Le blanc soleil des vaincus Agrandir l'image

Le blanc soleil des vaincus

978-2-37271-022-0

Dominique Venner

Nouveau

24,00 €

Fiche technique

Pages362
Dimensions13,5 x 20,5 cm
Couverturesouple
Date de parutionnovembre 2015

En savoir plus

   Dans l’aube dorée du 12 avril 1861 éclate le premier obus de la guerre de Sécession. De part et d’autre, on croit à une guerre courte, fraîche et joyeuse. Ce conflit durera quatre ans. Ce sera le plus sanglant de toute l’histoire américaine. Les pertes seront supérieures d’un tiers à celles des Américains durant la Seconde Guerre mondiale, 618.000 contre 417.000, pour une population sept fois moins nombreuse.
   En 1861, les États-Unis ne forment pas une seule nation, mais deux qui sont parfaitement distinctes, le Sud et le Nord. Tout les oppose : le peuplement, les traditions, la civilisation, le climat, l’économie. L’histoire que conte Dominique Venner est celle de la naissance de la nation sudiste, puis de sa résistance à l’agression du Nord industriel, et enfin celle de son meurtre délibéré.
   C’est l’histoire vraie d’Autant en emporte le vent. On y retrouve les blanches plantations assoupies dans leur écrin de magnolias, les champs de coton et la douceur de vivre, les gentlemen raffinés et les jeunes filles en crinoline. On assiste au calvaire du Sud, Gettysburg, Atlanta, Appomattox. La résolution de Jefferson Davis, le génie militaire du général Lee, la fougue de Stonewall Jackson ou de Beauregard, l’audace des forceurs de blocus, la témérité des raids de cavalerie, l’héroïsme des femmes sudistes ne pourront rien contre la supériorité écrasante du Nord et sa volonté de conquête.
   Le Sud, moins peuplé que la Suisse d’aujourd’hui, succombera sous le nombre, mais son rêve assassiné continue de vivre dans le cœur des hommes généreux.

   Dominique Venner (1935-2013) est écrivain et historien. Il a dirigé La Nouvelle Revue d'Histoire. Sa bibliographie est abondante : outre Baltikum (édition complétée, 1996), son Histoire critique de la Résistance (Pygmalion, 1994), son Histoire de la Collaboration (Pygmalion, 2002), Les Blancs et les Rouges (Le Rocher, 2007), on peut signaler deux ouvrages majeurs : Le Siècle de 1914 (Pygmalion, 2006) ainsi que Histoire et tradition des Européens, 30 000 ans d'identité (Le Rocher, 2004). Dernier ouvrage paru chez Via Romana : Le Choc de l’histoire, en 2011.

Dans la presse

Faits et Documents, 15 décembre 2015 au 15 janvier 2016

   Réédition chez Via Romana du Blanc Soleil des vaincus de Dominique Venner. Le 12 avril 1861, débute, aux Etats-Unis, la Guerre de Sécession entre le Sud et le Nord que tout oppose (peuplement, traditions, civilisation, climat, économie). Venner nous retrace la naissance de la nation sudiste et sa résistance à 1'agression du Nord industriel à la supériorité écrasante (préface d'Alain de Benoist, 362 pages, 24 euros).

