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Marie à Paris

978-2-37271-086-2

Philippe Bornet

Nouveau

17,00 €

Fiche technique

Pages168
Dimensions13,5 x 20,5 cm
Couverturesouple
Date de parutionJanvier 2018

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Préface de Mgr Eric de Moulins-Beaufort

   Ah, ah ! Te voilà pris, lecteur ! Tu as été intrigué par la beauté de cette femme en couverture et tu t’aperçois maintenant qu’elle est la plus douce des Mères, la plus noble des Reines et la plus pure des Vierges.
   Convertis-toi tant qu’il est encore temps. Tu ne peux rien par tes propres forces. Tes œuvres ne sont que poussière. Tombe à genoux, pauvre fou, et implore ton salut de la Seule qui puisse encore te sauver et verser sur ta tête, les grâces qu’on ne lui demande pas, et que pourtant, Elle rêve de répandre.
   Voici un cheval tout sellé pour ton voyage aux étoiles. Monte et remonte comme Marie les quatorze degrés de l’escalier du Temple, soit vingt-huit églises parisiennes, chacune avec visite en mémoire d’une fête mariale, rappel historique, méditation ou prière.
   Vingt-huit lieux où souffle l’Esprit mais une seule Vierge pour les gouverner tous.

   Philippe Bornet, médecin et ancien journaliste à Valeurs actuelles, est notamment l’auteur de Sanguis Christi chez Guy Trédaniel (2007) avec le Pr Gérard Lucotte, et de L’Évangile selon saint Métro chez Via Romana (2015).

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Du même auteur :

L'absurdité, en rire pour en guérir
L'évangile selon saint Métro 

Sur le site du diocèse de Paris

Dans la presse

Famille Chrétienne, n•2100, 14 au 20 avril 2018

   Philippe Bornet n’en finit pas d’arpenter les rues de Paris, toujours en pèlerin épris d’art et d’Histoire. Après L’Évangile selon saint Métro, grâce auquel nous avons découvert les trois cents saints liés à Paris, il nous présente les sites mariaux de la capitale. Reliés aux fêtes du calendrier liturgique célébrant la Sainte Vierge, l’auteur en a relevé vingt-huit. Ainsi, le 8 mai prochain, il nous invite à découvrir Notre-Dame-des- Champs en l’honneur de sainte Marie médiatrice magnifiquement peinte dans la nef et la chapelle. Visite à clore par une prière : la consécration à Dieu par Marie, écrite par saint Louis- Marie Grignion de Montfort et retranscrite dans l’ouvrage. Une promenade culturelle doublée d’un itinéraire spirituel en vingt-huit étapes pour se rapprocher de la Vierge Marie.

Élisabeth Caillemer

Présent, vendredi 9 mars 2018, n° 9067

   Philippe Bornet, déjà auteur de L’Evangile selon saint métro(Via Romana, 2015), vient de faire paraître Marie à Paris. Nourri d’une foule d’anecdotes passionnantes, à la fois guide touristique, historique mais aussi liturgique, cet ouvrage est particulièrement bienvenu pour se glisser dans la poche des amoureux de Paris, particulièrement des adolescents qui aiment découvrir les richesses de notre capitale.

— Vous semblez abonné aux guides, d’où vous vient cet intérêt ?
— A Valeurs Actuelles, nous étions de l’école de journalisme anglo-saxon qui rapproche les faits de l’actualité de l’enseignement de l’histoire. Une de mes amies journalistes, Ada Carella, me répétait : « Pour écrire un article intéressant, il faut avoir surtout quelque chose d’intéressant à dire. » Comme médecin, j’ai une révérence pour le fait clinique et je ne suis jamais pressé d’arriver aux théories et aux interprétations. Le guide, c’est la probité de l’écriture. Marie à Paris est donc un guide historique, culturel et religieux consacré au culte marial et aux églises parisiennes.

— Comment vous est venue cette idée de promenade parisienne sur les pas de Marie ?
— Les péripatéticiens nous avaient déjà habitués à apprendre en marchant. Un de mes patrons me disait : « Le muscle moyen fessier est le muscle de la pensée, pourvu qu’il soit contracté. » La marche est une suite ininterrompue de chutes interrompues : ainsi le pécheur qui trébuche et se reprend sur le chemin qui mène à la vérité. Il faut marcher dans Paris. Et recueillir une à une les traces de notre identité française et chrétienne. L’idée du pèlerinage intérieur m’a toujours semblé naturelle. Peut-être le succès du Métronome de Lorànt Deutsch m’a-t-il confirmé dans ce projet.

