Présence de José Cabanis Agrandir l'image

Présence de José Cabanis

978-2-916727-22-6

Marie-Catherine Huet-Brichard (sous la direction de)

Nouveau

En stock

25,50 €

Fiche technique

Pages346
Dimensions14 x 20.5 cm
Couverturesouple
Date de parutiondécembre 2007

En savoir plus

   Académicien né à Toulouse le 24 mars 1922, élève de Canguilhem et Jankélévitch, avocat puis expert près la cour d’appel de Toulouse, José Cabanis est l’auteur d’une dizaine de romans qui lui ont valu plusieurs distinctions littéraires parmi lesquelles le grand prix de littérature de l’Académie française.

 

   Un colloque universitaire a été consacré, en octobre 2006, à la vie et à l’œuvre de José Cabanis. Il a réuni dix-neuf chercheurs venus de France, d’Italie, d’Allemagne et d’Autriche. La Société des Amis de José Cabanis a consacré à leurs contributions le troisième tome de ses Cahiers. L’analyse des grands thèmes des romans, des écrits autobiographiques, des critiques ou des essais de José Cabanis y dessine le profil d’une œuvre sans pareille en soulignant, en dépit de l’émiettement apparent, sa profonde unité.

   Textes réunis et présentés par Marie-Catherine Huet-Brichard.

 

      Avant-propos, par Marie-Catherine Huet-Brichard
      Les romans de l’Âge ingrat (1952-1958) : déjà des romans chrétiens ?, par Alain Lanavère
      « La vraie vie est absente » : le désir et la mélancolie dans Les Jeux de la nuit et La Bataille de Toulouse, par Marie-Catherine Huet-Brichard
      L’ironie comme expression de l’herméneutique cabanisienne, par Françoise Bayle
      Cabanis et l’écriture du moi, par Mariella Tinti Ladu
      Le journal à deux voix de José Cabanis, par Michel Braud
      L’homme de la Trappe, par Jean Sarocchi
      Du Fils  au Magnificat : une révélation annoncée, par Pierre Nouilhan
      José Cabanis et La Nouvelle Revue française, parDidier Alexandre
      Lectures dialogiques. José Cabanis critique littéraire, par Helmut Meter
      Cabanis, amateur d’art : Le Musée espagnol de Louis-Philippe, par Andrée Mansau
      José Cabanis et Saint-Simon, par Georges Mailhos
      De l’histoire à la fable – et retour : José Cabanis lecteur de Chateaubriand, par Bernard Degout
      José Cabanis et les Catholiques libéraux, par Michel Bressolette
      José Cabanis et Julien Green, par Robert Labadie
      De François à Claude Mauriac,par Jean Touzot
      José Cabanis, requis du STO : expériences et conséquences du séjour en Allemagne, par Wolfgang Steinhart
      José Cabanis et l’Académie des jeux floraux, par Jean-Pierre Lassalle
      Les manuscrits de José Cabanis, par Jocelyne Deschaux

Dans la presse

La Nef, n° 193, mai 2008

   La Société des Amis de José Cabanis fait paraître le troisième de ses cahiers consacrés à l’écrivain toulousain. Il s’agit ici du recueil de dix-huit analyses de l’œuvre de Cabanis réunies par Madame Huet-Brichard mais conduites sous des éclairages très différents. Le Cabanis catholique fervent transparaît dans la plupart des analyses de cet ouvrage où les figures de sa mère, adorée, et de son frère, jeune trappiste tué au combat à Dunkerque, constituent un fil rouge qui se trouve réellement dans presque tous ses livres. Le fond de son cœur et de sa foi apparaît aussi dans l’un de ses ouvrages majeurs, son Lacordaire, qui est ici judicieusement présenté. Mais le plus fin et le plus profond est à lire sur ce qui lie Cabanis, Chateaubriand (Charles X, Roi ultra) et Saint-Simon (Saint-Simon, l’admirable). Le cœur de son œuvre est peut-être là. Dans ces pages enthousiasmées qui s’émerveillent de la fulgurance du style du « petit duc » ou des étincelles qui jaillissent de la plume du vicomte. Mais qui, dans le même temps, nous attendrissent sur les sentiments les plus vrais, les plus hauts, finalement ceux qui comptent vraiment chez ces deux extraordinaires personnages. José Cabanis admire Saint-Simon, admirant l’Abbé de Rancé. Cette très fine observation de l’un des auteurs de ce colloque montre que ce livre s’adresse aux lecteurs déjà familiers du monde cabanisien qui y trouveront souvent de savoureux rappels.

   Eric de Boysson

 

 

« La littérature ne saurait être la servante de la réalité : ce qui en fait le prix, c’est toujours ce je ne sais quoi qu’elle ajoute au réel. »
Famille chrétienne, n° 1578 du 12 au 8 avril 2008

 

Monde et vie, n° 792, 15 mars 2008

   José Cabanis, né à Toulouse le 24 mars 1922, succéda à Thierry Maulnier à l’Académie française et y précéda Angelo Rinaldi. Mort le 6 octobre 2000, il semble traverser depuis un purgatoire littéraire injuste et l’on se félicite sans hésiter de la parution d’une troisième livraison des Cahiers José Cabanis intitulée « Présence de José Cabanis » et constituée de textes réunis et présentés par Marie-Catherine Huet-Brichard. Il s’agit en fait des actes du colloque international qui eut lieu à l’université de Toulouse-Le-Mirail en octobre 2006.
Ici sont analysés les principaux thèmes des romans de Cabanis, ses études autobiographiques, ses essais critiques. Mais, de ces articles souvent précis et passionnés, lesquels constituent un subtil entrelacs, nous avons surtout apprécié le texte de Georges Mailhos sur José Cabanis et Saint-Simon et celui de Pierre Nouilhan « Du Fils au Magnificat une révélation annoncée » qui met en comparaison deux titres de Cabanis donnant des indications précieuses sur son itinéraire spirituel. En fait, José Cabanis n’a jamais cessé d’adhérer à la foi catholique et à ses préoccupations fondamentales.
Avec le temps, les œuvres importantes s’imposent et les autres s’estompent et ne “pèsent” plus dans la mémoire collective. Or, dans le cas de José Cabanis, je pense que les trois volumes de son Journal intime, tous publiés chez Gallimard, resteront. On les trouvera sur le rayon que l’on pensait réservé aux différentes étapes du Journal inoubliable de Julien Green… En fait, José Cabanis aime « rapporter les notations du passé à celles du présent pour mesurer les effets du temps sur les choses et les hommes » ainsi que le note Michel Braud. L’écrivain aime revivre comme en spirale sa propre vie, tiraillé entre l’amour égaré et le temps retrouvé. Cependant, il n’oublie jamais que la seule vraie lumière qui importe à son bonheur toujours en fuite se tient du côté des monastères bénédictins. En définitive c’est toujours en Dieu que José Cabanis fait escale. Et l’on ne saurait passer sous silence la manière dont il critique la mauvaise initiation spirituelle d’une certaine nouvelle génération sacerdotale de son époque quand il écrit : « Rien à attendre de gens qui se taisent sur ce qu’ils devraient savoir et dissertent de ce qu’il ignorent. Il faut se faire une église intérieure ». En effet.
Jean-Luc Maxence