Jean Fontenoy Agrandir l'image

Jean Fontenoy

979-10-90029-23-1

Philippe Vilgier

Nouveau

Journaliste et écrivain, homme d’action aussi à l’aise avec une machine à écrire qu’avec un pistolet-mitrailleur, Jean Fontenoy (1899-1945) a participé aux convulsions révolutionnaires de la première moitié du XXe siècle.

Résumé

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25,00 €

Fiche technique

Pages364
Dimensions13.5 x 20.5 cm
Couverturesouple
Date de parutionjuillet 2012

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   Journaliste et écrivain, homme d’action aussi à l’aise avec une machine à écrire qu’avec un pistolet-mitrailleur, Jean Fontenoy (1899-1945) a participé aux convulsions révolutionnaires de la première moitié du XXe siècle : avant-garde littéraire, Grande Guerre, Russie bolchevique, Chine de Chiang Kaï-chek et des Seigneurs de la guerre, drogue, engagement sur le front finlandais en 1939 contre l’URSS, enfin adhésion militante à la politique de Collaboration avec l’Allemagne nationale-socialiste.
   Fidèle à ses origines modestes, il est cependant toujours resté hanté par la question sociale dans les tours et détours souvent complexes de sa vie.
  Correspondant de presse, responsable d’agence, fondateur et directeur de journaux, auteur d’articles et de livres remarqués, Jean Fontenoy a participé, avec une réelle indépendance d’esprit et le souci d’être au cœur des événements, à la vie politique et culturelle de son temps, et notamment à l’évolution du nationalisme français de l’entre-deux-guerres.
   Voici la première biographie non romancée de cet étonnant personnage, fondée sur une documentation ample et précise, et présentée du point de vue de l’histoire des idées politiques.

   Philippe Vilgier est docteur d’État en science politique, spécialiste en histoire du syndicalisme (prix de thèse de l’université Panthéon-Assas sur ce sujet) et en droit social. Il s’intéresse depuis toujours aux parcours originaux, mais trop souvent oubliés, qui se sont efforcés de marier le social et le national : royalistes socialistes, syndicalistes patriotes ou, comme Fontenoy, nationalistes sociaux.

 Dans la presse

Nouvelle Revue d’Histoire, n° 62, septembre-octobre 2012

   Le personnage de Jean Fontenoy fut sorti de l’oubli l’an passé parle récit romancé de Gérard Guégan (prix Renaudot), évoqué dans le n° 54 de La NRH par Philippe d’Hugues. Or, depuis de nombreuses années un historien, Philippe Vilgier, travaillait à rassembler des informations incontestables sur le personnage. Le résultat est un solide travail qui met en évidence les qualités de grand journaliste aventureux que fut Jean Fontenoy. Élève brillant au lycée, mais de tempérament révolté, attiré plus tard par le communisme, il s’oriente par hasard vers Langues O en y entrant par la petite porte. Un choix qui révèle ses aptitudes de polyglotte bientôt exploitées par l’agence Havas. Celle-ci l’expédie à Moscou, en plein mystère rouge. Il en reviendra en 1927, partiellement vacciné contre le communisme. Havas l’envoie alors à Shanghai, en pleine effervescence. C’est le début de la grande aventure chinoise rêvée par Malraux : seigneurs de la guerre, menées américaines et soviétiques, sans compter un peu d’opium pour soigner les nerfs… À son retour en France, en 1931, Fontenoy rapporte l’un de ses meilleurs livres, Shanghai secret, puis il continue de voyager, en Allemagne notamment. En 1937, définitivement brouillé avec les communistes, il rejoint Doriot pour quelque temps. Ensuite viendra sa participation fameuse à la guerre d’hiver en Finlande. Après l’armistice de 1940, il sert tout d’abord d’intermédiaire entre Pierre Laval et son ami Otto Abetz qui étendra longtemps sa protection sur lui. Retour à son métier de journaliste dans la presse de la Collaboration, en attendant de participer quelques mois à la première aventure de la LVF, puis de revenir au journalisme. À la fin de 1944, on le retrouve du côté de Sigmaringen, avant qu’il ne rejoigne Berlin pour y mourir volontairement peu avant le crépuscule du Ille Reich. On a dit que Malraux avait envié un tel destin. Cela se comprend !
Guy Chambarlac

Faits et documents, 1er au 15 septembre 2012

Auteur maudit entre les maudits (Cloud, le communiste à la page, L’École du renégat, Shanghai secret, etc.), Jean Fontenoy, surnommé le « Malraux du fascisme » par Pierre-Marie Dioudonnat, ressort enfin de l’oubli. Marié à une danseuse puis à une championne du monde d’aviation, ce journaliste plus que picaresque, qui fut correspondant et grand reporter pour Havas aux États-Unis, en Union Soviétique, en Chine et au Japon, tour à tour combattant de la Première Guerre mondiale, de la guerre de Finlande, du front de l’Est dans la LVF, mais aussi adepte du surréalisme, procommuniste, Croix-de-feu, doriotiste, ultra-collaborationniste, fait enfin l’objet, chez Via Romana, d’une très belle biographie (bibliographie, index, notes, photos) de Philippe Vilgier, Jean Fontenoy, aventurier, journaliste et écrivain, du surréalisme au fascisme, Moscou, Shanghai, Berlin. Pour enfin découvrir le « Tintin du fascisme » (lancé par Fontenoy lorsqu’il était en Chine, Le Journal de Shangaï, apparaît dans les vignettes du Lotus bleu).
Emmanuel Ratier

