les charitons, l’absolution ou encore la prêtrise et les pieuses supercheries. Mais tout cela est pris dans le tourbillon de la création et des anecdotes et histoires recueillies ou encore mieux, vécues par l’auteur ou des membres proches de sa parenté. Et le résultat est un exquis rendu mêlant cette force de l’écriture si particulière au maître du Chamblac et sources réelles et à la partie plus créée, inspirée par l’art de l’écrivain. Les textes sont issus de romans comme Le Roi d’Écosse dont est tiré La Fête Dieu, mais aussi de nombreux articles parus dans de nombreuses et variées revues de l’époque.
Emmanuel Mauger