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Nicolas Horthy, le régent méconnu

978-2-37271-021-3

Jean-Paul Besse

Nouveau

23,00 €

Fiche technique

Pages264
Dimensions13,5 x 20,5 cm
Couverturesouple
Date de parutionjanvier 2016

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   Nicolas Horthy (1868-1957) fit réussir la première contre-révolution du XXe siècle. Fils de la petite noblesse réformée hongroise, il fut d’abord un brillant officier de marine. Homme d’honneur et sportif accompli, il devint en 1909 aide de camp de François-Joseph, resté pour lui un exemple insurpassable.
   Vainqueur à la bataille navale du détroit d’Otrante en 1917, commandant de la flotte austro-hongroise en 1918, il prit la tête du mouvement national contre les Soviets de Béla Kun.
   Élu en 1920 régent d’une petite Hongrie ruinée et amputée à Trianon, il rétablit l’État de droit. La « consolidation » du comte Bethlen fut marquée par la reconstruction, le parlementarisme et la recherche de nouveaux partenaires anglais, italiens et polonais face à la Petite Entente, cause de l’échec de Charles IV.
   Le révisionnisme italo-allemand amena Goemboesh et ses successeurs à réarmer. L’irrédentisme magyar récupéra de 1938 à 1940 de nombreux territoires mais Berlin poussa perfidement le pays à attaquer l’URSS. La contre-offensive de l’Armée rouge força l’amiral Horthy à demander l’armistice ; Staline lui en fut reconnaissant.
   Empêchant la déportation des Juifs, le régent fut renversé par Hitler puis livré aux Américains qui le protégèrent.
   Auteur d’excellents mémoires, il s’éteignit en exil au Portugal.

   Auteur des premières biographies d’Élisabeth Feodorovna, d’Ileana de Roumanie, de sainte Catherine de Lesna et du poète Niégoch, Jean-Paul Besse a voulu tirer de l’ombre l’amiral Horthy. Agrégé et docteur en histoire, spécialiste de l’Europe centrale et orientale, professeur invité des Universités serbes, chevalier de la Légion d’honneur, il enseigne à l’Institut universitaire Saint-Pie X.

Du même auteur :

Elisabeth Feodorovna, princesse martyre
Ileana, l'archiduchesse voilée
Des tsars à l'exil, Catherine de Lesna
Niégoch, un Dante slave

Dans la presse

Famille Chrétienne, n°1994, du 2 au 8 avril 2016

   Né en 1867, l'Empire austro-hongrois (ou plus exactement, la "Double Monarchie", l'Autriche et la Hongrie reconnaissant l'autorité d'un même souverain mais restant indépendantes) se disloqua à la fin de la Première Guerre mondiale. La Hongrie eut alors le triste privilège de devenir le premier satellite bolchévique de Moscou en subissant la dictature de Béla Kun. Elle en fut délivrée au bout de trois mois. La contre-révolution était conduite par un amiral qui s'était illustré en 1917 dans l'Adriatique: Nicolas Horthy (Kenderes, Hongrie, 1868 - Portugal, 1957).
   Le communisme écarté, la Hongrie restait une monarchie. Mais sans roi: l'Assemblée nationale rejetait les prétentions au trône de Charles IV, dernier empereur d'Autriche-Hongrie, et les Alliés, le jacobin Clemenceau en tête, se déclaraient contre un retour des Habsbourg. La popularité d'Horthy lui valut alors d'être élu régent (1920-1944).
   Un personnage méconnu en France, dont Jean-Paul Besse, historien spécialiste de l'Europe centrale et orientale, établit la biographie avec le souci de corriger l'image souvent ternie par des accusations de trahison envers Charles IV, de dérive autoritaire, de compromissions (Mussolini, Hitler)… Sur ce dernier point, un futur collaborateur du Premier ministre israélien Menahem Bégin devait créditer Horthy du salut de 800 000 Juifs de Hongrie. "L'Histoire réelle est autrement complexe que les a priori idéologiques, rappelle Jean-Paul Besse. Nul doute que le lecteur patient et attentif ne découvre, au-delà des intentions politiques et médiatiques, l'œuvre réparatrice et la forte et attachante personnalité du régent, Nicolas Horthy." L'Histoire, ici, est complexe, en effet, voire tortueuse, au point d'exiger parfois une attention soutenue. François Pascaud