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Petite vie de Charles de Foucauld

978-2-37271-055-8

René Bazin

Nouveau

16,00 €

Fiche technique

Pages140
Dimensions14,8 x 21 cm
Couverturesouple
Date de parutionaoût 2016

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   La figure de lumière de Charles de Foucauld (1858-1916), béatifié en 2005 par Benoît XVI, est un modèle très actuel d’inculturation et de mission en pays musulman. Après la biographie magistrale que lui consacra en 1921 René Bazin, parut une synthèse plus accessible enfin rééditée !
   On y revit le destin exceptionnel de cet officier tour à tour explorateur, géographe, prêtre, trappiste, ermite et linguiste. Converti au catholicisme en 1886, auprès du père Huvelin à Saint-Augustin, sillonnant Maroc, Palestine, Syrie pour se fixer définitivement dans le Sahara algérien auprès des berbères et des touaregs, il y prêche l’Évangile par l’exemple, en ermite entièrement voué à son modèle unique, le Christ, et… dévoué aux populations touaregs durant plus de douze années, et publiant le premier dictionnaire touareg-français !
   Son assassinat, le 1er septembre 1916, par des pillards venus de Tripoli en fait l’un des héros les plus purs de la cause chrétienne en Maghreb, il y a cent ans… déjà.

   Juriste et homme de lettres, René Bazin est né à Angers en 1853. Journaliste au Figaro, au Journal des débats et à L’Écho de Paris, il est l'auteur de nombreux romans parmi lesquels La Terre qui meurt (1899), Les Oberlé (1901), et Le blé qui lève (1907).
   Ses biographies demeurent des références historiques. Élu à l'Académie française en 1903, il meurt en pleine gloire littéraire le 19 juillet 1932, père d'une famille de huit enfants.

Préface du cardinal Paul Poupard, avant-propos de Nicolas René-Bazin.
Illustrations de Daniel Lordey.

Du même auteur :

Contes merveilleux
Souvenirs d'enfant
Contes et paysages de province 
Magnificat
Fils de l'Église, visages de saints

Dans la Presse

Famille Chrétienne, n°2020, du 1 au 7 octobre 2016

   Le bienheureux Charles de Foucauld est mort assassiné en 1916. Cinq années plus tard, l’écrivain René Bazin lui consacrait une épaisse biographie (Charles de Foucauld, explorateur du Maroc, ermite au Sahara) qui fait encore référence aujourd’hui. Via Romana en réédite la version quasi inédite, adaptée en 1937 par le fils de l’écrivain pour les lecteurs de plus de 10 ans. Un récit plus bref, donc, mais qui garde intacte la plume raffinée de l’académicien. Relaté avec profondeur, le parcours spirituel du saint-cyrien converti sur le tard, tout comme ses contacts avec les populations touareg, invite à la méditation et à la réflexion. En prime, une magnifique préface du cardinal Poupard.
Élisabeth Caillemer