 Les 4 vérités, n° 861, vendredi 5 octobre 2012

   Le journaliste Jean Fontenoy a une réputation sulfureuse parmi ceux qui s’en souviennent encore, du fait de son soutien actif à la collaboration avec l’Allemagne nazie. Mais sa vie est un roman, aux frontières de la grande histoire. Ce journaliste a, en effet, participé, tantôt la mitraillette au poing, tantôt assis à sa machine à écrire, aux grands troubles révolutionnaires de la première moitié du siècle dernier. Il a suivi la Révolution bolchevique en Russie et voyagé dans la Chine de Tchang Kaï Chek. Il a participé en correspondant de guerre à la Guerre d’Espagne, avant de s’engager en Finlande – et ne disons rien de ses innombrables amitiés littéraires. Une biographie passionnante aux allures de roman !

Le bulletin célinien, n° 345, octobre 2012

[...] Jean Fontenoy fut aussi l’un des rares critiques littéraires, en avril 1944, à saluer la nouveauté de Guignol’s band. [...]
Marc Laudelout

 Sur Riposte catholique

Étrange et passionnant livre... lire la suite ici.

Éléments, n° 145, octobre-décembre 2012

   Fontenoy : une trajectoire hors du commun
   [...] Les jugements les plus extrêmes et les plus opposés ont été portés sur cette figure paroxystique. Mais Fontenoy défie précisément tous les jugements, car c’est sa trajectoire qui en fait un personnage fascinant. [...] Philippe Vilgier propose la première vraie biographie de cet homme qui a participé à toutes les grandes convulsions révolutionnaires de la première partie du XXe siècle. Sans rien dissimuler des nombreuses zones d’ombre qui entourent toujours cette vie hors du commun, notamment dans sa période chinoise.
Alain de Benoist 

Monde et vie, n° 866, 20 octobre 2012

   Fontenoy, aventurier fasciste
Du surréalisme à la collaboration, l’historien Philippe Vilgier revient sur le demi-siècle d’un écrivain voyageur.
[...] Les travaux menés par Philippe Vilgier à son sujet depuis de longues années viennent de déboucher sur une biographie d’autant plus méritoire que de nombreuses zones d’ombres entourent encore ce personnage politiquement sulfureux, dont les aventures en Extrême-Orient ont un faux air de Lotus bleu.
[...]
   Étrange homme que Jean Fontenoy, dont la relative célébrité aura duré moins d’une décennie. Écrivain voyageur comme Kessel ou Béraud, écrivain fasciste comme Drieu La Rochelle ou Brasillach, son aura sera restée plus terne que les leurs. Philippe Vilgier le ressuscite ici dans toute sa complexité.
Jacques Cognerais

Sur Voyageforum.com, 8 octobre 2012

   Complètement méconnu du grand public ou plutôt jeté aux oubliettes, Jean Fontenoy présente pourtant un intérêt inégalé pour le monde du voyage. Il a en effet parcouru et pénétré des contrées secrètes, opaques ou chaotiques comme l’URSS de Staline, la Chine pré-révolutionnaire ou encore la Mandchourie, le Japon des années 30, l’Espagne en pleine guerre civile etc.... Ses descriptions hallucinantes et fort bien écrites sur la réalité sociale en Union Soviétique ou sur les seigneurs de la guerre en Chine contrastent avec les débats théoriques ou esthétiques des salons parisiens de l’époque. [...]
   En cela, il révèle l’itinéraire de pas mal d’intellectuels et politiques français de cette époque issus de la gauche. A la différence que lui ne s’est pas attardé dans des débats théoriques mais a pu vérifier les faits sur place.
   Jean Fontenoy a commencé par être un communiste convaincu. Il a appris le russe et fut missionné par Havas pour installer une agence de presse sous Staline. Il fit plusieurs séjours en URSS... A chaque fois sa désillusion ne fit que prendre de l’ampleur. Il ne se contenta pas de fréquenter les cercles du pouvoir. Ses rencontres fortuites en Sibérie, dans des petites villes méconnues, dans les banlieues des grandes villes, là où aucun officiels étrangers ne mettaient jamais les pieds valent leur pesant d’or. Plus que la misère noire qu’il décrit même 20 après la Révolution, c’est toute l’abbération de l’utopie qu’il révèle et décortique par ses témoignages. Il ira plus tard jusqu’à s’engager dans l’armée finlandaise pour lutter contre le bolchévisme.
   Il est certain qu’avec le recul de l’histoire, faire le grand écart du communisme à la Collaboration est pour le moins plutôt atypique. On peut se demander d’ailleurs lequel est fait pour rattraper l’autre?... Mais est-ce une raison pour nous priver de ses descriptions entre tragique et humour sur la Russie, la Chine ou le Japon à une époque où le mot lointain avait encore un sens? où ces pays étaient le plus souvent idéalisés par les cercles littéraires et idéologiques? 

