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Les Brigades internationales de Franco

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Sylvain Roussillon

Nouveau

[...] Les historiens ont beaucoup insisté sur l’aide des Brigades internationales aux Républicains, mais jamais inventorié dans leur ensemble les forces internationales dont bénéficia le général Francisco Franco. Et si l’on sait l’importance de la légion Condor et des [...]

Résumé

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24,00 €

Fiche technique

Pages362
Dimensions13.5 x 20.5 cm
Couverturesouple
Date de parutionmars 2012

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+ cahier photos de 12 p.

   Sujet sensible, douloureux, profondément ancré dans l’histoire collective de la péninsule ibérique, la guerre d’Espagne a été relatée de multiples manières au gré des décennies. Les historiens ont beaucoup insisté sur l’aide des Brigades internationales aux Républicains, mais jamais inventorié dans leur ensemble les forces internationales dont bénéficia le général Francisco Franco. Et si l’on sait l’importance de la légion Condor et des combattants italiens, l’on ignore encore l’engagement non moins décisif de volontaires irlandais, français, anglo-saxons, russes, portugais, nord-africains, marocains, asiatiques, juifs et même musulmans.
   Sylvain Roussillon comble ici cette lacune, loin des clichés réducteurs et des visions partisanes au terme d’une enquête auprès des témoins et des fonds d’archives encore inconnus du grand public.

   Collaborateur de cabinet dans plusieurs collectivités locales et territoriales, aujourd‘hui directeur général d’une école d’enseignement supérieur, Sylvain Roussillon est passionné d’histoire et s’intéresse tout particulièrement à l’Espagne et aux grands conflits du XXe siècle.
   Préface de Pascal Le Pautremat.

Dans la presse

Faits et documents, n° 333, 1er au 15 avril 2012

   Sylvain Roussillon signe un ouvrage absolument passionnant venant combler un trou historique, la première histoire détaillée des multiples combattants qui appuyèrent les nationales durant la guerre civile espagnole. Si l’on connaît bien l’importance de la légion Condor (allemands) et des combattants italiens, on méconnaît les apports irlandais, français, portugais et on ignorait pratiquement totalement les soutiens asiatiques, russes, sud-américains, libanais ou juifs.
Emmanuel Ratier

 NRH, n° 60, mai-juin 2012

Nous disposions déjà, en espagnol, de l’ouvrage de José Luis de Mesa (Los otros internacionales, Ediciones Barbarroja, 1998), mais le travail accompli par Sylvain Roussillon vient combler un vide majeur dans l’historiographie française de la guerre civile espagnole. Alors que les combattants étrangers recrutés par le camp républicain au sein des Brigades internationales ont longtemps fait figure de héros aux yeux d’une gauche oublieuse des crimes communistes et des exploits d’André Marty, le « boucher d’Albacete », les volontaires venus des horizons les plus divers et qui se sont battus au service de la cause nationale sont demeurés les grands oubliés de la tragédie espagnole, si l’on excepte le corps expéditionnaire italien et la légion Condor allemands, engagés directement par les gouvernements de Rome et de Berlin. Portugais, Irlandais, Russes blancs, Roumains, Latino-Américains, Britanniques ou regulares marocains ont participé à la « Croisade » lancée par Franco et les militaires insurgés, avec le soutien des requetes carlistes, de la Phalange et d’une bonne moitié de la population, totalement opposée à une république qui entendait rompre avec tout ce qui faisait l’essence profonde de l’Espagne. Sylvain Roussillon fait le point sur la question des volontaires français, dispersés dans des unités très diverses et établit à ce sujet, à propos de la Bandera Jeanne d’Arc, la part du mythe et de la réalité. Appuyé sur un appareil de notes aussi complet que précis, cet ouvrage, qui propose par ailleurs un tableau original des effectifs concernés et une bibliographie exhaustive, s’impose donc d’emblée comme un instrument de travail incontournable pour tous ceux qui entendent se pencher sur le drame qu’a connu l’Espagne entre 1936 et 1939.
Philippe Conrad

 Guerres-et-conflits.overblog.com, le 14 mai 2012

Les 4 vérités, n° 843, 25 mai 2012

   La guerre d’Espagne fut une sorte de répétition de la guerre mondiale qui s’annonçait. C’est dans ce cadre que plusieurs «contingents» étrangers participèrent à ce conflit. On le savait bien pour les «brigades rouges». On le savait aussi pour la Légion Condor allemande ou pour l’envoi de troupes italiennes par Mussolini. Mais Sylvain Roussillon propose ici une passionnante synthèse de l’ensemble des étrangers engagés aux côtés des forces du général Franco. Et on découvre que les motivations de ces combattants étaient très variées, du goût de l’aventure à l’anticommunisme, en passant par la défense de la chrétienté. Un livre passionnant appelé à devenir un ouvrage de référence.

