Ma vie en noir et blanc Agrandir l'image

Ma vie en noir et blanc

978-2-37271-049-7

Lionel de Marcy

Nouveau

15,00 €

Fiche technique

Pages98
Dimensions13,5 x 20,5 cm
Couverturesouple
Date de parutionmai 2016

En savoir plus

   Enfant de la Martinique, Lionel de Marcy se confie ici sans masque : une enfance choyée par une mère protectrice mais un calvaire à l’école, un père absent notable socialiste dont il hait les faux-semblants, les affres de l’obésité, une passion libératrice, enfin, pour l’Histoire et l’âme de la France royale et chrétienne.
   Son émouvant témoignage est aussi une exploration inédite de la condition de métis, dont il caractérise les tensions intérieures parfois extrêmes. Tensions psychologiques mais également tensions identitaires, en noir et blanc, blanc dans sa tête et noir de peau, et parfait héritier de la civilisation “blanche” et africaine.
   Nous suivons là le cheminement étonnant d’un authentique rebelle au politiquement correct et à ses idoles, un amoureux d’élégance et des vieilles fidélités qui s’enracinent.

   Lionel de Marcy est né en juillet 1988 à Schoelcher (Martinique) dans une famille bourgeoise. Dès ses vingt ans, il tente l’aventure de vivre à Paris afin d’échapper à l’autorité d’un père notable craint de toute l’île et intime d’Aimé Césaire. Il s’installe seul dans la capitale, où il connaît tour à tour joies et soucis.
   Il livre ici ses réflexions de jeune homme, fier de sa négritude mais parfois blanc dans sa tête et son cœur. Tempête sous un crâne… bien fait.
   Préface de Jean-Paul Chayrigues de Olmetta.

Dans la presse

16 juin 2016

   Le titre du livre écrit par Lionel de Marcy et ma vie en noir et blanc. L'auteur est un ami du marquis Jean-Paul chayrigues de olmetta qui m'offre cette dédicace : "cher Robert, touchez pas à mon pote ! " diable ! De quoi s'agit-il ? D'autant que l'auteur m'offre en prime la sienne : encore un sale nègre qui a frappé ! Et puis je découvre que Jean-Marie Le Pen évoque sur son blog hebdomadaire le livre et son amitié avec Lionel de Marcy. Il était temps de lire ce livre paru aux éditions Via Romana ! Lionel de Marcy est un enfant de la Martinique, dont le père, absent, est un notable socialiste, ami du grand poète indépendantiste Aimé Césaire. Marcy évoque dans le livre sa passion libératrice pour l'Histoire et l'âme de la France royale et chrétienne et les tensions psychologiques et identitaires que lui valent sa situation de "nègre blanc", noir de peau, mais blanc dans sa tête.
   Voici quelques extraits de ce livre qui mérite d'être lu. L'auteur évoque les Africains : "Dans notre culture antillaise l'Africain est considéré comme inférieur à nous, tels les Haïtiens d'ailleurs". Il s'installe à Paris : "Je n'ai pas été confronté aux racistes. Où sont-ils. C'est plutôt moi qui serais raciste, ne supportant pas l'attitude de la plupart des noirs africains. Racisme de proximité qui a fait de moi un Nègre révolté parmi les noirs. Je suis devenu blanc dans ma tête persuadé que le salut était là. Je souhaite oublier encore et toujours ma négritude".
   Il évoque l'esclavage : "Pourquoi les blancs, la plupart sémites, traitèrent-ils plus mal que du bétail des créatures de Dieu ?" Il parle de Voltaire qui "tenait scrupuleusement ses comptes de ventes d'esclaves". On apprend que Césaire, dans un souci d'objectivité, relevait qu'il y eut plus d'esclaves Blancs et Noirs transportés par les négriers arabes qu'ils n'y eut d'esclaves noirs dans la traite transatlantique, évoquant le rôle des chefferies et des métis affranchis venus des États-Unis dans cette traite. Lionel de Marcy nous apprend qu'il existe aujourd'hui aux États-Unis une obédience maçonnique qui n'accepte pas les Blancs et qui essaime en Afrique noire. Il insiste sur le fait que les Falachas, "nègres" (c'est son qualificatif) de confession juive sont aujourd'hui des sous-hommes méprisés par les Israéliens.
   Lionel de Marcy se livre dans ce livre : "L'une de mes fiertés tricolore est de savoir chanter les trois couplets de la Marseillaise" et il raconte : "Oui j'aime la musique classique, l'opéra, la danse, la mode et le rite tridentin". Il raconte son amitié avec Jean-Marie Le Pen qu'il a rencontré il y a quelques années : "Jamais je n'avais été aussi à l'aise face à un "raciste" et l'on découvre que le président maîtrise aussi bien le créole que le grec et le latin ! On apprend aussi, ce que nous ignorions, que l'avocat Gilbert Collard tenta d'obtenir, avec l'avocat belge Claude Ndjakanyi, en 2007, une interdiction du livre d'Hergé, Tintin au Congo.
   Dans les dernières pages du livre, l'auteur raconte que cette "idiotie qui lui embue les yeux" et dénonce la "bêtise crasse des gauchos-bobos". Voici son récit : "Dans les années soixante, à la terrasse du Fouquet's, un noir de petite taille et sans âge cirait les chaussures du tout cinéma français. Assis sur un banc muni de roulettes, armé de brosses, Saïd sans relâche faisait reluire les producteurs (de cinéma) au profil de Rastapopoulos, à la satisfaction générale. Un funeste jour quelques connards, à qui il n'avait jamais rien demandé, décrétèrent urbi et orbi qu'il était ignoble (sic) de se faire cirer les pompes. Ils manifestèrent devant la terrasse de la célèbre brasserie. La "cause du trouble", harcelé, renonça… Sept mois plus tard, des voisins découvrirent Saïd mort dans sa minuscule chambre de service. L'autopsie conclut à une "malnutrition prolongée"". Commentaire de Lionel de Marcy, en guise de conclusion : "Il n'avait sûrement pas compris qu'on "lui souhaitait du bien". L'antiracisme qui tue ! Il n'a jamais été remplacé. Les cons ont gagné. Au fond, la vie du petit cireur, ils n'en avaient rien à cirer"…
Robert Spieler