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Musique, personnalité et difficultés scolaires

978-2-916727-98-1

Minh Dung Louis Nghiem

Nouveau

« La musique adoucit les mœurs », dit l’adage...

Résumé

En stock

14,50 €

Fiche technique

Pages96
Dimensions13.5 x 20.5 cm
Couverturesouple
Date de parutionmai 2011

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   « La musique adoucit les mœurs », dit l’adage, mais ce qui fut l’apanage de la composition classique ou folklorique ne s’appliquait déjà plus au rythme des tambours de la musique guerrière.
   Passionné par les sons, la danse et… le patinage, le docteur Nghiêm s’intéresse ici aux effets de la musique syncopée moderne sur le cerveau et le comportement humain. L’émergence universelle du “beat” avec le développement du rock n’roll et de ses dérivés ne crée-t-elle addictions, dépendances, troubles avérés de l’intelligence et de la personnalité ?
   Que disent les neurosciences, les médecins, les éducateurs et les sociologues de l’univers mental des jeunes livrés à l’emprise croissante du walkman, du rock, du rap, de la techno ou de l’électro et de leurs promoteurs ? Peut-on échapper par la culture judéo-chrétienne aux effets pervers de la transe inhérents à ces musiques “tam-tam” promues par les marchands de culture de mort ?
   Voici quelques-uns des thèmes de cette étude habitée par la foi et l’espérance du beau, du bien et du vrai artistique.

   Ancien interne des hôpitaux de Paris, le Dr Minh Dung Louis Nghiêm a notamment publié Musique, intelligence et personnalité (1999), La violence des jeunes et le cerveau reptilien, Cannibalisme révolutionnaire et, plus récemment, chez Via Romana, Les démons de l’archaïsme et le développement humain.

Dans la presse

Una Voce, n° 279, juillet-août 2011

   Il y a une douzaine d’années, lors de sa parution, notre ami Yves Gire avait rendu compte du premier ouvrage du Dr Minh Dung Louis Nghiêm Musique, intelligence et personnalité (Godefroy de Bouillon, 1999). L’auteur revient aujourd’hui sur le sujet, mais partiellement, tirant de ses enquêtes et de ses études « multipolaires » et internationales, des remarques et des conclusions qui ne peuvent laisser indifférents ni les prêtres, ni les éducateurs, ni les professeurs.
   Le Dr Nghiêm, dans un livre bref, mais d’une étonnante densité, intitulé Musique, personnalité et difficultés scolaires analyse les symptômes « d’ensauvagissement » de la société contemporaine où se manifeste une véritable entreprise de destruction de la sensibilité nationale dans les arts, et surtout dans la musique populaire. Qu’un médecin fasse un diagnostic, quoi de plus naturel ? Il faut voir comment notre auteur le fonde, avec un sens aigu de l’observation des enfants, des jeunes, souvent sabotés par ceux qui devraient les défendre. Par « jeunisme », par souci de ne pas paraître ringards, ou pour d’autres raisons, les pouvoirs publics entretiennent ou encouragent une médiocrité dans laquelle se développent le « décervelage » et l’inattention…, ce qui ne peut favoriser le travail scolaire.
   Dans la première partie du livre, où se mêlent les observations du médecin et celles d’un sociologue, tant ses remarques sont pointues, nous avons noté quelques petites phrases, non comme le feraient des journalistes politiques, mais simplement parce qu’elles éclairent le raisonnement et visent juste. Le Dr Nghiêm nous rappelle que la musique, dès l’Antiquité, « comprenait la mélodie, le rythme et le poème chanté ». Il évoque l’abbé Régimbal qui a montré l’existence d’une subversion universelle contre les « jeunes », se manifestant notamment par les messages subliminaux… La jeunesse a été souvent dévoyée par l’argent facile, dans les années 1960, et cet argent « était naturellement très convoité par le show-biz ». « La morale des « jeunes » était souvent opposée à celle de leurs parents. Création dans la jeunesse d’une véritable culture avec ses modes vestimentaires, alimentaires, artistiques et surtout l’obsession du sexe ! Succès de Freud ! » Non-respect de la famille, des personnes âgées, etc. Et l’on sait que, selon la sagesse des ethnologues, « le sauvage est un homme qui a perdu l’héritage culturel de ses ancêtres… » Le Dr Nghiêm nomme l’ennemi par son nom : le démon. Et le mal par la musique est possible. Et d’analyser les musiques rassemblées sous un terme générique : « musique tam-tam ».
   L’auteur consacre tout un chapitre aux effets de la musique sur l’homme et une autre partie de l’ouvrage à la transe, à la voie du trépignement « alpha et oméga de la jouissance ».
Dans cette étude sur la « dégénérescence », le Dr Nghiêm note : « En lisant les brochures, les pochettes de disques, les étiquettes, les tracts, etc., j’ai pu constater que, de toutes les religions, c’est la catholique qui est la plus abhorrée ; c’est donc la plus vraie. » Le christianisme, en effet, « nous a révélé que l’individu disposait de son libre arbitre et de sa liberté de choix. Du choix du Bien contre le Mal, du Beau contre le Laid, et enfin du Propre contre le Sale. »
   Oui, ce livre, modeste par ses dimensions, est très riche par les pistes qu’il ouvre, les réflexions qu’il suscite et qu’on aimerait développer ici. À lire pour former les enfants à l’attention, pour leur apprendre à apprendre, pour les aider à savoir écouter et regarder. Ce qui est la base de l’émerveillement.
Jacques Dhaussy