— Selon quels critères avez-vous choisi les vingt-huit églises dont vous parlez, parmi la centaine de celles qui figurent dans Paris ?
— Certaines s’imposent d’elles-mêmes, Notre-Dame-du-Rosaire pour la fête éponyme. L’ex-église de la Visitation (aujourd’hui temple protestant) pour la Visitation. Notre-Dame-de-Fatima pour les apparitions mariales du 13 mai au Portugal… Quelquefois, c’est une œuvre d’art qui me guide : la Vierge de Germain Pilon à Saint-Paul pour Notre-Dame des-Sept-Douleurs, l’architecture de l’église de Notre-Dame-de-Lorette pour la fête de la dédicace de Sainte-Marie-Majeure à Rome, puisqu’elle en est le décalque. Parfois aussi c’est le souvenir d’un saint, comme Fiacre de Sainte-Marguerite à Notre-Dame-des-Victoires, puisqu’il y installa la dévotion à Notre-Dame de Savone ramenée d’Italie : quelle belle occasion d’y célébrer la fête de Marie, Refuge des pécheurs !

— Quel calendrier liturgique suivez-vous ?
— Le nouvel Ordo, en signalant les dates de l’ancien. L’abbé Marc Guelfucci m’a prêté à ce sujet un « propre » de Paris. Par exemple, Sainte Marie, Mère de Dieu, a été déplacée du 11 octobre au 1er janvier, à la fin de l’octave de Noël. Marie Médiatrice s’est transférée du 10 au 8 mai. La Visitation de la Vierge passa du 2 juillet au 31 mai. La dédicace de Notre-Dame-de-Paris a également déménagé du 31 mai au 14 juin, puis 16 juin.

— Vous évoquez des processions et des pèlerinages. Subsistent-ils dans Paris ?
— Les processions reviennent peu à peu, peut-être sous l’impulsion de l’exemple de Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Il y en a à Saint-Honoré-d’Eylau, à Sainte-Clotilde… Parfois, la procession est un simple chemin de croix, agrémenté d’un tour extérieur de l’église, mais elle a toujours lieu. Depuis la Manif pour tous, les catholiques n’ont plus peur de se montrer. Quant aux pèlerinages, il y a celui des pères de famille, qui traverse Paris pour se terminer dans une des églises parisiennes dédiées à saint Joseph, celui de sainte Geneviève, auquel il faudrait redonner son lustre d’antan (il existe depuis quelques années une marche organisée par de jeunes identitaires le jour de la Sainte-Geneviève), le pèlerinage du 15 août, à l’intérieur de Notre-Dame, le sanctuaire de Notre-Dame-de-la-Salette, rue de Dantzig, le Martyrium dans le XVIIIe et, bien sûr, la chapelle de la Médaille miraculeuse et la basilique de Montmartre.

— Vous est-il arrivé une aventure marquante au cours de vos recherches sur le terrain ?
— Un souvenir amusant. J’avais rendez-vous avec mon ami, le père Guillaume de Tanoüarn et, au sortir du rendez-vous, en le ramenant chez lui, nous échouâmes dans un bistro proche de Saint-Léon. C’était un lundi froid et humide de janvier, le temps de neige nous pénétrait et nous glaçait jusqu’au cœur. Nous commandâmes chacun un boudin purée et une bouteille de vin rouge et l’abbé, qui était en verve, me fit un cours de catéchisme et un commentaire artistique à propos de la mosaïque de Sainte-Marie-Majeure à Rome et de la représentation de Marie et Jésus à la même hauteur, le Fils couronnant sa Mère. Nous devions ressembler tous deux à Panurge et frère Jean des Entommeures, louant Dieu dans les créations succulentes de ses créatures.

— Peut-on dire qu’au désir de faire découvrir les richesses des églises parisiennes, vous ajoutez une visée catéchétique, discrète mais bien présente ?
— Le culte marial est appelé à prendre une importance croissante en cette période des derniers temps. Marie, certes transparente et soumise à la volonté de son Fils, a l’honneur de représenter, aux côtés du Verbe incarné, une parcelle sublime de cette humanité dont la vocation est d’être aspirée au ciel, aux côtés d’un Créateur qui s’obstine à se mettre à son niveau, dans une inconcevable volonté d’abaissement. Elle, notre alliée, déjà dans la place, n’aspire qu’à nous prendre par les cheveux pour nous hisser avec elle. Comme Marie le disait à sainte Catherine Labouré : « Ces rayons qui sortent de mes mains, ce sont les grâces qu’on ne me demande pas. » Marie est la dernière chance d’une « génération à face de chien » parvenue aux derniers degrés de l’abjection. Convertissons-nous avant qu’il ne soit trop tard !

Propos recueillis par Anne Le Pape
anne-le-pape@present.fr