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La comtesse de Ségur

978-2-37271-009-1

Marie-Joséphine Strich

Nouveau

16,00 €

Fiche technique

Pages133
Dimensions13,5 x 20,5 cm
Couverturesouple
Date de parution24 juin 2015

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   Qui a oublié les fameux romans de la comtesse de Ségur ? Personne ! Que ce soit Sophie ou les petites filles modèles, Cadichon ou Dourakine, Diloy ou Blaise, Ramoramor ou la Mère La Frégate ou tant d’autres, tous ces noms évoquent immédiatement de forts souvenirs de lecture. Mais qui se cache donc derrière ce prénom et ces noms imprimés sur la première page de ces vingt et un romans, qu’ils soient publiés sous la couverture de percaline rouge frappée des deux griffons dorés Hachette ou dans des éditions plus contemporaines ?

   Sophie de Ségur née Rostopchine… Comment et pourquoi cette jeune fille russe à la beauté pensive et aux grands yeux gris née à Moscou le 19 juillet 1799 est-elle arrivée à Paris ? Orthodoxe, comment et pourquoi a-t-elle pu épouser le représentant catholique d’un des plus grands noms de l’aristocratie française ? Comment et pourquoi a-t-elle livré son nom au public des enfants ? Comment et pourquoi cette femme connut-elle le succès littéraire ? Comment et pourquoi des millions de lecteurs lisent-ils toujours avec passion ses romans ?

   Le destin romanesque de la comtesse de Ségur ramène à l’épopée napoléonienne, à la Restauration, à la Russie des tsars et à tout ce XIXe siècle si mouvementé. Au-delà des crinolines et des pantalons à dentelles, le lecteur retrouve dans ses romans les composantes culturelles, sociales, historiques de son époque. Nul doute, la comtesse de Ségur née Rostopchine appartient bien au patrimoine culturel de tous les Français.

   Marie-Joséphine Strich, docteur ès Lettres, auteur de nombreux ouvrages sur la comtesse de Ségur, se plaît à nous donner avec cette biographie un portrait de ce véritable écrivain, souvent vilipendé et mal connu. Celle que l’on présente comme une grand-mère à dentelles, voire une perverse sadique, était une mère aimée et une femme moderne (elle fut l’une des premières à prendre le train et portait même des bottes en latex !).

Dans la presse

Action Familiale et Scolaire, n°245-246, juin et août 2016

Rappel historique
   Le nom de Ségur, pour tout français évoque surtout la comtesse, née Rostopchine et très peu l’évêque, son fils, célèbre par sa lutte contre la Franc-maçonnerie aux débuts de la IIIème république, et encore moins les ancêtres, le marquis, Maréchal de France et Ministre de Louis XVI, et le comte, qui accompagna La Fayette en Amérique. Certains se souviendront peut-être de ce comte Rostopchine (justement le père de la comtesse) qui fit incendier Moscou au moment de l’invasion de Napoléon en 1812. Et, pour finir, le souvenir de la comtesse (née orthodoxe et convertie au catholicisme) demeure irrémédiablement attachée à son œuvre littéraire pour enfants, publiée dans cette fameuse bibliothèque rose. Comme l’indique la biographe, le concept de vieillot pourrait tout autant s’appliquer à Molière ou Shakespeare.
   Alors, cette biographie fait souvent le pont entre la vie de la comtesse et les différents volumes consacrés à l’enfance. D’ailleurs la comtesse ne s’était jamais cachée d’avoir pris des exemples dans sa propre jeunesse.

Présentation du livre lui-même :
   Ce livre est donc plutôt à donner aux adultes qui y trouveront, d’abord des données historiques sur la Russie au moment de notre révolution, puis sur la France qui rayonnait encore à cette époque.
   C’est Madame Swétchine qui lui fait rencontrer le riche Eugène de Ségur. Mais la belle-mère, Félicité d’Aguessau, va rendre la vie de Sophie impossible, malgré la naissance de Louis-Gaston, le premier enfant d’une nombreuse lignée.
   Et la France rurale eut la préférence de la comtesse, dans son château des Nouettes, située à Aube, en Normandie « à trente six lieues » de Paris. Elle y constituera naturellement un salon de type parisien, dont l’origine remonte avant la révolution, avec Madame de La Fayette, par exemple. On y rencontre ainsi Louis Veuillot qui sera un ami fidèle. En 1866 elle choisit d’être tertiaire franciscaine. En 1869, la voilà arrière-grand-mère et sa santé s’altère, mais elle s’enthousiasme de l’élection, à une large majorité, de son gendre Armand Fresneau, en 1871.
   Elle s’éteint le 9 février 1873. En mai 2013, les cœurs de Sophie et de son fils Gaston sont transférés de la rue de Vaugirard à Denfert-Rochereau, toujours dans un couvent de la Visitation. Un arbre généalogique complète utilement ce bel ouvrage.
JdS