L'Évangile selon saint Métro Agrandir l'image

L'Évangile selon saint Métro

978-2-37271-001-5

Philippe Bornet

Nouveau

19,00 €

Fiche technique

Pages408
Dimensions11 x 19 cm
Couverturesouple
Date de parution15 mai 2015

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   Ce guide des saints parisiens est une carte du métro plaquée sur le Ciel.
   Contrairement aux héros, les saints tirent leurs forces de Dieu. Laissés à eux-mêmes, ils sont faibles, pécheurs voire criminels. Plus de trois cents saints ont vécu à Paris ! Un trésor inouï à portée de main ! Un évangile raconté par le métro.
   Classés par stations et par arrondissements, voici leur histoire, leurs reliques et les chefs d’œuvre qu’ils ont inspirés.

   Quelques-uns des saints répertoriés : Denys, Geneviève, Clothilde, Jeanne d'Arc, Louis de France, François de Sales, Ignace de Loyola, Jean-Baptiste de La Salle, Louise de Marillac, Vincent de Paul, les carmélites de Compiègne, les martyrs de 1792, Catherine Labouré, Frédéric Ozanam, Rosalie Rendu, Marie-Eugénie Milleret, les martyrs de 1871. Sans compter sainte Marie, apparue rue du Bac.

   Philippe Bornet est docteur en médecine, ancien chroniqueur à Valeurs Actuelles et historien. Il s’est entouré des plus grands spécialistes du Paris religieux pour réaliser ce premier guide complet destiné à un large public.

   Avec une préface de Mgr Éric de Moulins Beaufort.

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Dans la presse

Famille Chrétienne, n°1953, 20/26 juin 2015

   La RATP n'en finit pas d'inspirer les auteurs et roule désormais pour l'édification des catholiques ! Après le Métronome de Lorànt Deutsch, qui nous a fait découvrir l'Histoire de France au rythme du métro parisien, le journaliste Philippe Bornet en métamorphose les stations en étapes de pèlerinage. Objectif : nous faire découvrir les trois cents saints liés à la ville de Paris, qu'ils y soient nés, qu'ils y aient vécu ou que leurs reliques y reposent. Divisé en arrondissements puis en stations de métro, son guide indique avec précision les lieux qui racontent l'histoire d'un saint.
   On apprend ainsi que l'église Saint-Leu-Saint-Gilles (métro Étienne-Marcel) renferme des reliques de sainte Clotilde et de sainte Hélène. Et que Charles de Foucauld se convertit en se confessant dans l'église Saint-Augustin (métro du même nom). Témoin des racines chrétiennes de la France, L'Evangile selon saint Métro est un guide idéal pour visiter la capitale en famille.  Élisabeth Caillemer

Présent, samedi 2 mai 2015

   Philippe Bornet est docteur en médecine et ancien chroniqueur à Valeurs actuelles. Passionné d’histoire il vient d’achever, après sept ans de travail et de recherches, L’Évangile selon saint Métro (éd. Via Romana). Il s’est entouré des plus grands spécialistes du Paris religieux pour réaliser un premier guide complet des saints parisiens destiné à un large public.

— Comment vous est venue l’idée de ce guide ?
— J’ai voulu reprendre l’idée de Lorànt Deutsch [ndlr : auteur du Métronome, éd. Michel Lafon] et faire un guide touristique. Non pas sur les églises parisiennes, mais sur les saints de Paris. J’ai souhaité les rendre accessibles à l’homme moderne. D’où l’idée de le calquer sur le plan du métro. Il y a un précédent assez ancien, celui du chanoine Duplessy qui a écrit à la fin du XIXe siècle une sorte de guide assez exhaustif, le Paris religieux. J’ai visité à mon tour toutes les églises de Paris, sur les traces des saints parisiens. Il y en a plus de 300. A cela, plusieurs explications. D’une part Paris est une ville catholique depuis toujours, et puis cela s’explique aussi par l’Université libre qui faisait venir des gens de toute l’Europe.

— Quelle anecdote vous a le plus marqué au cours de vos recherches ?
— Il y en a beaucoup ! Celle qui me vient à l’esprit tout de suite est celle de saint Lambert. Ce saint belge, ou plutôt flamand devrait-on dire, s’est vu construire autour de son tombeau la ville de Liège. Sa dépouille s’est retrouvée à Paris. Détruite à la Révolution, elle a été dispersée un peu partout. Et comme cet évêque souhaitait apparemment absolument revenir à Paris, en 1794, pendant la guerre en Hollande, un soldat français a réussi à récupérer à Liège un petit morceau du saint pour le rapporter en France. Ce soldat a restitué cette relique à la Restauration, et c’est comme ça que saint Lambert revient à Paris une deuxième fois, sans jamais y avoir vécu.

