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La Messe, une forêt de symboles

979-10-90029-10-1

Abbé Claude Barthe

Nouveau

Vouloir comprendre la messe sans disposer de sa clé d’interprétation mystique, revient à vouloir comprendre une cathédrale avec une notice architecturale accompagnée d’un bagage catéchétique minimum... L’importance primordiale du sens allégorique (ou sens mystique) de la messe doit être redécouverte, comme a été redécouverte l’importance du sens allégorique de l’Écriture [...]

Résumé

En stock

24,50 €

Fiche technique

Pages252
Dimensions13.5 x 20.5 cm
Couverturesouple
Date de parutionnovembre 2011

En savoir plus

   Vouloir comprendre la messe sans disposer de sa clé d’interprétation mystique, revient à vouloir comprendre une cathédrale avec une notice architecturale accompagnée d’un bagage catéchétique minimum.
   Or, comme pour la Bible, l’entrée dans une célébration sans l’accès au « sens spirituel », est particulièrement sclérosant. On en reste à la lettre du culte divin sans accéder à son esprit.
L’importance primordiale du sens allégorique (ou sens mystique) de la messe doit être redécouverte, comme a été redécouverte l’importance du sens allégorique de l’Écriture depuis les travaux du P. Henri de Lubac. Ce livre voudrait participer à combler un oubli qui est l’une des explications de la crise que traverse aujourd’hui la liturgie catholique.
   L’auteur s’appuie sur une longue tradition interprétative qui, partant des Pères de l’Église, s’est particulièrement développée depuis la fin de l’Antiquité tardive jusqu’au XVIIe siècle.
   Il insiste sur les deux clés de lecture majeures pour cette tradition :
• la messe relève d’une « théologie de la victoire », celle du sacrifice de l’Agneau qui triomphe du péché et de la mort ;
• et son déroulement correspond à l’histoire du salut, depuis l’entrée du Christ dans le monde (l’Introït), jusqu’à l’Ascension (le renvoi de l’assemblée).

   L’abbé Claude Barthe, né en 1947, auteur d’un bon nombre d’ouvrages de réflexion sur la crise actuelle et de chroniques religieuses dans diverses revues. Il s’est spécialement consacré à la défense et illustration du «génie» de la liturgie romaine traditionnelle (par exemple : Le ciel sur la terre : essai sur l’essence de la liturgie, François-Xavier de Guibert, 2003). Il a, par ailleurs, participé à l’édition d’œuvres de spiritualité ou de littérature catholique.

Du même auteur

Penser l’oecuménisme autrement 
Histoire du missel tridentin et de ses origines 
La messe de Vatican II : dossier historique 

Dans la presse

La Nef, n° 237, mai 2012

   L’abbé Claude Barthe nous propose ici un commentaire mystique de la liturgie romaine traditionnelle. Il part d’un constat simple : souvent les catholiques ne connaissent pas le sens allégorique ou mystique de la messe. Or cette méconnaissance est très préjudiciable, car il est fondamental de ne pas s’arrêter à la lettre mais d’accéder à l’esprit, au sens spirituel de la messe, sous peine de banaliser et de scléroser sa signification doctrinale. Cette méconnaissance actuelle est le résultat d’un important déclin du commentaire mystique depuis la fin du XVIIe siècle. Pourtant le sens mystique de la messe se développe dès l’antiquité tardive, même si c’est à l’époque carolingienne que le commentaire spirituel se déploie pleinement.
   Ainsi la liturgie romaine s’est constituée et a vécu à travers des commentaires qui sont devenus indispensables à sa pleine compréhension. Ce livre souhaite nous faire (re)trouver cette dimension allégorique de la messe, ces « forêts de symboles » chères à Baudelaire. L’auteur insiste tout particulièrement sur le lien entre la Bible et la liturgie. En effet les références bibliques implicites sont continuelles dans la liturgie. Si la Bible est la parole du Christ qui se dévoile en permanence, la liturgie est la prière du Christ qui se diffuse dans l’âme des fidèles. Deux clefs de lecture spirituelle de la messe sont particulièrement importantes. Tout d’abord la messe relève d’une « théologie de la victoire » : le Christ sacrifié, donné en communion à ses disciples, triomphe du péché et de la mort. D’autre part, il existe un rapport direct entre le déroulement de la messe et l’histoire du salut. En effet la messe figure la mission de Jésus-Christ, depuis l’annonce de sa venue dans le monde jusqu’à son Ascension: le chœur qui chante l’Introït symbolise les prophètes, et l’ite missa est renvoie les assistants comme furent renvoyés les apôtres après l’Ascension. Cet ouvrage est passionnant, très détaillé, il reste cependant totalement accessible à tous. Sa lecture nous permet de méditer sur l’extraordinaire richesse de la liturgie romaine traditionnelle; notre participation à la messe s’en trouve considérablement régénérée.
Thérèse Puppinck

L’Homme nouveau, n° 1555 du 7 décembre 2013

   Il semble au contemporain que la messe tridentine est semblable à la nature dont parle Baudelaire au début de Correspondances : belle, mais obscure, elle « laisse parfois sortir de confuses paroles ». C’est cette confusion que veut dissiper l’abbé Claude Barthe. Dans la forêt de la messe, il s’attache à faire briller les symboles l’un après l’autre. Le but, pourtant, n’est pas d’éclairer la liturgie sous un jour nouveau, mais de rappeler ce que les principaux commentateurs ont écrit à ce sujet, depuis les Pères de l’Église jusqu’au père de Lubac, en passant par Durand de Mende et Monsieur Olier. Loin d’écraser le lecteur sous la richesse des interprétations et la multiplicité des sens que ces grands hommes ont découvertes sous chaque symbole, ce livre se veut avant tout une initiation et un guide pratique. Il insiste donc sur l’essentiel de la symbolique.
De la sacristie à la fin de la messe
   Le lecteur est invité à suivre le cours de la messe, depuis l’habillement liturgique dans la sacristie jusqu’à l’Ite missa est. Si chaque détail compte en lui-même, la messe se comprend d’abord comme un tout qui retrace symboliquement l’histoire du Salut et prépare à la consécration, laquelle dépasse ce cadre symbolique pour renouveler le Sacrifice de la Croix. Cette approche allégorico-mystique se double d’une interprétation historique du plus grand intérêt. On apprend comment la messe s’est peu à peu construite au fil des siècles, comment elle s’est transmise de génération en génération, comment elle a été émondée ou enrichie progressivement sous l’inspiration divine.
   In fine, ce livre apparaît comme une véritable justification de la symbolique, puissant moyen pédagogique au service des fidèles, et de la forme extraordinaire du rit romain. Alors que le lecteur n’hésite pas : qu’il lise ce livre, qu’il découvre ou redécouvre la richesse de la messe. Et pour ceux qui connaissent mal son développement, l’auteur a eu la judicieuse idée d’adjoindre l’ordinaire de la messe dans les annexes, permettant ainsi à n’importe qui de suivre le cours de son livre sans difficulté.
Philippe Kersantin