L’Homme Nouveau, n°1522 du 14 juillet 2012

   Si les Brigades internationales sont bien connues – quelque 35 000 volontaires au total, venus de 53 pays, qui ont combattu aux côtés des Républicains pendant la Guerre d’Espagne –, les volontaires, de différents pays, qui ont combattu aux côtés des nationalistes de Franco sont moins bien connus. Sylvain Roussillon leur consacre un livre qui fera désormais référence. Il estime leur nombre à 15 000 (sans compter les troupes allemandes, italiennes et marocaines), venus de 61 nations. Parmi eux, des Anglo-Saxons, des Roumains, des Portugais, des Juifs, etc., et plusieurs centaines de Français. La « Bandera Jeanne d’Arc » fut le plus important groupement de volontaires français dans le camp nationaliste. Sylvain Roussillon l’évoque longuement. Curieusement, il n’évoque pas le poète Pierre Pascal, ancien de la Légion étrangère, ami de Maurras, engagé en Espagne et qui publiera Chant funèbre pour les Cadets de l’Alcazar (1938). Sur l’engagement du fils de Georges Bernanos dans les rangs phalangistes (p. 246), il y aurait eu d’autres choses à dire.
   On sera d’accord en revanche avec l’auteur pour estimer que les volontaires étrangers, d’un camp comme de l’autre, n’ont pas joué un rôle décisif dans le conflit. Leur présence fut à la fois symbolique et idéologique.
Yves Chiron

 Valeurs actuelles, "focus histoire" du 12 juillet 2012

   Deux romans, L’Espoir (1937) d’André Malraux et Pour qui sonne le glas d’Ernest Hemingway (1940), ont élevé au rang de mythe les combattants étrangers (environ 35.000) qui participèrent à la guerre d’Espagne du côté républicain, mythe qu’entretint le PCF. Deux livres mettent à mal cette légende. Sygmunt Stein, un juif communiste, rejoint en 1936 les Brigades internationales. En deux ans, il voit s’écrouler tous ses idéaux face à l’antisémitisme, aux exécutions sommaires, aux orgies, à la terreur, à une hiérarchie incapable. L’autre camp, celui des Brigades internationales de Franco, est présenté dans un livre neuf, brillant, complet par Sylvain Roussillon. Car il y eut près de 180.000 volontaires nationaux (photo)!
   Si l’on enlève ceux de la légion Condor et les combattants italiens (pourtant tous de vrais vo­lontaires), il en reste 89.000 qui viennent du monde entier et que les historiens avaient négligés… Ils ont combattu et sont parfois morts pour une cer­taine idée de l’Espagne.
Frédéric  Valloire

Chemins de la mémoire, n° 227, juin 2012

   L’autre Espagne
   Qui étaient les étrangers qui ont rejoint le camp franquiste durant la guerre d’Espagne et à quelles motivations obéissaient-ils ? C’est pour répondre à cette question que Sylvain Roussillon a écrit ce livre sous forme d’enquête, salué par l’historien espagnol, Bartolomé Bennassar. Outre des Italiens et des Allemands, les franquistes eurent à leur côté de nombreux Marocains mais aussi des hommes venus des quatre continents.

Guerres & histoire, n° 8, août 2012

   Enfin ! Enfin un ouvrage, objectif et dépassionné, qui nous dresse un tableau des 89 000 volontaires étrangers embarqués dans la guerre civile espagnole côté nationaliste. Sans compter les 90000 hommes – eux aussi volontaires – venus de l’Italie fasciste et du Reich. On a lu Thomas, Beevor, Hermet, Delperrié de Bayac et l’on s’aperçoit qu’on ne savait rien d’eux. Rien, ou pas grand-chose, des Arabes, des Berbères, des Juifs, des Irlandais, des Anglo-Saxons, des Portugais, des Français, des Roumains, des Russes blancs, partis mourir pour le drapeau sang et or.
   Bien sûr, on s’intéressera particulièrement au millier de Gaulois venus en Ibérie, comme ce capitaine Henri Bonneville de Marsangy, héros de 14-18 et du Rif. Il sera le premier commandant de la Bandera Jeanne d’Arc, unité 100% française déchirée par d’impitoyables rivalités entre groupuscules d’extrême droite.
   Ces Français franquistes ont-ils constitué un vivier de futurs collabos ? Pas si simple. Pour un Hérold-Paquis, l’affreux de Radio Paris, ou un Henri Dupré, agent de l’Abwehr, on rencontre un Michel de Camaret, futur capitaine FFL, un Decker de Lespinasse, qui sera à l’état-major de Juin en Italie, un Luc Robot, bientôt grand résistant, déporté à Neuengamme. « La plupart de ces hommes, de ces volontaires, ne méritent certainement pas le traitement de pestiférés que l’histoire leur a réservé », conclut Roussillon.
J. L.

