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Le général de Sonis

979-10-90029-16-3

Gérard Bedel

Nouveau

Le XIXe siècle, à la fois si proche et si loin de nous, n’a pas livré tous ses secrets. L’auteur en faisant vivre le général de Sonis tel qu’il fut en son siècle, homme de devoir, soldat héroïque, époux heureux, père de famille attentif, catholique de conviction, campe un personnage vivant et moderne [...]

Résumé

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24,00 €

Fiche technique

Pages257
Dimensions13.5 x 20.5 cm
Couverturesouple
Date de parutionavril 2012

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Le Prix Louis-Marin 2013

décerné par l’Association des Écrivains Combattants

sera remis à Gérard Bedel le 19 mars 2013 à l’École militaire

 

   Le XIXe siècle, à la fois si proche et si loin de nous, n’a pas livré tous ses secrets. L’auteur en faisant vivre le général de Sonis tel qu’il fut en son siècle, homme de devoir, soldat héroïque, époux heureux, père de famille attentif, catholique de conviction, campe un personnage vivant et moderne.
De Sonis l’Africain, qui perçoit les questions que la colonisation en Algérie pose à la France, au héros de Loigny offrant ses souffrances, quel itinéraire !
Que s’est-il réellement passé à Loigny-la-Bataille ? Quel fut le combat des zouaves pontificaux ? Qui était réellement le général de Sonis d’Espujos (1825-1887) ?
Sera-t-il bientôt proclamé bienheureux par l’Église ? Voilà un exemple de père et de militaire particulièrement adapté à notre temps.

   Avec une préface de Jean de Viguerie.
Professeur de lettres classiques, auteur d’ouvrages sur la langue et la pédagogie du latin, Gérard Bedel s’est penché sur la vie du général de Sonis pour répondre à la soif de modèle des nouvelles générations.

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Dans la presse

Le Figaro Magazine, 15 juin 2012

   Sonis, héros oublié
   Le 2 décembre 1870, le général Louis Gaston de Sonis, commandant du 17e corps d’armée de l’armée de la Loire, mène un combat désespéré contre les Prussiens près du bourg de Loigny, non loin d’Orléans. Pour dégager son unité, il lance une charge au cours de laquelle plus de la moitié des hommes et les trois quarts des officiers seront tués, lui-même ayant la cuisse fracassée par une balle. Ayant ordonné la retraite et transmis le commandement, il passera la nuit, couché dans la neige par -20°C, à rassurer les blessés. Il survivra miraculeusement – ayant vu la Vierge de Lourdes lui apparaître, affirmera-t-il –, sera amputé, poursuivra néanmoins sa carrière militaire et disparaîtra en 1887, à 61 ans. Ancien officier en Algérie, où il s’était posé des questions sur la colonisation, ancien zouave pontifical, père de famille nombreuse (12 enfants), mort en odeur de sainteté, Sonis a eu un parcours exemplaire de soldat chrétien. Ce type de héros n’est pas à la mode : raison supplémentaire de s’y intéresser.
Jean Sévillia

Famille chrétienne, n° 1798, du 30 juin au 6 juillet 2012

   Les colons français n’ont pas su, pas voulu, pas pu évangéliser les Algériens. Voici pourquoi.
Pourquoi les Français n’ont-ils pas cherché à faire des Algériens des chrétiens ? La question renvoie à celle de savoir pourquoi les Français ont conquis ce territoire autour d’Alger qui allait devenir l’Algérie.
Au départ, il n’était pas question de conquête, encore moins de colonisation. Il s’agissait de pacifier une région agitée qui abritait des pirates méditerranéens. L’idée de colonisation n’est venue que peu à peu, sous la pression des événements. Quant à l’évangélisation, les Français étaient loin d’être d’accord sur sa nécessité.
Alger fut prise en juillet 1830 par le général de Bourmont. Nous sommes sous Charles X, le dernier roi Bourbon. Un mois plus tard, les trois Glorieuses mettent sur le trône Louis-Philippe, roi des Français. L’esprit a changé. Le catholicisme n’est plus religion d’État. Bourmont est remplacé par le général Clauzel, qui n’est pas catholique. Le haut commandement militaire, dans l’ensemble, ne l’est pas non plus, contrairement aux simples soldats. Le général de Sonis (1825-1887), qui a passé seize ans en Algérie, est l’exception à la règle. « Dans sa promotion de Saint-Cyr, deux élèves seulement vont à la messe, précise Jean de Viguerie dans la préface […]. Lui non seulement pratique, mais iI est pieux. »
[...]
La Croix ou l’épée?
À travers les pages écrites par Gérard Bedel sur les années algériennes du général de Sonis, on comprend à quoi aurait pu ressembler l’Algérie si des soldats de cette trempe avaient été plus nombreux. D’abord c’est le type même de l’officier chrétien, on l’a vu. Ensuite, c’est un homme de culture, ouvert et large d’esprit qui lit beaucoup et s’intéresse à la civilisation musulmane. Il a appris l’arabe et le parle couramment. Du coup, il est respecté par les autochtones, qui apprécient qu’il soit croyant et qu’il les comprenne.
Comme Charles de Foucauld, dont Bedel cite la lettre prophétique de 1917, le général de Sonis a compris que l’assimilation n’aurait pas lieu si les musulmans ne se convertissaient pas : « Les Arabes, écrit-il en 1864, ne nous pardonneront jamais de ne pas être musulmans ». Il ajoutera : « L’Algérie ne sera conquise à la France que lorsqu’elle le sera à la religion, et la Croix y fera plus que l’épée ». Le drame de l’Algérie française est qu’on y a préféré l’épée à la Croix. L’une et l’autre en ont été chassées.
Charles-Henri d’Andigné