Una Voce, n° 309, novembre - décembre 2016

   Nous serons proches de la célébration du centenaire du rappel à Dieu de Charles de Foucauld, le 1"'décembre 1916, quand vous lirez ces lignes.
   Il nous plaît d'honorer la mémoire de l'ermite du Sahara dont la vie passionnante est magistralement contée par le grand homme de lettres que fut René Bazin, auteur de nombreux romans tels que La Terre qui meurt (1899), Les Oberlé (1901) ou Le blé qui lève (1907) .
   Écrivain catholique assumé, élu à l'académie française en 1903, père de huit enfants, il meurt en 1932.
   C'est en 1921 qu'il publie chez Plon la biographie de Charles de Foucauld, explorateur du Maroc, ermite au Sahara.
   En 1937, son fils, Nicolas René Bazin (1877-1940) fait paraître chez le même éditeur un condensé de l'ouvrage qu'il intitule plus sobrement : Le Père de Foucauld. Les éditions Parthénon ont pris l'initiative de le rééditer cette année du centenaire. Il compte encore près de 500 pages et une centaine d'illustrations.
   Enfin les éditions Via Romana viennent d'éditer l'œuvre, cette fois vraiment réduite et plus accessible : 140 pages, mais l'essentiel y est !
   L'académicien René Bazin use de sa belle maîtrise de la langue française pour nous narrer les épisodes de la vie agitée du " marabout chrétien ", béatifié par Benoît XVI en 2005.
   Il serait long de relater le destin hors du commun de ce vicomte, né en Alsace, tour à tour officier, explorateur, géographe, linguiste, prêtre, trappiste, ermite.
   On est bouleversé de constater comment la grâce peut agir et transformer un être qui se qualifiait lui-même ainsi : " À dix-sept ans, j'étais tout égoïsme, toute vanité, toute impiété, tout désir du mal, j'étais comme affolé ".
   Les conversions sont toujours fascinantes. Celle de Charles de Foucauld n'y échappe pas. Voici comment René Bazin la décrit: " Entre le 27 et le 30 octobre (1886) l'abbé Huvelin vit entrer dans son confessionnal, à Saint-Augustin, un jeune homme qui ne s'agenouilla pas, qui se pencha seulement, et dit :
- Monsieur l'abbé, je n'ai pas la foi; je viens vous demander de m'instruire.
M. Huvelin le regarda :
- Mettez-vous à genoux, confessez-vous à Dieu : vous croirez.
- Mais je ne suis pas venu pour cela,
- Confessez-vous.
Celui qui voulait croire sentit que le pardon était pour lui la condition de la lumière. Il s'agenouilla, et confessa toute sa vie. Quand il vit se relever le pénitent absous, I'abbé reprit :
- Vous êtes à jeun?
- Oui.
- Allez communier.
Et Charles de Foucauld s'approcha aussitôt de la table sainte, et fit sa seconde première communion.
   Il se sent appelé ensuite rapidement à la vie religieuse et rentre chez les trappistes. Il voyage au Maroc, en Palestine, en Syrie. Il est ordonné prêtre à Viviers en 1901. Il se fixe dans le Sahara algérien auprès des touaregs et des berbères.

   L'auteur sait magnifiquement décrire avec lyrisme le cheminement de l'âme du converti.
   " Comme les grands moines défricheurs, il voit déjà une civilisation nouvelle se lever pour ces pays sauvages, il est seul et il ne désespère pas : l'audace de ses vœux serait justement appelée folie, s'il était de ceux dont la confiance est humaine". L'apostolat de Charles de Foucauld est sans ambiguïté. Il est résumé dans cette phrase, extraite d'une de ses lettres: "Le seul moyen que ces peuples deviennent Français est qu'ils deviennent chrétiens ". Idée prophétique à l'époque et que le colonisateur eût dû méditer et appliquer ! Bazin partage manifestement cette conception qu'il développe sur plusieurs pages.
   Relevons ces lignes qui la résument : Et si des âmes musulmanes, persuadées qu'il n'y a rien dans l'Islam qui vaille la France charitable et religieuse, en venaient à dire : " Si le disciple est ainsi, que doit être le maître ?", l'Afrique du Nord pourrait devenir un monde régénéré, une France prolongée, l'avenir assuré, et la plus haute gloire qu'une nation civilisée puisse vouloir et obtenir : la création à son image.
   Or c'est une erreur de prétendre que les musulmans ne peuvent pas se convertir. Le Père de Foucauld a fondé toute sa vie d'apostolat sur la conviction contraire.
   Un ouvrage à conseiller sans réserve, à offrir et à mettre entre toutes les mains à partir de 13/14 ans.
P. B.

Plaisir de lire, n°177-178, septembre-décembre 2016

   Nicolas René-Bazin, le fils de René, a rassemblé les éléments essentiels de l’ouvrage de son père (dont le succès ne s’est pas démenti) dans ce petit volume, accessible à tous et qui fera tant de bien ! Cent ans après la mort de Charles de Foucauld, il était nécessaire de rééditer cette biographie qui remet en place les idées reçues sur ce saint homme dont les actes ont bien souvent été interprétés dans une fausse direction. Il retrouve ici sa véritable figure.
   Pour qui ce livre ? Pour toutes les bibliothèques, à partir de 14 ans ; dans un beau format avec des illustrations au crayon, sobres mais agréables.