L'Homme Nouveau, n°1605, 2 janvier 2016

   Julien Green, originaire d'une famille de Géorgie, disait de l'esclavage qu'il était le péché originel du8 Sud. Il n'en défendait pas moins cette civilisation aristocratique et rurale, qui fut emportée par la Guerre de Sécession à la fin du XIXe siècle. Mais l'esclavage fut plus un prétexte que la véritable raison de cette guerre idéologique, porteuse des prémices des totalitarismes du XX. siècle, qui ensanglanta le pays et lui dessina son visage actuel. Les mots eux-mêmes furent récupérés, détournés, dotés d'une pesanteur idéologique. Si en France, nous évoquons la Guerre de Sécession, au Nord des États-Unis, dans les discours officiels, on parle de "Guerre civile" alors que le Sud y voit toujours une "Guerre entre les États". Simple débat sémantique ? Pas seulement, et c'est notamment ce que montre Le Blanc soleil des vaincus de Dominique Venner, qui reparaît aujourd'hui. Plus que l'esclavage, le véritable motif de cette guerre fut, en effet, l'interprétation de la Constitution en ce qui concerne le droit des États. Et c'est dans ce sens que les termes - "guerre civile" contre "guerre entre les États" - révèlent les deux partis en présence et la source de l'affrontement.
   Nés d'une révolution anti-coloniale, fondés sur la liberté, les Etats-Unis reposaient-ils sur la primauté de l'État fédéral ou, au contraire, sur la libre adhésion des États à l'ensemble et donc leur droit de le quitter ? La vision nordiste proclamait la primauté de l'État fédéral, et s'en servait notamment pour mettre en avant la nécessité d'abolir l'esclavage. En retour les États du Sud, s'appuyant sur la possibilité pour un État de quitter l'Union, envisageaient de ce fait de faire sécession.
   L'abolition de l'esclavage était une nécessité humaine. Mais le Nord voulait l'imposer sans prendre la mesure du chaos économique qu'il allait créer si cette décision n'était pas préparée, accompagnée et mise en œuvre par étapes. Ou, plutôt, les idéologues nordistes voyaient bien qu'en l'imposant sans prudence politique, il mettrait le Sud sous la coupe du Nord du pays, capitaliste, industriel, avide de nouveaux territoires à conquérir et à soumettre.
   Fin 1860-début 1861, plusieurs États, derrière la Caroline du Sud, décidèrent par vote de se retirer de l'Union. Le 8 février 1861, ils établirent entre eux une Constitution provisoire et élirent le lendemain le Président de la nouvelle Confédération. En mars de la même année, avec l'épisode de Fort Sumter, la guerre était déclenchée. Elle durera jusqu'en '1865 et entraînera la mort de 624 500 Américains, un chiffre supérieur aux victimes américaines de la Seconde Guerre mondiale. Sans cacher sa sympathie pour la cause sudiste, mais en gardant la démarche de l'historien, Dominique Venner retrace avec talent ce conflit, en s'attardant avec raison sur ses causes ainsi que sur le drame de la destruction totale du Sud.
   En complément, on pourra lire le livre-portrait du général Robert Lee, commandant en chef des armées de la Confédération, signé par Alain Sanders. Profondément chrétien, incarnation même du gentleman du Sud, Robert Lee était opposé à la guerre et à l'esclavage qu'il voyait comme un "mal moral et politique". Brillant général, on lui proposa le commandement des forces du Nord. Par loyauté pour sa chère Virginie, il refusa et rejoignit l'armée du Sud. À plusieurs reprises, il fût sur le point d'emporter la victoire. Le 9 avril 1865, il signe la capitulation de la Confédération. Après la guerre il dirigera le Washington College et travaillera à la réconciliation entre le Nord et le Sud avant de mourir en 1870. Stephen Vallet

Eléments, n°161, juillet - août 2016

   0n pensait jusqu'à ces dernières années que la guerre de Sécession avait fait 624 500 morts. 0n sait maintenant qu'elle en a fait 750 000: plus que toutes les autres guerres auxquelles les États-Unis ont participé au cours de leur histoire, guerres mondiales, Corée, Vietnam et Irak compris. Ce fut aussi "la première des guerres modernes, la première guerre où l'importance de l'industrie et de l'économie se révéla déterminante, la première guerre idéologique [. . .] la première des guerres totales enfin, celle menée par le Nord contre le peuple du Sud". Dans ce livre paru en 1975, opportunément réédité avec une longue préface d'Alain de Benoist, Dominique Venner s'était employé à retracer l'histoire de ce "peuple du Sud". Sa thèse est que la "guerre civile" américaine en fait opposé deux peuples différents, deux types d'hommes acquis à des valeurs opposées, deux conceptions du monde inconciliables: "Au planteur du Sud qui cultive le tabac et l'art de vivre, prise les demeures luxueuses et les conversations piquantes et les loisirs élégants, s'oppose le puritain de la Nouvelle-Angleterre qui ne jure que par la Bible et le dollar". Le puritain l'a emporté, ce qui a changé l'histoire du monde. Dans ce récit plein de vie, aussi objectif que bien documenté, Venner raconte toute l'histoire du Vieux Sud jusqu'à la défaite sudiste de Gettysburg, non sans une empathie qui n'étonne pas le lecteur, tant il s'identifiait lui-même à ce peuple de "planteurs galants" et de "gentilshommes saisis par l'angoisse d'un destin inexorable". C'est le sens profond de sa phrase finale: "Si le Sud est mort, il continue de vivre dans le cœur des hommes généreux". "Venner, ajoute Alain de Benoist, dernier Sudiste et samouraï d'Occident".
M. T.