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Pâques 1916 : renaissance de l'Irlande

978-2-916727-01-1

Philippe Maxence

Nouveau

Nation catholique, l’Irlande a connu pendant plusieurs siècles une occupation étrangère et la soumission à une autre foi. En 1916, malgré l’échec apparent, est lancé le mouvement définitif de sa libération...

Résumé

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29,50 €

Fiche technique

Pages400
Dimensions14.8 x 21 cm
Couverturesouple
Date de parutionnovembre 2007

En savoir plus

  • Une présentation pédagogique sous forme de manuel illustré, accessible à tous
  • Un moment clef de l’histoire irlandaise revécue heure par heure aux côtés d’hommes et de femmes de caractère (Michaël Collins, Eamon De Valera, Patrick Pearse…)
  • Une Cause nationale défendue Évangile à la main

   Nation catholique, l’Irlande a connu pendant plusieurs siècles une occupation étrangère et la soumission à une autre foi. En 1916, malgré l’échec apparent, est lancé le mouvement définitif de sa libération.

   Lundi 24 avril 1916, le soleil illumine Dublin. Vers 10 h, les hommes des Irish volunteers et de l’Irish Citizen Army font leur jonction avant d’investir la Grande Poste, symbole du pouvoir britannique. À midi, le jeune poète Patrick Pearse déclare solennellement l’indépendance de l’Irlande : « Au nom de Dieu et des générations, l’Irlande appelle ses enfants à se rallier à son étendard et à frapper pour sa libération. »

   La riposte anglaise est sanglante et pourtant, moins de six ans plus tard, tout bascule, le drapeau vert, blanc, orange flotte haut sur la Grande Poste.

   Voici pour le comprendre le dictionnaire complet de cette insurrection dont Philippe Maxence, en fin connaisseur de l’âme gaélique, dresse le portrait humain, géographique, politique et littéraire, avec le souci des motivations de chaque camp. Une rétrospective alerte et colorée qui donne le goût des libertés qui s’enracinent.

   Trois parties : L’histoire – Les dictionnaires – Les annexes.

L’auteur

   Philippe Maxence est directeur de la rédaction du bimensuel catholique L’Homme Nouveau. Il a publié une biographie de Baden-Powell chez Perrin en 2003.

Philippe Maxence est également l’auteur de L’univers de G.K. Chesterton, petit dictionnaire raisonné et de Chesterton et l’islam ; il a aussi collaboré à Paroles de croyants.

Dans la presse

Le Figaro magazine, 19 avril 2008

   Le combat des Irlandais pour se libérer du joug britannique dura des siècles. Même en Ulster, la mèche n’est pas complètement éteinte. La révolte de Pâques, déclenchée à Dublin le lundi 24 avril 1916, s’attira une féroce répression de la part des Britanniques. Et pourtant, cette défaite sur le plan militaire se transforma en victoire psychologique pour les Républicains irlandais. La cause de l’indépendance avait trouvé ses martyrs. C’est le récit de cette rébellion, de ses causes et conséquences, que nous narre Philippe Maxence, rédacteur en chef de L’Homme Nouveau et auteur d’une biographie de Baden-Powell. Cette rétrospective est accompagnée d’un épais dossier qui permet de prendre la mesure des événements : annexes, dictionnaires des protagonistes, des institutions, mouvements… À la lecture de cette épopée sanglante, on ne peut s’empêcher de méditer ce paradoxe, relevé par l’auteur : que l’Irlande contemporaine, aujourd’hui si prospère, née d’une révolte culturelle, utilise l’anglais, langue de l’envahisseur, et non le gaélique, dans la vie courante…

Jean-Marc Bastière

 

Les 4 Vérités hebdo, n° 634, 28 mars 2008

   L’histoire récente de l’Irlande est évidemment fort tourmentée. Depuis sept siècles, cette nation celtique est occupée par l’Angleterre et se révolte périodiquement – notamment lorsque l’Angleterre a prétendu lui imposer, non seulement sa loi politique, mais encore sa doctrine religieuse.

   Chacun sait, en particulier, que la nation irlandaise s’est toujours opposée à sa « protestantisation » forcée par les troupes anglaises. Ce fut, tout au long du XXe siècle, le long et douloureux combat de l’Irlande, d’abord dans le Sud, puis dans le Nord, toujours sous domination anglaise, que de défendre l’autonomie culturelle et religieuse de la petite « Erin ».

   En revanche, le détail de ce combat n’est pas toujours bien connu. Il faut donc être reconnaissant à Philippe Maxence, rédacteur en chef de notre confrère « L’Homme nouveau », de nous offrir une magistrale synthèse – sans fioriture inutile – de l’histoire de l’Irlande (du Sud) au XXe siècle.

   De l’Easter Rising et de la proclamation de la République d’Irlande en 1916 au Bloody sunday de 1920, de la guerre civile entre les deux héros de l’indépendance irlandaise Eamon De Valera et Michael Collins à la proclamation (cette fois acceptée par le Royaume Uni et les nations occidentales) de la République d’Irlande en 1949, le journaliste nous conduit à travers une histoire émouvante et trépidante…

   Cette histoire trouve enfin son achèvement sous nos yeux : le Sinn Fein, né de l’insurrection de 1916, a tendu la main à Belfast même aux ennemis irréductibles orangistes. La paix apparaît enfin à portée de la main.

