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Bussy-Rabutin le flamboyant

979-10-90029-06-4

Daniel des Brosses

Nouveau

Hier connu, encensé, critiqué, aujourd’hui oublié, cousin de Madame de Sévigné, compagnon d’armes de Condé, Roger de Bussy-Rabutin (1618-1693) fut homme d’épée et homme de plume : Bussy le flamboyant ! Modèle du gentilhomme d’un XVIIe siècle qui voit fleurir le « ton français » que l’Europe épousera, il fut [...]

Résumé

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24,50 €

Fiche technique

Pages414
Dimensions16 x 24 cm
Couverturesouple
Date de parutionaoût 2011

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In memoriam Daniel des Brosses
janvier 2013

   Hier connu, encensé, critiqué, aujourd’hui oublié, cousin de Madame de Sévigné, compagnon d’armes de Condé, Roger de Bussy-Rabutin (1618-1693) fut homme d’épée et homme de plume : Bussy le flamboyant !
Modèle du gentilhomme d’un XVIIe siècle qui voit fleurir le « ton français » que l’Europe épousera, il fut maître de camp général de la Cavalerie légère de France, lieutenant du roi en Nivernais, conseiller d’État, membre de l’Académie française, mais également maître de la galanterie, du bon goût, du panache et de l’esprit.
« Il faut écrire comme Bussy », conseillait La Bruyère. Son roman pamphlétaire Histoire amoureuse des Gaules amusa le roi avant de lui déplaire au point de conduire son auteur à la Bastille puis à l’exil comme le relate ici, avec saveur et force documentation, l’auteur de cette biographie décoiffante.

Daniel des Brosses est romancier, poète et historien. Il a publié récemment un Christine de Suède, la fascinante et scandaleuse reine du Nord aux éditions AkR.

Dans la presse

Valeurs actuelles, 6 octobre 2011

   Pétillant
Une biographie brillante qui éclaire la vie de Bussy-Rabutin (1618-1693) un homme d’esprit qui déclarait en commençant ses Mémoires vouloir « parvenir aux plus grands honneurs de la guerre ». Avec jubilation Daniel des Brosses suit Bussy-Rabutin, un homme doué pour les lettres, admiré, encensé, craint, jalousé, frondeur dès son plus jeune âge ; un homme prêt à partir avec armes et bagages servir le Roi ; un homme qui préférait être « disgracié pour avoir réfléchi que récompensé pour avoir été servile ». Un homme fourvoyé, perdu en galanterie. Un homme embastillé une première fois par erreur. À peine libéré, Bussy-Rabutin se sent raffermi. Daniel des Brosses écrit : « Le terrible jeu du monde il le rencontrera à chaque tournant de sa vie. » L’hostilité de Louis XIV à son égard, la Bastille à nouveau, puis retour à la bienveillance du Roi. Son insolence l’amène à écrire un pamphlet intitulé Histoire amoureuse des Gaules qui lui vaut les pires ennuis. Il entretient avec la marquise de Sévigné, sa cousine, une importante correspondance ; se fâche, puis se rabiboche avec elle. Grand seigneur, il entre à l’Académie française. Il quitte Paris, rejoint sa province natale, passe ses journées à écrire des maximes d’amour. Trois siècles après sa mort on retiendra ses Mémoires et sa vaste correspondance où on retrouve tout l’à-propos de cet homme de cœur.
A. E.

Politique magazine, n° 101, novembre 2011

   Qui fut Roger de Bussy-Rabutin ? Le nom n’est pas ignoré de tout Français un peu cultivé, mais, si on le situe bien en plein cœur du XVIIe siècle (1618-1693), on ne voit guère en lui qu’un cousin et correspondant de la plus célèbre marquise de Sévigné. « Il faut écrire comme Bussy », conseille La Bruyère. Daniel des Brosses nous révèle un tout autre Bussy, homme d’épée, Mestre de Camp Général de la cavalerie légère de France, briguant en vain le bâton de Maréchal, apprécié de Condé avant d’être son adversaire, porté aux nues par Conti, reconnu par Turenne, héros des Dunes, mais écarté des charges par la méfiance de Mazarin, les cabales de la Cour, la haine finale de Condé, les médisances crues par le roi qui l’exila (châtiment atroce qui consistait à rester chez soi – on pense à la « double peine » dénoncée par nos actuels humanitaires) durant de nombreuses années, alors qu’il suppliait de servir. Rentré en grâce, il fut frappé par la conclusion d’un procès sordide et se retira, cette fois volontairement. Reste le troisième Rabutin, rime de « libertin ». Le plaidoyer de l’auteur est éloquent et fait justice des calomnies les plus graves. On peut ne pas partager la critique de l’auteur sur un règne qui fut loin d’être aussi rigide qu’il le présente, mais on doit regretter avec lui que le flamboiement d’un Bussy-Rabutin n’ait pas ajouté son éclat baroque aux querelles littéraires, artistiques, philosophiques et religieuses de ce temps.
Yves-Henri Allard