 Le spectacle du monde, n° 592, septembre 2012

   On sait la dimension épique que l’historiographie communiste a su donner à l’engagement dans la guerre civile espagnole des volontaires étrangers au sein des Brigades internationales. On ignore volontiers, en revanche, la présence d’autres internacionales, venus combattre, eux, dans le camp d’en face. En effet l’intervention étrangère au profit des nationalistes ne s’est pas limitée à celles, officielles, du Reich hitlérien et de l’Italie fasciste. De nombreux volontaires sont venus combattre aux côtés ou au sein des forces « nationales ». Sylvain Roussillon nous présente, dans cet ouvrage, des Irlandais, des Portugais, des Russes blancs, des Roumains issus de la Légion de l’archange Michel de Codreanu, mais aussi des LatinoAméricains venus défendre la hispanidad, des nationalistes arabes et bien d’autres encore… Parmi ces hommes, quelques figures d’exception : le poète sud-africain Roy Campbell, engagé aux côtés des carlistes de Séville et qui inspira J.R. Tolkien quand il créa l’Aragom du Seigneur des anneaux, ou le comte Rodolphe Henricourt de Grunne, volontaire belge chez les phalangistes, as de l’aviation « nationale », avant de combattre en 1940 au sein de la Royal Air Force et de disparaître au-dessus de la Manche, en 1941.
   Parmi les Français, on trouve le fils aîné de Georges Bernanos, engage au sein des rangs phalangistes. Certains d’entre eux, tel Jean Hérold-Paquis, rejoindront plus tard les rangs de la Collaboration, mais les exemples inverses sont aussi nombreux. Ainsi de Michel de Camaret combattant carliste, puis capitaine FFL et compagnon de la Libération ; d’Auguste-Pierre Combes, du tercio carliste Nuestra Señora de Montserrat pendu à Tulle par les Allemands ; ou encore du lieutenant Michel Decker de l’Espinasse, de la XVe bandera du Tercio, qui fera la campagne d’Italie dans l’état-major du général Juin. Un livre novateur.
Philippe Conrad

Armée et défense, 91e année, n° ¾, juillet-septembre 2012

   L’histoire, détaillée, de la guerre civile d’Espagne (1936-1939) est très mal connue en France. Elle fut d’une grande violence, prélude à la Deuxième Guerre mondiale. L’auteur s’attaque à l’histoire méconnue des hommes qui vinrent soutenir les Espagnols nationalistes en lutte contre ce que l’on appelle la République légale, rouge et anti-chrétienne. Le livre commence par deux chapitres qui, à eux seuls, justifient la lecture de cet ouvrage : la république gâchée, la course à l’abîme. On y découvre que le général Franco commença par soutenir le gouvernement républicain puis hésita avant de s’engager dans la révolte. La description des années qui précédèrent le soulèvement, plutôt mal organisé et improvisé, est une synthèse de quelques rares livres traduits en français. Elle donne une impression d’actualité terrifiante : c’était « le printemps espagnol ».
   Ensuite, commence l’étude des nombreux étrangers qui vinrent soutenir les Espagnols. Un chapitre est consacré à chaque élément. Le premier, l’Allemand, ne fut pas immédiat et il semble que c’est le soutien communiste aux rojos qui déclencha l’aide de Hitler. Les Espagnols voulaient des armes seulement et n’étaient pas trop favorables aux étrangers. Les militaires allemands eux, furent des techniciens qui, en échange de leur aide, purent tirer des leçons militaires qui leurs servirent en 1940.
   Les Italiens, et surtout Mussolini, fournirent une aide importante assez bien connue dans l’ensemble, mais non dans les détails. Le camp de Franco en profita, tout en gardant son indépendance.
   A ce sujet on peut noter dès maintenant que Sylvain Roussillon détaille bien les différents groupes espagnols, fort différents, qui composaient le camp nationaliste, à l’image de ceux du camp républicain, mais sans aller jusqu’au massacre comme ces derniers le pratiquèrent, en particulier les communistes contre les anarchistes. Les Marocains, principalement ceux du protectorat espagnol, eurent un poids considérable surtout au début. Ensuite les volontaires de toutes origines, y compris français, sont décrits ou au moins évoqués. Ce livre se lit facilement ; de nombreuses notes et une bibliographie précisant les sources ou donnant des explications complémentaires, renforcent le côté sérieux. En le terminant le lecteur, connaissant déjà l’histoire, se rend compte à quel point le martèlement médiatique peut fausser la réalité historique.
   Ce livre est fortement conseillé, par sa nouveauté et par son actualité.

