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Eugenio, ou les deux Testaments

979-10-90029-18-7

Alain Didier

Nouveau

« Dans les années soixante, instrumentalisée par les services secrets roumains et représentée grâce aux ordres du KGB, la pièce de théâtre Le Vicaire, écrit par Rolf Hochhuth, un Allemand de l’Ouest, bénéficia opportunément de l’ouverture de toute une presse [...] L’antidote se trouve dans les pages qui suivent...

Résumé

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14,00 €

Fiche technique

Pages150
Dimensions13.5 x 20.5 cm
Couverturesouple
Date de parutionavril 2012

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Avec une préface de Judith Cabaud.

La pièce d’Alain Didier est suivie du texte intégral de l’encyclique Mit brennender Sorge.

   « Dans les années soixante, instrumentalisée par les services secrets roumains et représentée grâce aux ordres du KGB, la pièce de théâtre Le Vicaire, écrit par Rolf Hochhuth, un Allemand de l’Ouest, bénéficia opportunément de l’ouverture de toute une presse de gauche. Aujourd’hui on entend la faire ressortir de ses toiles d’araignée pour une tentative d’empoisonnement intellectuel d’une nouvelle génération.
« L’antidote se trouve dans les pages qui suivent ces lignes. Alain Didier nous présente non seulement une œuvre bien écrite, mais très documentée où seule la vérité historique avérée s’oppose à la fabulation idéologique. « Quand j’ai lu le manuscrit d’Eugenio ou les deux testaments, je fus profondément émue par le portrait remarquable de la personne du Souverain Pontife : la grande bonté, l’immense intelligence, la lucidité et l’humilité de cet homme, véritable représentant de Jésus Christ sur terre, regardant l’ensemble des problèmes depuis une hauteur comme celle du Mont Blanc, qui comme le roi Salomon a dû demander à Dieu la sagesse avant tout, et qui aime… Oui, Pie XII aima l’humanité tout entière, l’humanité qu’il porta dans ses bras ouverts devant Dieu. »
(Extrait de la préface)

Né en 1950, Alain Didier, juriste, écrit depuis 40 ans pour le théâtre. Chrétien de conviction, il témoigne par la plume de l’Évangile.
D’origine juive, journaliste et écrivain, Judith Cabaud est l’auteur de la biographie du grand rabbin de Rome, Israël Zolli, converti au catholicisme.


Du même auteur :


Eden
Ponce Pilate

Dans la presse

Famille chrétienne, n° 1791, du 12 au 18 mai 2012

   En 2009, nous avons découvert le juriste Alain Didier et sa passion pour l’écriture de pièces classiques à sujets historiques et chrétiens (Rendez-vous du FC n° 1656). Eugenio, sa nouvelle pièce, très documentée, est un « anti-Vicaire », car elle s’attaque au prétendu « silence » de Pie XII. Seize tableaux (1940-1944), où se détachent deux figures lumineuses, toutes de lucidité, de courage et de foi : Eugenio Pacelli (Pie XII), qui met tout en œuvre pour sauver le maximum de juifs ; et le grand rabbin de Rome, Italo Zolli, qui, baptisé à la suite d’un long cheminement (13 février 1945), prend le prénom d’Eugenio en hommage au pape. Venu au Vatican supplier le Saint-Père de l’aider à éviter une prise d’otages juifs, il s’écrie : « Le Nouveau Testament ne peut abandonner l’Ancien ! »
   Lisez d’abord la pièce d’une traite, pour vous imprégner des personnages ; puis relisez-la en vous reportant aux notes qui éclairent le contexte. Ne manquez pas la préface de Judith Cabaud, juive américaine convertie, biographe de Zolli, et, en annexe, la fameuse encyclique de Pie XI, Mit brennender Sorge (1937).
Marie-Catherine d’Hausen

 Le Figaro Histoire, n° 3, août-septembre 2012

   Lorsque parut, dans les années 1960, Le Vicaire, pièce écrite par un inconnu, Rolf Hochhuth, il était difficile d’imaginer la capacité de nuisance d’un pamphlet aussi caricatural, et plus encore qu’il faudrait tant d’années pour que lui soit apportée une réponse explicite : c’est incontestablement ce que vient de faire Alain Didier et de la plus belle des manières, par une pièce de théâtre. L’auteur fait donc revivre le face-à-face de Pie XII et Italo Zolli, grand rabbin de Rome venu lui demander de l’aider à payer la rançon exigée par les Allemands pour sauver les juifs de Rome de la déportation. Il s’applique, surtout, à réfuter point après point les thèses de la pièce de Hochhuth en mettant en scène un souverain pontife avant tout soucieux de la sauvegarde des vies humaines. Si Pie XII fut bien conscient que ses actes seraient plus efficaces que de grandes déclarations, il n’en resta pas moins ferme face à Ribbentrop, venu lui demander son appui, comme face aux envoyés de Roosevelt, dont il critiqua très clairement la politique de bombardements sur les populations civiles, s’exposant même, pour les faire cesser, aux côtés des victimes. Faisant revivre avec un égal bonheur la figure méconnue du grand rabbin qui prit, lors de son baptême catholique sollicité et reçu en 1945, le prénom d’Eugenio en hommage au souverain pontife, cette réponse littéraire à la calomnie, justifiée en annexes par les documents indiscutables, éclaire sous une nouvelle lumière l’un des épisodes les plus dramatiques de la Seconde Guerre mondiale.
B.A.