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La République et ses Peaux-Rouges

979-10-90029-28-6

Jacques Perret

Nouveau

Voici l’intégralité des chroniques écrites par Jacques Perret dans l’hebdomadaire Aspects de la France. Ce premier tome couvrant les années 1948 à 1952 nous remet en compagnie de l’écrivain bien connu pour ses talents de polémiste. Chaque semaine, il inflige un traitement de choc à l’actualité, avec humour, dérision et profondeur...

Résumé

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24,00 €

Fiche technique

Pages298
Dimensions14,8 x 21 cm
Couverturesouple
Date de parutionnovembre 2012

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   Voici l’intégralité des chroniques écrites par Jacques Perret dans l’hebdomadaire Aspects de la France. Ce premier tome couvrant les années 1948 à 1952 nous remet en compagnie de l’écrivain bien connu pour ses talents de polémiste. Chaque semaine, il inflige un traitement de choc à l’actualité, avec humour, dérision et profondeur.
   « Je traverse une période d’indulgence qui frise l’impartialité », c’est dire qu’en temps normal, Jacques Perret prend parti sans ambiguïté, comme l’y contraint la brièveté de la chronique. À tout seigneur, tout honneur, le premier servi est le lecteur fidèle du journal royaliste, qui découvre une spirituelle mise à nu des institutions républicaines. Mais «un chroniqueur consciencieux ne doit pas se dérober devant les poncifs saisonniers de sa profession» et Jacques Perret traite pareillement du muguet, du Père Noël, de l’art abstrait, des nouveaux bistrots, des Anglais, de la Sécurité sociale, des programmes scolaires, de l’Europe, du bruit, de la Guyane, etc., mais sans jamais trop s’éloigner des édiles émerpés ou essephiots.
   Ces quelque 150 chroniques raviront les amateurs du style et de la verve de Jacques Perret, au sommet de son talent.

   Jacques Perret (1901-1992), aventurier, journaliste, écrivain, chroniqueur est connu pour l’immense succès du Caporal épinglé qui raconte captivité et tentatives d’évasion (porté au cinéma par Jean Renoir), et Bande à part (prix Interallié) où il relate ses souvenirs de résistant. Si la mer a inspiré plusieurs de ses romans ou récits (Le vent dans les voiles, Rôle de plaisance, Mutinerie à bord), il est également l’auteur de plus d’une trentaine de nouvelles.

Introduction de Jean-Baptiste Chaumeil, président du CAPORAL, Cercle des Amis de Jacques Perret, de ses Oeuvres, Romans et Aventures en breteLles.

Du même auteur

Les sept péchés capitaux  
Du tac au tac : chroniques d’Aspects de la France, 1953-1959
Le vilain temps : chroniques d'Aspects de la France, 1960-1962
Raisons de famille 

 

Dans la presse

Le Caporal, 1er novembre 2012

   Il s’agit là du premier volume d’une série qui vise à mettre à la disposition du public l’ensemble des écrits journalistiques de Jacques Perret. En commençant par les chroniques parues dans Aspects de la France, Louis Perret, petit-fils du grand Jacques, m’a demandé d’introduire ces textes pour les resituer dans le contexte de l’époque et expliquer le pourquoi de la collaboration de Jacques Perret à l’hebdomadaire royaliste en 1948.
   Après la réclusion en stalag (Le Caporal épinglé), les évasions, le maquis (Bande à part), Jacques Perret est revenu à la vie civile à la Libération. Journaliste, il collabore à différents journaux et se trouve «recruté» par Georges Calzant, mutilé de la première guerre, qui lui demande de travailler pour Aspects de la France et du Monde. À noter que ce journal était sous-titré en 1947 «Transformation et modernisation des Veillées des campagnes et des villes, publication d’avant-guerre». En 1950, le titre se transformait en Aspects de la France et de l’Indépendance Française, puis en 1951 devint Aspects de la France, nommé plus simplement Aspects par ses collaborateurs et lecteurs.
   Ce volume court de 1948 à 1952, d’autres volumes suivront par ordre chronologique et suivant l’intérêt des perretolâtres attentifs qui ont durant des années collationné les articles du Caporal. À commencer par votre serviteur qui met à la disposition des éditeurs intéressés le fruit de son travail de fourmi !
   Dans ces articles hebdomadaires très attachés (et pour cause) à l’actualité, on croise le tout-venant du personnel politique, Auriol, Queuille, Bidault, Pinay, Edgar Faure. Quelques figures du tout-Paris qui chante et qui pétille : Cerdan, Mauriac, Aragon, Blum, le Dalaï Lama, Ducaud-Bourget, le Corbusier etc.
   Mais le fond du «vrai» Perret, l’amateur du blanc authentique, le flâneur du marché aux oiseaux, le défenseur de Charles le Chauve et le «membre perpétuel du comité directeur du rassemblement Archéo-Régressiste» donne aussi sa pleine mesure. Certains morceaux de ces chroniques seront d’ailleurs réutilisés dans des volumes parus plus tard chez Gallimard. Voici donc ces chroniques in extenso présentées chronologiquement, prêtes à l’emploi et au sourire ! Pourquoi pas un excellent cadeau de Noël à déguster près du feu avec un petit ouisquie bien tourbé à proximité !
[Jean-Baptiste Chaumeil]

Les 4 vérités hebdo, n° 870, 7 décembre 2012

   Jacques Perret est demeuré célèbre, comme auteur du Caporal épinglé ou de Bande à part. Mais il fut aussi chroniqueur. Et pas franchement de gauche, à une époque où, pourtant, il était mal venu de «chroniquer» ailleurs ! Les éditions Via Romana viennent d’entamer la réédition des chroniques parues dans l’hebdomadaire maurrassien Aspects de la France. Le premier tome couvre les années 1948 à 1952. On retrouve avec plaisir le style enchanteur du grand romancier. Et on retrouve (ou on découvre) sans déplaisir le style du grand polémiste ! Un régal.