   Pour la prospérité de ce petit pays qui nous est si proche, souhaitons que cette occasion historique ne soit pas une occasion manquée et que vienne enfin la paix des braves, dans le respect mutuel de ces deux grandes cultures que représentent l’Irlande de saint Patrick et l’Angleterre de Shakespeare, de Shaw et de Chesterton…

Pierre Baudouin

  

L’Homme Nouveau magazine, n° 1416, 1er mars 2008

   J’avais une image romantique de l’Irlande lorsque je la découvris à l’occasion de mon voyage de noces. Verts paysages, troupeaux de moutons broutant librement, courses de chevaux, fûts de bière devant les pubs… Pourtant une chose m’étonna bien vite : toutes les églises de cette terre si catholique semblaient récentes. Point de monastères romans ni de nefs gothiques, mais des ruines çà et là. Je découvris bien vite que cette île avait été dévastée au fil des siècles par un envahisseur mû par une rage dévastatrice. La verte Erin fut une terre rouge du sang de ses martyrs. Il faut avoir cela à l’esprit pour comprendre les violences qui accompagnèrent la libération de l’Irlande au XXe siècle, dont Philippe Maxence nous livre aujourd’hui le récit dans un livre passionnant. Le soulèvement de Pâques 1916 fut à la fois l’aboutissement de siècles de révoltes et le début – tragique – de la renaissance d’un peuple.

   Dans la première partie de son livre, Philippe Maxence résume l’histoire de l’Irlande depuis l’évangélisation des Gaëls et raconte les événements qui conduisirent à la déclaration définitive de la République d’Irlande : de Pâques 1916 à Pâques 1949. Une deuxième partie, sous forme de dictionnaires, présente les acteurs, mouvements et institutions qui firent cette histoire. Une troisième partie propose une série de documents.

   Dans cette histoire, plusieurs points sont à relever. D’abord le caractère patriotique et non religieux des affrontements : si les insurgés sont majoritairement catholiques (bien qu’inégalement pratiquants), certains sont protestants et d’autres marxistes (James Connolly). Ensuite, le recours aux armes illustre la difficulté pour un chrétien de pratiquer la violence : lors de la guerre civile, les évêques dénoncèrent le mouvement républicain de guérilla comme « un système de meurtre et d’assassinat ». Au terrorisme d’État de l’occupant répondait le terrorisme des insurgés selon un processus bien connu aujourd’hui en Palestine. Enfin, une question politique est suggérée par l’oscillation des républicains irlandais entre l’acceptation d’un compromis (défendu par Michael Collins) et le jusqu’au-boutisme (choisi par Eamon De Valera). Difficile de les juger. God save Ireland ! Espérons qu’elle n’étouffe pas sous la nouvelle oppression d’une croissance matérialiste.

Denis Sureau

  

Monde et vie, n° 791, 23 février 2008

   Lundi de Pâques 1949, jour de la proclamation de l’indépendance de l’Irlande, est aussi le jour anniversaire de l’insurrection de 1916. « Une petite nation demeurée seule non pas une ou deux années, mais plusieurs centaines d’années, face à l’agression… matraquée bien souvent jusqu’à en perdre conscience, mais chaque fois elle a repris le combat ». Philippe Maxence, écrivain et rédacteur en chef de L’Homme nouveau, a réussi une rétrospective historique et vivante complétée par quatre dictionnaires des acteurs, mouvements et institutions.

Les 4 vérités hebdo, mercredi 6 février 2008

   Philippe Maxence, journaliste au Figaro Magazine et rédacteur en chef du bi-mensuel L’homme nouveau est un amoureux de l’Irlande… Pas celle du paradis fiscal version Houellebecq, plutôt celle d’un Michel Déon ou d’un Hugo Pratt. L’Irlande mystérieuse des légendes, de l’enchantement, d’un peuple fier et enraciné.
   Nation catholique, l’Irlande a connu pendant plusieurs siècles une occupation étrangère et la soumission à une autre foi. En 1916, est lancé le mouvement définitif de sa libération.
   C’est l’histoire de cette insurrection que Philippe Maxence nous propose en dressant un portrait humain, géographique, politique et littéraire. Une rétrospective alerte et colorée que seul, je crois, Philippe pouvait aborder avec le talent que ses lecteurs lui connaissent.
   David Miège, L’Hay-les-Roses (94)

LA NEF, n°280, avril 2016

   Philippe Maxence est un amoureux de l’Irlande et a publié Pâques 1916. Renaissance de l’Irlande, en 2007 et Irlande 1916. Le printemps d’une insurrection, en 2015. Le premier est une excellente introduction à l’Irlande, il contient une partie historique passionnante centrée sur l’insurrection de Pâques 1916, suivie de dictionnaires indispensables des protagonistes, des institutions et mouvements. Le second est la reprise de la partie historique du premier dans un format poche à tout petit prix. À lire pour comprendre l'âme irlandaise. – C.G.