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Les sept péchés capitaux

978-2-916727-53-0

Jacques Perret

Nouveau

« L’idée ne me serait jamais venue d’écrire sur les péchés capitaux. On me dira qu’il faut bien de temps en temps, par discipline, traiter la question de cours... On dira même que celle-ci est une aubaine pour le chroniqueur prétendu léger, mais tous les démons qui frétillent dans l’encrier, je commence à les connaître assez pour essuyer ma plume... »

Résumé

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14,50 €

Fiche technique

Pages76
Dimensions13,5 x 20,5 cm
Couverturesouple
Date de parutionaoût 2009

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   « L’idée ne me serait jamais venue d’écrire sur les péchés capitaux. On me dira qu’il faut bien de temps en temps, par discipline, traiter la question de cours… On dira même que celle-ci est une aubaine pour le chroniqueur prétendu léger, mais tous les démons qui frétillent dans l’encrier, je commence à les connaître assez pour essuyer ma plume… »

Orgueil – Envie – Avarice – Luxure – Gourmandise – Colère – Paresse

   Jacques Perret (1901-1992), aventurier, journaliste, écrivain, chroniqueur, est surtout connu pour son best-seller Le caporal épinglé qui raconte sa captivité et ses tentatives d’évasion (porté au cinéma par Jean Renoir), et pour Bande à part (prix Interallié) où il relate ses souvenirs de résistant. La mer l’a beaucoup inspiré pour plusieurs de ses romans ou récits (Le vent dans les voiles, Rôle de plaisance, Mutinerie à bord). Il a également écrit plus d’une trentaine de nouvelles. Écrivain catholique, ces Sept péchés capitaux s’inscrivent dans son activité importante de chroniqueur, mais comme il le dit lui-même pour cet ouvrage, « nous ne sommes pas ici pour plaisanter. »

Du même auteur

La République et ses Peaux-Rouges : chroniques d’Aspects de la France, 1948-1952
Du tac au tac : chroniques d’Aspects de la France, 1953-1959
Le vilain temps : chroniques d'Aspects de la France, 1960-1962
Raisons de famille 

Dans la presse

La Nef, n° 208, octobre 2009 

[...] les références de Perret sont sérieuses. Il s’appuie sur son catéchisme, c’est évident. Il le met en musique avec son adresse coutumière. Il n’ignore rien de saint Thomas d’Aquin ni de saint Grégoire. Cet écrivain était un fils de l’Église attentif. C’est pourquoi il est parvenu à ce petit condensé qui pourrait se transformer – pourquoi pas ? – en un vade-mecum du chrétien qui regarde sereinement le XXIe siècle.
Philippe Maxence

L’Homme Nouveau, n° 1455 du 24 octobre 2009

   Il n’est pas commun de voir un écrivain se lancer dans une présentation des péchés. C’est pourtant bien ce que fit naguère Jacques Perret à travers un petit livre délicieux que les éditions Via Romana ont déniché et réédité aussitôt. Une heureuse initiative qu’il faut saluer particulièrement, et pour le sujet et pour l’écrivain.
   La liste des péchés capitaux nous vient de saint Grégoire le Grand, pape immense que l’on ne connaît pas assez et auquel nous devons pourtant une vaste réforme de l’Église. Avec intelligence, sûreté de plume, mais aussi de doctrine, Jacques Perret explore à travers sept chapitres les sept pièges qui s’offrent régulièrement à notre nature déchue. Perret y excelle là dans son talent de chroniqueur, à la fois vivant, précis et court. Si l’ouvrage n’est pas revêtu du sceau de l’imprimatur, il n’en reste pas moins qu’il peut s’offrir à tous ceux dont la théologie morale défaille mais qui se sentent bien en bonne compagnie littéraire. Ils auront ici la réconciliation de deux. Et peut-être que le miracle agira.
Benoît Maubrun

Écrits de Paris, n° 727, janvier 2010

   Sans se départir d’un tour d’esprit volontiers facétieux et de son ton inimitable, c’est avec le plus grand sérieux et la caution révérencieuse des Pères de l’Église que l’amateur « Du vent dans les voiles » examine sous des angles inattendus le catalogue des tendances détestables d’une nature humaine corrompue par la faute originelle. Doté d’un caractère bienveillant qui le porte naturellement à l’indulgence, l’auteur est enclin, dans une première approche, à considérer le péché comme une vertu exacerbée – par exemple l’orgueil, une excroissance de l’honneur et de la fierté –, mais saint Thomas d’Aquin le ramène prestement aux définitions théologiques qui ont fait leurs preuves.
   Par des détours stylistiques réjouissants, des illustrations empruntées à l’actualité politique ou religieuse (l’ouvrage fut publié en 1967, au cœur « des années louches »), Jacques Perret nous régale de digressions folâtres et d’inépuisables trouvailles langagières : « l’âme fripée des avares », celle « enfin digérée des gourmands ». « (…) quelques étourneaux d’église plus ou moins huppés nous invitent au respect de l’erreur sincère. » « La sodomie en voie de réhabilitation aux yeux de l’éthique profane (…) en attendant le quitus ecclésiastique. » Le « tiraucu, (…) mot d’origine chaldéenne passé en Gaule avec les légionnaires rapatriés de leurs garnisons levantines. » Tenté par la description d’un hypothétique huitième péché capital induit plaisamment d’un « concile d’Osmose, des Annotationes Piae de st Précaire le Paragraphe ou même du Modus Ludendi de Morigène de Pontoise, confesseur d’Obéric le Dissolu », la paresse, septième et définitivement ultime représentant de la nomenclature peccamineuse… l’en a dissuadé.
Une réédition qui s’imposait.
Marie-Gabrielle Decossas