Forum Euro-Synergies, 11 octobre 2012

Le titre est paradoxal. [...] L’ouvrage de Sylvain Roussillon ne tombe ni dans le manichéisme grotesque, ni dans le moralisme de pacotille; il apporte au contraire une somme de renseignements ignorés. C’est fort heureux !
Georges Feltin-Tracol

Entretien sur Méridien Zéro, le 2 octobre 2012

Ecouter ici.

Sur le site Études géo-stratégiques, Master II histoire militaire à Sciences Po Aix, 7 octobre 2012

   Travail d’un passionné d’histoire, cet ouvrage s’inscrit dans un domaine qui m’est cher, celui des réflexions sur les circulations militaires et politiques. Il s’inscrit par ailleurs dans le renouveau des études des historiens sur les « internationales blanches » des XIXe et XXe siècles. Quand on évoque la guerre civile espagnole, on pense en premier lieu à la forte mobilisation en faveur du camp républicain qui donne lieu aux « brigades internationales ». Tout l’intérêt de ce livre est de porter un regard d’ensemble sur les différents groupes étrangers qui viennent s’enrôler sous la bannière du camp franquiste. L’étude rappelle les envois nazi et fasciste de combattants en Espagne ; elle revient sur le piètre apport de la Bandera irlandaise comme sur les engagements des milieux royalistes français chez les phalangistes ou dans la Bandera Jeanne d’Arc. Toutefois, l’ouvrage s’enrichit également d’analyses sur des mouvements moins bien connus. Il montre le bénéfice médiatique et politique retiré par le meneur nationaliste roumain Codreanu et sa Légion de l’Archange Michel d’un envoi symbolique de combattants ou encore le pragmatisme de l’Estado Novo au Portugal dans un soutien discret mais réel à Franco. Le panorama est complet, évoquant tour à tour les combattants « africains et partisans de la cause arabe » puis les « fils d’Israël », les Sud-Américains ou les « volontaires asiatiques ». On regrettera simplement parfois le trop grand focus apporté sur tel ou tel parcours individuel et une analyse transversale qui n’arrive qu’en conclusion. L’ouvrage n’en demeure pas moins une très bonne synthèse (unique à ma connaissance en langue française) sur ces volontaires nationalistes venus former des brigades internationales de Franco.
Walter Bruyère-Ostells

Sur le site Le choix des libraires.com, 3 octobre 2012

   La guerre d’Espagne n’a pas encore livré tous ses secrets. L’historien Sylvain Roussillon exhume un épisode totalement occulté de ce conflit fratricide. Sources et statistiques à l’appui, il relate l’histoire de ces volontaires étrangers qui choisirent le camp des nationalistes quand tant d’autres s’enrôlaient dans les Brigades internationales. Des combattants qualifiés hâtivement de mercenaires, dont les origines et les motivations étaient aussi variées et inattendues que leurs adversaires républicains. Ce livre recense ainsi la participation militaire d’Irlandais, de Roumains, de Français, de Russes, de Juifs, de Musulmans et même d’un Chinois ! Une véritable croisade parallèle à celle du camp républicain soulignant de manière édifiante la coupure au niveau planétaire de deux irréconciliables visions du monde. Le travail de Sylvain Roussillon est précédé d’un petit rappel sur l’engrenage de cette guerre civile où il souligne combien la jeune république espagnole a précipité modérés, neutres et indécis dans le camp de ses plus farouches adversaires. Cette remarquable étude s’inscrit dans une récente tendance visant à écrire une histoire dépassionnée de la guerre d’Espagne, libérée des dictats des vainqueurs ou des vaincus.
Laurent Louis