— Beaucoup de reliques sont disséminées un peu partout dans Paris. Dans un siècle très rationaliste comme le nôtre, subsiste-t-il malgré tout une dévotion, des pèlerinages, et autres processions à forte fréquentation ?
— Il est vrai qu’à une époque encore récente, cette dévotion était tombée en désuétude, du fait notamment des prêtres et prélats qui n’encourageaient plus cette pratique. Mais il y a un retour vers le culte des reliques aujourd’hui. La différence avec il y a encore vingt ans est très nette. C’est une bon- ne chose. Récemment, Mgr Vingt-Trois a béni un reliquaire tout neuf dans une église très moderne, Saint-Marcel, dans le 13e. Tout le monde sait que cette dévotion a toujours été appréciée des chrétiens. Vous trouverez dans le guide la recension de tous les pèlerinages, église par église.

— De toutes les églises parisiennes, certaines sont très connues, très touristiques, et d’autres beaucoup moins. Au cours de vos visites, en avez-vous découvert une en particulier qui mériterait plus d’attention ?
— Celle que je préfère, c’est Sainte-Marguerite, dans le 11e. Cette église se trouve en plein milieu de Paris, et on se croirait dans un village. C’est là qu’on a enterré un temps l’Enfant du Temple. Ses racines s’enfoncent jusqu’à dix mètres de profondeur. Une qui lui ressemble beaucoup mais qu’on ne peut visiter pour l’instant, c’est l’église Saint-Germain de Charonne, dans le 20e. Elle a failli tomber en ruine il y a quelques années. Elle a ce côté campagnard, en haut de la rue Sainte-Blaise, dans un quartier de l’est parisien peu connu, et c’est très agréable. On a l’impression, là encore, d’être dans une ville de province. Quand on arrive, on trouve le cimetière, avec les tombes alignées. Vous avez également Saint-Nicolas-des-Champs, qui est une très belle église, un véritable musée de peintures. Après la Révolution, un certain nombre de tableaux volés ont été réinjectés dans le circuit et se sont retrouvés à Saint-Nicolas-des-Champs, alors qu’ils n’y étaient pas historiquement. Mais cela donne une accumulation magnifique d’œuvres d’art.

— Pensez-vous que votre guide pourrait intéresser la municipalité de Paris, et qui sait, peut-être sera-t-elle alors touchée par la grâce ?
— J’espère bien qu’elle sera intéressée ! Je vais vous prendre un autre exemple que celui de Paris. Sainte Geneviève passe un jour dans un petit village où j’ai mon cabinet d’ophtalmologie, qui s’appelle Sainte-Geneviève-des-Bois. Elle y a fait couler une source miraculeuse. Le kiné s’en sert aujourd’hui pour sa piscine de rééducation. A part ça, le village est sans intérêt. Cette source a été remise en valeur, et la fin des travaux a été inaugurée par M. Julien Dray, à l’initiative d’une mairie socialo-communiste à l’époque. Simplement, ce sont des gens qui parfois sont intelligents et qui ont essayé de faire fructifier la seule petite chose qu’il y avait d’intéressante à Sainte-Geneviève-des-Bois. Il suffit d’être un peu malin et si, à la Mairie de Paris, ils n’ont pas le sens de la transcendance, au moins qu’ils aient celui de leur intérêt économique. Paris est devenue une ville-musée. Madame Hidalgo a bien fini par venir à l’inauguration de la place Saint-Jean-Paul II ! Propos recueillis par Louis Lorphelin

Le Figaro Magazine, 26 juin 2015

   Les guides ne manquent pas pour découvrir Paris, mais celui que proposent Philippe Bornet et l'équipe qu'il a réunie ne ressemble à aucun autre puisque, à partir des stations de métro, il convie le visiteur à arpenter la Ville lumière à la lumière des saints "parisiens par leur lieu de naissance, leur lieu de vie ou leurs séjours". Edifices religieux, œuvres d'art, reliques, biographies, bibliographies, anecdotes, renseignements pratiques, plans… Le touriste n'a aucune excuse pour ne pas se transformer en pèlerin!  Rémi Soulié

