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Carmen Sylva, reine Elisabeth de Roumanie

978-2-916727-95-0

Gabriel Badea-Päun

Nouveau

Avec Virgil Gheorghiu et Eugène Ionesco, Élisabeth de Roumanie (en littérature Carmen Sylva, 1843-1916) est pour le lecteur français l’une des trois grandes figures de la littérature roumaine contemporaine.

Résumé

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25,50 €

Fiche technique

Pages215
Dimensions16 x 24 cm
Couverturesouple
Date de parutionmai 2011

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   Avec Virgil Gheorghiu et Eugène Ionesco, Élisabeth de Roumanie (en littérature Carmen Sylva, 1843-1916) est pour le lecteur français l’une des trois grandes figures de la littérature roumaine contemporaine. Fille des contrées du Rhin chantées et dessinées par Victor Hugo, héritière d’un Heine si populaire en France, plongeant par ses ancêtres dans le glorieux Moyen Âge féodal du Saint Empire, Élisabeth de Roumanie plut aux Français par son charme, sa forte personnalité et le royaume lointain et latin sur lequel elle régnait.
   Son art de la pose, son appel au génie de la forêt, dont elle a habilement revêtu le nom latin, font d’elle l’inspiratrice de Debussy et de Maeterlinck. Elle fascine Pierre Loti, toujours en quête d’exotisme et d’émotions esthétiques en Sarah Bernhardt royale des Bouches du Danube, supportant difficilement une couronne trop neuve qui ne lui faisait pas oublier celle plus vénérable de ses aïeux. Épouse d’un roi militaire, elle incarne l’esprit même de la Belle Époque.
   Avec talent et vaste érudition Gabriel Badea-Päun, remarquable spécialiste des styles et des portraits de société de David à Warhol, la rend ici proche de nos contemporains. Sa biographie fine et suggestive, abreuvée aux meilleures sources, a obtenu un vif succès en Roumanie. Son dernier ouvrage, Mécènes et commanditaires. Art et message politique, Noi Media Print, publié en roumain en 2009, lui a valu de la part de S.M. le Roi Michel la Médaille pour la Loyauté.


   Gabriel Badea-Päun, né en 1973, est docteur en histoire de l’art de Paris IV-Sorbonne. Il a publié plusieurs livres, dont Portraits de société XIXe-XXe chez Citadelles et Mazenod en 2007 (avec la variante anglaise The Society Portrait, coproduction Thames & Hudson, Londres et Vendome Presse, New York), couronné par le Prix du Cercle Montherlant – Académie des Beaux-Arts (2008) : Le Style Second Empire. Architecture, décors et art de vivre, Citadelles et Mazenod, 2009, Prix Second Empire de la Fondation Napoléon.
   Sa biographie de la reine Elisabeth de Roumanie parue aux Éditions Humanitas de Bucarest en 2003 a connu quatre éditions successives en Roumanie.
   Il vient d’éditer Sagesse d’une Reine, recueil de pensées et reflexions de Carmen Sylva (2013).

Dans la presse

Sur le site Noblesse et royautés : lire

NRH (Nouvelle Revue d’Histoire), n° 55, juillet-août 2011

   Au statut de reine de Roumanie, elle préférait celui d’écrivain mondain. Née princesse de Wied, devenue par arrangement familial et dynastique l’épouse du roi Carol Ier de Roumanie, elle choisit le nom de plume de Carmen Sylva, par amour de la sylve, un penchant qui lui sera volontiers pardonné. De son vivant (1843-1916), elle fut choyée par les journaux mondains, qui raffolaient de ses extravagances. Inspiratrice de Debussy, Gallée ou Van Gogh, elle fut l’une des coqueluches de la Belle Époque. Cette biographie fait revivre ce personnage oublié et le monde qui disparut avec elle.

Point de vue, n° 3292, 17-23 août 2011

   Il y a cent ans, la reine Elisabeth de Roumanie faisait souvent la une de la presse française, pour laquelle elle incarnait la souveraine modèle et artiste, pieuse et charitable. Elisabeth, ou plutôt Carmen Sylva, son nom de plume. Car l’épouse assez malheureuse du roi Carol Ier, née princesse de Wied, s’était bâti un personnage romantique, dans la veine imaginaire d’Aliénor d’Aquitaine et de Marguerite de Valois. Gabriel Badea-Paün, docteur en histoire de l’art, la restitue dans toute son actualité.
Philippe Delorme

La Nef, n° 235, mars 2012

   Un jour il arriva qu’une princesse du Rhin, Elisabeth de Wied, orpheline de père et sans fortune, épouse un Hohenzollern qui régnait depuis peu sur les deux provinces unies de Moldavie et de Valachie, encore à ce moment sous suzeraineté ottomane (avant de proclamer, en 1877, leur indépendance et de s’ériger, le 14 mars 1881, en royaume de Roumanie). Découvrant Bucarest (c’était à la fin de 1869), Élisabeth avait trouvé les maisons trop petites pour leurs habitants, et du palais, vieille bâtisse arrangée à la hâte, elle dira qu’aucune fenêtre ne fermait, que I’humidité y montait jusqu’au premier étage… Mais, avec Carol ler, son mari, tout allait croître très vite, et la capitale s’occidentaliser prodigieusement.
   La reine, elle, dans cette alliance, opposait à la plus froide raison (représentée par le roi) la plus folle imagination. Artiste et femme de lettres, comblée de tous les dons de l’esprit, on la voyait, vêtue de longues robes blanches, les cheveux au vent ou couverts d’un voile, se promener sous les chênes, et, au milieu d’une cour de jeunes adoratrices, « dire des vers de sa voix d’or ». Poèmes, contes, nouvelles sortaient de sa plume en abondance, si bien que Carmen Sylva (son pseudonyme), admiratrice, entre autres, de Leconte de Lisle et de Pierre Loti, traductrice en allemand de Pêcheur d’lslande, ne tarda pas à devenir une célébrité européenne. Qu’enchantaient à la fois les créations du sculpteur Auguste Rodin, du maître verrier Émile Gallé, du peintre Alma-Tadema. Monde lointain ? Figure surannée ? En tout état de cause, grâce à la biographie ici proposée, restitution autant que réinscription vivante et scrupuleuse.
Michel Toda