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La cabale des Hébreux

9782372710152

Paul Drach

Nouveau

16,00 €

Fiche technique

Pages134
Dimensions13,5 x 20,5 cm
Couverturesouple
Date de parutionmars 2017

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Préface du Dr François Plantey

   Cabale, de l’hébreu, signifie un enseignement, une doctrine reçue. Il répond exactement à acceptio en latin et ἀποδοχή en grec. L’étude de cette tradition a conduit d’innombrables auteurs se recopiant généralement les uns les autres aux contresens les plus achevés. Elle apparaît le plus souvent comme une sorte de magie noire.
   Paul Drach, hébraïsant de génie, un des meilleurs talmudistes de son temps, mort catholique en odeur de sainteté, explique : « Il faut distinguer deux types de cabale :
– la véritable cabale sans mélange, remontant à la nuit des temps, qui s’enseignait dans l’ancienne synagogue et dont le caractère est franchement chrétien.
– la fausse cabale, pleine de superstitions ridicules et s’occupant de magie, de théurgie, etc., en un mot : telle qu’elle est devenue aux mains des docteurs infidèles. »
   La publication de ce petit traité rarissime est essentielle, car il fait justice de l’accusation de panthéisme contre la cabale et montre que cette tradition orale est compatible avec la pensée chrétienne.

   David-Paul Drach (1791-1868), rabbin converti au catholicisme, ami de Pie IX, fut fait chevalier et bibliothécaire de la Congrégation pour la propagation de la foi par le pape. Il a publié De l’harmonie entre l’Église et la synagogue, sur la continuité entre Ancien et Nouveau Testament.
   Le docteur François Plantey, neuropsychiatre, ancien élève de l’Inalco (hébreu), a fait de nombreux séjours en Israël.

Dans la presse

Monde et vie, n°940, 18 mai 2017

   La Cabale a mauvaise presse chez les chrétiens, persuadés qu'il s'agit d'une attaque en règle contre le christianisme ou encore d'un substitut, d'un ersatz, permettant aux juifs de ne pas se convertir au Christ. Si c'est, peu ou prou, ce que vous pensez de la Cabale, lisez ce petit livre que David-Paul Drach écrivit. Il est intitulé La Cabale des Hébreux. L'auteur est un juif, versé dans l'étude de la langue hébraïque, qui, à force d'études justement, après dix ans d'un labeur acharné, s'est converti au christianisme. Le détonateur de sa prise de conscience est le texte de la version grecque de la Bible, que l'on appelle la Septante (en mémoire des 70 savants qui l'auraient traduite, deux siècles avant Jésus-Christ). Dès ses premiers travaux, il se rend compte de la valeur de cette version de l'Écriture, qui lui paraît souvent supérieure à la version massorétique, c'est-à-dire au texte hébreu tel qu'il est reçu aujourd'hui et depuis le IXe siècle après Jésus-Christ. Le paradoxe des études biblique est là : le texte hébraïque a été revu très récemment ; il est beaucoup plus récent que le texte grec. Paul Drach en donnera des exemples nombreux tant dans le célèbre commentaire de la Bible de Vence que dans son gros livre sur L'harmonie entre l'Église et la Synagogue.
   Mais dans le présent livre – en fait un long extrait du maître ouvrage sur l'harmonie entre l'Église et la synagogue – Paul Drach nous montre en quoi la cabale juive la plus authentique est fondamentalement en phase avec l'Évangile. « Il faut, explique-t-il, faire deux parts bien tranchées de la science kabbalistique : 1) la Kabbale vraie et sans mélange, qui s'enseignait dans l'ancienne Synagogue et dont le caractère est franchement chrétien, ainsi qu'on le verra. 2) La Kabbale fausse, pleine de superstitions ridicules et en outre s'occupant de magie, de théurgie, de goétie : en un mot, telle qu'elle est devenue entre les mains des docteurs cabalistes de la Synagogue infidèle qui a fait divorce avec ses propres principes. »
   Et I'ex-rabbin devenu, par ordre du pape le chevalier Drach, prouve de manière très convaincante (c'est l'objet de ce livre) comment la Trinité se trouve dans l'enseignement de cette « tradition » ancienne qu'est la cabale. Il explique aussi comment la divinité du Christ, annoncée par les prophètes, se découvre également dans l'enseignement de la Cabale antique, celle que Pic de la Mirandole déjà au XVe siècle, avait distinguée de l'espèce de sorcellerie bas de gamme à laquelle on fait porter ce nom depuis. Un livre à lire, à méditer. Une découverte, qui nous permet de donner à l'enseignement chrétien sa plus vaste dimension.
Joël Prieur