Le Caporal, 1er novembre 2012

   Vient de paraître une biographie sérieuse et passionnante signée par l’historien Philippe Vilgier sur un écrivain de la première partie du XXe siècle : Jean Fontenoy.
   Ce personnage paradoxal a croisé quelquefois Jacques Perret avant-guerre à la rédaction de Je suis partout où ces deux journalistes reporters venaient porter leurs papiers. On peut sans se tromper affirmer qu’à part ce lien journalistique, les centres d’intérêt, les destinations et les engagements de l’un et de l’autre furent aux antipodes. Même s’ils appréciaient leurs livres respectifs, et si l’amour de la langue était leur sésame commun. Fontenoy passa successivement par le surréalisme, le communisme, puis se jeta à corps perdu dans la collaboration. Tandis que Perret, à l’itinéraire plus classique, accrocha à sa musette les combats les plus dignes d’éloges. Jusqu’à leurs reportages et attaches affectives qui différaient du tout au tout. Fontenoy partit en URSS et au Japon pour y lancer des journaux et animer des agences de presse, tandis que Perret faisait ses classes d’explorateur et de reporter à l’ouest, aux États-Unis, en Amérique centrale et latine. Et alors que Perret faisait le coup de poing dans un maquis de l’ORA, ce confrère mourait dans les ruines de Berlin, vraisemblablement sous l’uniforme allemand.
   Encore une fois cette biographie vaut par sa précision, par l’art du biographe à restituer les tourments de l’époque, par l’excellente peinture de ce demi-siècle. Philippe Vilgier réussit à nous rendre attachante et vivante l’aventure de ce « Briard mâtiné de Gâtinais, Français jusqu’à l’os » mais quand même un drôle de zèbre !
[Jean-Baptiste Chaumeil]

L’Homme Nouveau, n° 1529 du 10 novembre 2012

   Jean Fontenoy (1899-1945) est un journaliste et écrivain bien oublié aujourd’hui. Sa disparition à Berlin en avril 1945 (victime des bombardements alliés ou, plus vraisemblablement, suicidé) a donné une note dramatique à la fin de sa vie. Son engagement intellectuel, journaliste et même militaire (il a servi pendant quelques mois dans la Légion des volontaires français, LVF) dans la Collaboration, l’a fait condamner par contumace après la Libération – les juges n’ayant pas de certitude sur son décès.
   Résumer sa vie à ces engagements des dernières années serait injuste. Philippe Vilgier, en se fondant sur diverses archives privées et témoignages, restitue de façon précise une figure complexe qui a connu une évolution idéologique pouvant paraître surprenante (de l’extrême gauche à la Collaboration) mais qui ne représente pas un cas isolé. Fontenoy a été un grand voyageur qui a séjourné plusieurs années en Russie soviétique (où il était correspondant de l’agence Havas) et en Chine. Les rares livres qu’il a publiés ne sont pas anodins.
Yves Chiron

Reconquête, novembre 2012

Sous le signe de l’anticommunisme
   Avec son Jean Fontenoy, aventurier, journaliste et écrivain, notre ami Philippe Vilgier a déniché un personnage hors du commun. C’est tantôt avec une machine à écrire, tantôt avec un pistolet-mitrailleur qu’il participe aux convulsions révolutionnaires de la première moitié du XXe siècle. Un actuel membre de l’Académie française, Dominique Fernandez, a pu écrire que le « baroudeur » Fontenoy « avoisine Malraux par le talent et le distance par le panache ».
   [...] Reste une œuvre littéraire trop méconnue. Son École du renégat (1936), véritable manifeste pour un « retour au réel » face aux tromperies de l’École républicaine et des intellectuels du type André Gide, lui a valu un grand article élogieux de Charles Maurras en première page de L’Action française. Son Cloud, le communiste à la page (1937) où il invente un langage, celui du militant PCF, a été encensé par Robert Brasillach, Avec Shanghai secret (prix Marianne 1938), son maître livre, nous pénétrons au cœur de la Chine d’une manière plus sûre qu’avec André Malraux ou Paul Morand.
   N’hésitez pas à vous plonger dans le Jean Fontenoy de Philippe Vilgier ; un livre référencé, de qualité universitaire, au style si enlevé qu’il se lit comme un roman.
Jean-Baptiste Chaumeil 

 Causeur magazine, n° 54, décembre 2012

   ... Avec une patience d’ange archiviste, si ça existe, Philippe Vilgier a recueilli, au fil des ans, les témoignages d’acteurs de l’époque qui, pour des raisons diverses, s’étaient retrouvés embarqués dans la même galère (Lucien Combelle, Saint-Loup, François Brigneau…) Au fil de détails, d’anecdotes et de récits, le Fontenoy historique de Vilgier devient  presque aussi romanesque que celui, radicalement subjectif, de Guéguan...
Basile de Koch

Sur la radio Méridien Zéro,

Philippe Vilgier invité le 14 janvier 2013 : émission n° 127 disponible, avec commentaires.