Una Voce, n°303, septembre - octobre 2015

   Voici un ouvrage aussi original que passionnant. Ne pensez pas qu'il s'agit seulement des stations de métro qui portent le nom d'un saint, comme Saint-Germain des Prés ou Saint-Placide ou encore Saint-Michel… Quand on prend le métro, c'est pour aller vite d'un point à un autre et surtout en sortir. Quand vous êtes remonté ou, sur certaines lignes, descendu à la surface, vous pouvez, avec ce guide plein d'informations, grâce à son classement commode par stations et par arrondissements et muni de plans, trouver tous les lieux de culte de Paris. non seulement les grandes églises paroissiales, les cinq basiliques (Le Sacré-Cœur, Notre-Dame-des-Victoires, Saint-Louis des Invalides, Notre-Dame du Perpétuel Secours, Sainte-Clotilde), mais les chapelles.
    Entre les mains, vous avez un guide très sûr pour découvrir les trésors des églises de Paris, leurs mobiliers, les peintures et toiles qui méritent de retenir l'attention, les reliques qui y sont vénérées. Et ce guide dépasse de beaucoup le recueil d'informations artistiques car il nous met en relation avec les saints qui y sont honorés. Cet ouvrage copieux et très agréablement présenté offre des biographies, renseignements sur les traditions locales, sur les fêtes, les cloîtres, les lieux où les saints ont vécu (même s'il ne s'agit plus que d'emplacements), etc. Des itinéraires sont proposés. Bref, au cours de ces pages, la terre visite le ciel et ses hôtes canonisés : Denis, Geneviève, Clotilde, Jeanne d'Arc, les carmélites de Compiègne, inhumées au cimetière de Picpus, Ozanam, Sœur Rosalie, saint Ignace de Loyola et bien d'autres.
    Nous avons un tout petit regret : que les orgues souvent très belles à l'œil et aux oreilles qui servent à chanter les louanges du Seigneur et à soutenir la prière des fidèles n'aient pas trouvé leur place dans toutes ces monographies. Il est vrai que lire ne permet pas de les entendre.
    Préfacé par Mgr Éric de Moulins Beaufort, évêque auxiliaire de Paris, qui pense aux voyageurs du métro et se dit qu'ils auraient peut-être un autre regard sur les difficultés de l'existence s'ils pensaient aux saints parisiens, ce précieux "bouquin", qu'on peut mettre dans sa poche, donne aussi les définitions des termes de l'architecture, des prières, indique comment gagner des indulgences.
    Avec le recueil de Philippe Bornet, qui se lit fort agréablement, il est aussi possible de passer de bons moments de vacances à Paris, bien orientés dans tous les sens du terme. Jacques Dhaussy

Action Familiale et Scolaire, n°245-246, juin et août 2016

   Il faut d’abord expliquer le titre : il ne s’agit pas de la découverte ou de la création d’un nouvel Évangile, ni de la biographie d’un saint jusque-là inconnu . Sur la couverture est indiqué : guide des saints de Paris. Ce qui est donc beaucoup plus complet qu’un livre déjà paru sur les saints du métro, c’est-à-dire les saints qui figurent comme nom de stations de métro. En avertissement, le guide est présenté comme « un travail de journaliste : vérification, compilation, simplification. Le coordinateur et l’éditeur récusent … toute proposition de débat théologique sur la validité des canonisations (et béatifications)… Nous avons traité des saints qui sont parisiens par leur naissance, leur lieu de vie…» Un calendrier permet de les situer dans l’année. Le classement est alphabétique à l’intérieur des arrondissements, eux-mêmes classés par ordre numérique croissant. Donc, c’est autour d’une station de métro que la recherche s’est développée, avec un petit plan qui permet de se retrouver. Les monuments civils et rues qui rappellent des saints, côtoient des édifices religieux. Quelques courts rappels biographiques accompagnent de simples mentions de reliques présentes aujourd’hui ou dans le passé. Pour compléter cet admirable travail, sont indiqués : une bibliographie générale, un index simplifié (qui ramènera aux pages qui mentionnent le nom), quelques promenades à thème et un lexique. Les 400 pages sont en format de poche pour faciliter les visites. Il faudrait beaucoup de mauvaise volonté pour ne pas apprécier, en tant que parisien, en tant que féru de culture ou en tant que touriste, ce petit recueil qui sera vite usé , ce qui est une preuve de son utilité. Ce livre original est donc le fruit d’un travail « de capucin » et peut comporter des approximations ou des erreurs pour lesquelles Philippe Bornet donne les moyens de les lui signaler.
JdS