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Louis XIX, celui qui fut roi 20 minutes

978-2-916727-72-1

Michel Bernard Cartron

Nouveau

La riche vie du fils aîné de Charles X, Louis-Antoine, duc d’Angoulême (1775-1844) mérite d’être mieux connue. Figure éminente de la Restauration il fait sien le credo politique de Louis XVIII : « Ne pas perdre de vue ce qu’il est possible de rétablir des anciennes institutions et ce qui peut être bon de conserver des structures nouvelles »

Résumé

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24,50 €

Fiche technique

Pages432
Dimensions13.5 x 20.5 cm
Couverturesouple
Date de parutionseptembre 2010

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   La riche vie du fils aîné de Charles X, Louis-Antoine, duc d’Angoulême (1775-1844) mérite d’être mieux connue. Figure éminente de la Restauration il fait sien le credo politique de LouisXVIII : «Ne pas perdre de vue ce qu’il est possible de rétablir des anciennes institutions et ce qui peut être bon de conserver des structures nouvelles», ce qui lui attire les foudres des partis libéral et ultra. Époux de la fille de LouisXVI Marie-Thérèse de France, il rejoint d’abord l’armée de Condé en 1792, combat en Espagne auprès de Wellington en 1814, rentre en France puis s’oppose, lors des Cent Jours, à Napoléon qui le fait arrêter. En 1823 il mène la victorieuse expédition d’Espagne remportant la bataille du fort du Trocadéro, s’empare de Cadix et restaure le roi FerdinandVII. À l’abdication de son père le 2août 1830, il sera pendant vingt minutes éphémère roi de France sous le nom de Louis XIX avant de suivre son père en exil où il veille à la formation intellectuelle et morale de son neveu Henri d’Artois (1820-1883) qui lui succède à sa mort le 3 juin 1844 comme aîné des Capétiens et chef de la maison de France sous le nom d’Henri V, dernier roi de France.

   Spécialiste de la Restauration et du XIXe siècle européen, auteur de plusieurs ouvrages historiques, Michel-Bernard Cartron offre à travers ces mémoires imaginaires l’occasion de mieux cerner la personnalité du duc d’Angoulême, sa vie, ses sentiments, ses enthousiasmes, mais également ses succès et ses échecs. Tous les faits relatés sont authentiques, puisés dans les écrits du prince, ses lettres, les mémoires et souvenirs de ses contemporains, la presse de l’époque, retraçant l’incroyable destin d’un prince homme de cœur, homme de guerre et homme d’esprit.

Du même auteur :

Madame Royale, l'énigme résolue 
A Paris sur le pas des rois 

Dans la presse

Politique magazine, n° 93, février 2011

   Dernier roi de France – officiel et légal – il n’apparaît généralement pas dans les nomenclatures. Cependant, son règne moins qu’éphémère fut précédé d’une existence de plus d’un demi-siècle riche en péripéties et qui ne mérite pas la réputation d’insignifiance qui lui est faite. Éloigné des coteries de la Cour, puis des intrigues des émigrés, le duc d’Angoulême ne se trouvait à l’aise que parmi les soldats, mais le roi Louis XVIII tenait à ne pas trop exposer un prince du sang sur les champs de bataille, sauf, épisodiquement en 1800, puis en Béarn et à Bordeaux en 1814. Lors du retour de Napoléon, il tente de prendre celui-ci de vitesse en remontant le Rhône et est fait prisonnier à Pont-Saint-Esprit. Exilé en Espagne, il s’oppose à l’entrée inutile de troupes étrangères en France. En butte à la méfiance des ultras, il ne se mêle pas de politique. L’expédition d’Espagne de 1823 est bien oubliée ; qu’évoque le nom de Trocadéro pour le Parisien d’aujourd’hui ? L’historiographie officielle est contradictoire, qui voudrait que ce n’ait été qu’une promenade militaire, remettant presque sans résistance dans l’horrible servitude des Borli et de l’Église les farouches populations guerrières qui avaient donné tant de fil à retordre à leur « libérateur » Napoléon ! Ce qui peut nous intéresser surtout dans ce prince, c’est son effort incessant pour restituer dans ses troupes disparates les principes d’unité, de loyalisme et de discipline. La tâche était presque impossible, car les fractures, trop récentes, se rouvrirent lors des Cent-jours et avec les imprudences de Charles X, alors que les meilleurs soldats se trouvaient en Algérie. L’auteur a choisi pour ce récit la forme des mémoires apocryphes. Cela en rend la lecture plus attrayante et le personnage plus attachant. Mais, en dépit d’un appareil d’érudition qui atteste de la réalité des faits, cela l’empêche de devenir une référence pour l’historiographe. La modestie du prince, très bien transcrite, réduit aussi le champ des hypothèses extrêmes : fut-il l’individu falot qu’ont à peine perçu ses contemporains ? Fut-il un héros tragiquement rejeté dans l’obscurité par les circonstances, et pour lequel on peut rêver quelque uchronie ?
Yves Henri Allard