Cahiers Saint-Raphaël, n° 105, décembre 2011

   À la suite de mai 68, se répand une culture “jeune” dérivée du Rock. C’est celle du bruit rythmique devenu obsédant par les troubles qu’il entraîne, la surdité en étant un des moindres. Il s’est imposé partout et quasiment dans toutes les manifestations parfois même religieuses. La musique n’adoucit plus les mœurs. Au contraire, elle les excite. Le mauvais goût s’en émergeait sans problème car le rythme remplaçait tout.
   Peu de gens se sont rendu compte que ce dernier était en train de renverser une culture. Il mettait en effet en question toute une civilisation affinée par le christianisme. Le mondialisme s’en est emparé car il permettait de bousculer toutes les traditions et les habitudes culturelles. Le monde entier y communie désormais. Ce faisant il démembrait toute l’éducation des enfants. Se voulant provocatrice, cette musique a très vite glissé vers la contestation. Alors qu’en fait elle constituait un véritable viol des consciences ; au lieu d’élever, elle tirait vers le bas. La culture chrétienne a vite été un objectif prioritaire de groupes ne brillant ni par l’intelligence ni par l’esprit. C’est ainsi que ce “rythme” glissa vers le satanisme avec la complicité évidente des pouvoirs publics pour autant qu’il contribuait à un abrutissement général de moutons que l’on précipitait ainsi vers l’abîme. Tout simplement parce qu’il transformait le cerveau et par-là, la personnalité elle-même. Le droit de se défouler sans entrave coûte cher aux générations futures.
   Le trépignement base de cette “musique” est une sorte de défouloir qui empêche de penser. Il mène à la transe qui agit comme d’une drogue, elle fait perdre le sens de la réalité et plonge dans une sorte de plaisir qui ne se maîtrise plus. C’est un retour à l’ensauvagement. Celui de civilisations archaïques importées massivement par l’immigration notamment. Véritable choc de civilisations. Sauf que ce choc entraîne de multiples troubles individuels et collectifs.
   Le rappel des conséquences est bien inutile : la cohorte est bien connue. Dépressions, nerveuses, suicides, destructions, blasphèmes, viols, drogue. Il est facile de comprendre que des jeunes n’ayant connu que cela puissent se livrer à des actes de délinquance pouvant aller jusque l’assassinat.
   Des affaires récentes caractérisant les mineurs sont en première page des journaux. D’autant que les paroles elles-mêmes de cette soi-disant musique font développer la contestation de l’ordre et sont des appels au chaos car prétendant libérer l’homme de toute contrainte : elles font souvent des appels à la damnation éternelle, au meurtre, voire au suicide. Les jeunes ne se rendent même plus compte de l’état d’hystérie dans lequel ils se trouvent plongés car liés à l’effet de groupe. Éternelle histoire des moutons de Panurge. Il est évident que les enfants pris dès leur jeune âge dans ce glissement exaltant la sexualité débridée, l’usage de la drogue et l’hédonisme ambiant, se trouvent en décalage constant avec les exigences de l’ordre naturel. Les troubles nerveux induits chez eux nécessitent une armada de psychothérapeutes et de psychiatres. Et comme la psychanalyse réveille l’inconscient forgé par ces dérives, le mal-être ne peut que s’accroître.
   Que faire alors sinon que de bourrer les populations de quantité de médicaments psychotropes : calmants, antidépresseurs, anxiolytiques qui ne sont que les cache-misère d’une société en perdition et privée des repères les plus élémentaires ?
   Face à un désordre institutionnalisé, le christianisme a développé au fil des siècles la responsabilité des hommes entre eux et devant Dieu. Il sera le seul recours.
   Ce petit ouvrage se lit facilement. Nous regretterons peut-être qu’à un diagnostic très intéressant et lapidaire, ne soit pas plus développé le recours à la thérapeutique. Comment sortir de là ? Ce sera sans doute l’objet d’un prochain ouvrage, nous l’espérons.
Bernadette Abrassart