 L’Homme Nouveau, n°1522 du 14 juillet 2012

   On connaît peu aujourd’hui la belle figure du général Louis Gaston de Sonis (1825-1887), brillant officier français qui se conduisit courageusement à la bataille de Loigny, y laissant sa jambe gauche. Loigny ? Un village d’Eure-et-Loir où se déroula en décembre 1870 une terrible bataille entre l’armée des volontaires de l’Ouest et l’armée prussienne. Grièvement blessé, Sonis passa la nuit sur le champ de bataille, par –20°, à rassurer et consoler ses soldats étendus eux aussi. Avec un véritable talent d’écriture, Gérard Bedel livre ici le fruit d’une enquête historique menée avec rigueur. S’il s’intéresse bien sûr au soldat catholique, il retrace toute la vie de Sonis, montre ses talents d’officier et son intérêt marqué pour la place de l’Algérie. C’est dans ce pays que le jeune officier fit une partie de sa carrière, avant de participer à la célèbre bataille de Solférino, puis de partir au Maroc. Une belle figure d’officier dévot au Sacré-Cœur.
Stéphan Vallet

 Le Figaro Histoire, n° 3, août-septembre 2012

   « Les erreurs historiques ont ceci de commun avec les mauvaises herbes qu’elles exigent des traitements répétés car elles ne cessent de se répandre quel que soit le soin que l’on prend pour les extirper. » C’est un salutaire travail de vérité que Gérard Bedel a entrepris en retraçant dans cette biographie la vie haute en couleur du général de Sonis. Peu, voire mal, connu cet officier marqua pourtant son époque dans le domaine militaire tout autant que par l’exemplarité de sa foi. On y retrouve la grande épopée d’Afrique du Nord où Sonis se distingua par ses faits d’armes, mais surtout par ses prises de position atypiques qui ne sont pas sans rappeler celles que prendra quelques années plus tard Charles de Foucauld. L’auteur relate la campagne d’Italie et l’épopée des zouaves pontificaux, puis la guerre de 1870 où le général perdit une jambe. Son récit fait revivre cette IIIe République chaotique qui a vu l’émergence de personnages tels que Gaston de Sonis, fidèle à sa doctrine chrétienne, refusant le compromis et marquant ceux qui le côtoyèrent à juste titre. En retraçant cette fin de siècle, il n’est pas sans éclairer de façon troublante la situation de la France contemporaine.
B.A.

L’Écrivain combattant, n° 125, novembre 2012

   Mettre le nez dans cet ouvrage, c’est ne le quitter qu’à la dernière ligne, c’est découvrir ou retrouver un personnage exemplaire, extraordinairement attachant, un militaire compétent qui a d’abord le sens du devoir d’état, qui a un idéal et une haute idée de son métier, qui aime les chevaux, les meilleurs car il sait qu’une monture médiocre ne peut en aucune façon servir l’officier, une âme droite. Bref un royaliste sous Napoléon III, doté d’une foi exigeante. Dans sa préface, Jean de Viguerie, qui, pour l’AEC, n’est pas un inconnu, relève que le général Louis-Gaston de Sonis (1825-1887), grièvement blessé, le 2 décembre 1870, à Loigny, dans une charge de cavalerie des Prussiens, et qui pendant les dix-neuf heures passées dans la neige parmi les morts et les blessés, recevra les consolations de Notre-Dame de Lourdes, est un officier hors du commun : il s’est marié tôt et a eu douze enfants, il a failli ne pas pouvoir entrer dans la carrière car sans fortune. Il sera toute sa vie « le fiancé de la pauvreté ». C’est un militaire lucide et ses deux longs séjours dans une Algérie à peine pacifiée – il apprend l’arabe et le parle couramment – lui attirent le respect et l’admiration des autochtones : c’est un homme de foi et de prière. Sonis participera à la bataille de Solférino, « un sacrifice sanglant que je n’oublierai jamais », Bref, un mari exemplaire, un père attentif à l’éducation de ses enfants, comme il le fut à la santé morale des soldats sous ses ordres… Impossible de tout dire. La biographie d’un homme qui a toujours dominé les épreuves physiques (amputation d’une jambe) et morales, et bien entendu les coups tordus des anti-cléricaux.
Jacques Dhaussy