L’Homme Nouveau, n° 1534 du 19 janvier 2013

   À l’instigation de l’infatigable Jean-Baptiste Chaumeil, les éditions Via Romana publient pour la première fois en recueil les articles de l’écrivain Jacques Perret (1901-1991) parus dans l’hebdomadaire royaliste Aspects de la France. Perret, c’est évidemment un style et une pensée, mais c’est tout autant un véritable feu d’artifice de bons mots, qui portent beaucoup plus loin que la simple facétie à laquelle on pense de prime abord. Il y a du Chesterton chez lui, de ce Chesterton dont Valéry Larbaud disait que beaucoup à Londres voulaient l’imiter sans se rendre compte qu’ils n’avaient pas, eux, de pensée à transmettre. Mais Perret, lui, est bien français, et même gaulois, au meilleur sens du terme. Ces 105 chroniques, publiées entre 1948 et 1952, traitent de mille sujets, de politique et de littérature, de la philosophie du quotidien et même du sport. Si longtemps après, on se délecte à les lire, alors même que le temps a passé. Le secret de Perret ? Le talent, tout simplement ! On en redemande.
Philippe Maxence

Nouvelle Revue d’Histoire, n° 64, janvier-février 2013

   Jacques Perret (1901-1992) est un auteur que Gallimard semble oublier. À quand Perret dans La Pléïade ? En attendant ce jour sans doute lointain, les Éditions Via Romana publient un premier volume des chroniques pleines d’humour, de dérision et de profondeur, que l’auteur du Caporal épinglé, de Bande à part, Rôle de plaisance et autres romans inoubliables, publia de 1948 à 1952 dans l’hebdomadaire Aspects de la France. Ici éclate un formidable talent de polémiste. Et il n’est pas nécessaire d’avoir en tête les événements de l’époque pour savourer son style aristocratique et faubourien.
Charles Vaugeois

Le Spectacle du monde, n° 602, juillet-août 2013

Jacques Perret flibustier du roi
   Écrivain facétieux, dans l’esprit de son contemporain Alexandre Vialatte, Jacques Perret militait pour « le retour des hiérarchies colorées, la renaissance des sociétés disparates et les privilèges de clocher ». Ses chroniques à l’hebdomadaire Aspects de la France sont enfin réunies en volume. Un pur joyau.
   « Je me méfie de quelqu’un qui n’aime pas Jacques Perret. » On peut faire confiance à l’avis tranché de Jacques Laurent, hussard malgré lui. Roger Nimier, Kléber Haedens ou Jean Dutourd ne pensaient pas différemment. Dédaigner Perret, c’est tourner le dos à cette part du génie national qui commence avec les Grandes Chroniques de France et court tout au long du dernier millénaire jusqu’à Jean Raspail. Perret ne s’attendrissait qu’aux souvenirs de l’histoire de France, qui n’était jamais pour lui qu’une histoire de famille. A ses yeux, tout se tenait et procédait d’un Adam gaulois originel, contemporain de Vercingétorix, baptisé sous Clovis, sacré à Reims, décapité en 1793, épuré en 1944. Il en parlait d’autant plus librement qu’il avait été lui-même résistant, maquisard dans l’Ain, épopée tragi-comique dont il retraça les épisodes dans Bande à part, prix Interallié en 1951.
   Quoique né en 1901 et mort en 1992, il ne vibrait qu’à l’évocation des quarante rois qui ont fait la France – et maudissait les cinq Républiques qui l’ont défaite, du moins affectait-il de le croire, lui qui affichait sans état d’âme ses opinions « de réfractaire bâté, de réactionnaire aveugle et de Mérovingien illuminé ». Ne lâcha-t-il pas un jour à la face d’un Pivot éberlué, lors d’un « Apostrophes » mémorable : « Je suis pour le trône et l’autel ! » ?
   Aux malchanceux qui ne connaîtraient pas encore l’animal, on ne saurait trop recommander la lecture des chroniques qu’il a naguère écrites pour Aspects de la France, l’hebdomadaire royaliste qui a remplacé, dans l’après-guerre, L’Action Française, dont le premier volume vient de paraître aux éditions Via Romana, La République et ses Peaux-Rouges. Il y est tout entier, son génie y éclate à chaque page. Ces chroniques nous ramènent au début des années 1950, un temps que les moins de vingt ans ne peuvent même pas imaginer. Aucune d’entre elles n’a vieilli. C’est la IVe République, celle de Vincent Auriol et de Guy Mollet, qui, dans l’intervalle, a pris un coup de vieux. Ainsi l’inactualité enchantée de Perret a-t-elle survécu aux uns et aux autres. Certains sont insubmersibles, lui est imputrescible et inaltérable. C’est le début de l’immortalité dans les lettres.
     [...]
François-Laurent Balssa