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Chesterton face à l'islam

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Philippe Maxence

Nouveau

Auteur de plus de cent livres, maître du suspense, de l’humour et de la polémique, Gilbert Keith Chesterton (1874-1936) a bâti une œuvre qui a vite traversé les frontières de son Angleterre natale.

Résumé

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13,00 €

Fiche technique

Pages180
Dimensions10 x 16 cm
Couverturesouple
Date de parutionavril 2014

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   Auteur de plus de cent livres, maître du suspense, de l’humour et de la polémique, Gilbert Keith Chesterton (1874-1936) a bâti une œuvre qui a vite traversé les frontières de son Angleterre natale. Outre sa série du « Father Brown », son héros de prêtre détective, Chesterton est l’un des écrivains qui s’est posé le plus directement la question de la confrontation de l’islam avec la société moderne occidentale.

   Et c’est en poète, en chroniqueur engagé et en romancier qu’il alerte ici son lecteur sur la nature profonde de cette religion par la voix autorisée de l’un de ses meilleurs spécialistes français, Philippe Maxence.

   Passionné par le monde anglo-saxon, Philippe Maxence est notamment l’auteur de Baden-Powell, éclaireur de légende et fondateur du scoutisme (Perrin, 2003), de Pour le réenchantement du monde, une introduction à Chesterton (Ad Solem, 2004), du Monde de Narnia décrypté (Presses de la Renaissance, 2005), de Pâques 1916, renaissance de l’Irlande (Via Romana, 2007) et de L’Univers de Chesterton (Via Romana, 2008).
Il est rédacteur en chef du bimensuel
L’Homme nouveau.

Autour de Chesterton :

L'inconvénient d'avoir deux têtes - de G.K. Chesterton
Impressions irlandaises - de G.K. Chesterton
Pourquoi je suis catholique - de G.K. Chesterton

Dans la presse

Valeurs actuelles, 1er mai 2014

   La négation de la Trinité par la religion musulmane est en réalité une négation de la personne et du libre arbitre.
   Qui mieux que Philippe Maxence, à coup sûr le meilleur chestertonien de ce côté-ci du Channel, pouvait nous offrir cet extrait de la plus haute sagesse, présentée selon toutes ses applications pratiques ? Gilbert Keith Chesterton (1874-1936) est un prophète déguisé en écrivain, et un prophète à la mode anglaise catholique, pour qui les paradoxes de l’humour sont les moyens d’expression de la métaphysique. Il y a cent ans, il imaginait dans un récit d’anticipation, L’Auberge volante (traduit par Pierre Boutang, L’Âge d’homme, 1990), une Angleterre soumise à l’islam et au régime sec. De ce livre et du reste de son œuvre, romans, reportages, essais, poèmes, Philippe Maxence tire un florilège raisonné : en niant la Trinité, soit le Dieu en trois Personnes, l’islam nie la personne, dans ses dimensions divines aussi bien qu’humaines. D’où l’aphorisme de Chesterton : « Il n’est pas bon que Dieu soit seul. » En sacrifiant la personne à l’unité transcendante de Dieu, l’islam (en arabe : “soumission”) nie du même coup le libre arbitre ; et Chesterton de rappeler que « si la crainte de Dieu est le commencement de la sagesse, elle n’en est pas la fin ». Voilà un écrivain d’avenir.
Philippe Barthelet

Reconquête, n° 308, mai 2014

   On se souvient au Centre Charlier de la superbe conférence que prononça en 2008, lors de notre université d’été, Monica Papazzu, notre grande amie roumaine, professeur d’université au Danemark. Le thème en était « Chesterton, prophète de l’islamisation de l’Europe ».
   Voici maintenant, sur le même thème, un captivant petit livre de notre ami Philippe Maxence, rédacteur en chef de L’Homme Nouveau et merveilleux commentateur du grand écrivain catholique anglais.
   Monica Papazzu avait essentiellement parlé de L’auberge volante, désopilant roman à la fois surréaliste et réaliste dans lequel Chesterton brossait prophétiquement une geste de résistance à l’islam autour des valeurs sûres du jambon, du pub et de ses boissons plus ou moins alcoolisées.
   Maxence, avec sa sûre érudition chestertonienne, a été encore judicieusement cueillir un beau bouquet de textes de Chesterton sur cette grande hérésie chrétienne qu’est la religion de Mahomet. Mais ce faisant il nous livre aussi quelques-unes de ses très pertinentes réflexions sur le sujet. Telle que celle-ci : « Le rigorisme de l’islam, qu’il partage en partie avec une certaine forme de puritanisme, est très souvent un rigorisme de cimeterre. »
Bernard Antony

La Nef, n°260, juin 2014

   « Quand on lit Chesterton aujourd’hui, on est constamment saisi par la troublante justesse d’un grand nombre de ses analyses, par la qualité prophétique d’un grand nombre de ses avertissements », écrivait Simon Leys, cité par Philippe Maxence. C’est en effet ce qui frappe quand on prend connaissance de la pensée de Chesterton (1874-1936) sur l’islam, que Philippe Maxence – notre meilleur chestertonien – met en lumière avec un rare talent, s’effaçant derrière la personnalité de son héros. Certes, il ne faut pas s’attendre, de la part de Chesterton, à une analyse développée et systématique de l’islam – il y a toutefois consacré son roman L’Auberge volante (1914) –, il s’agit plutôt d’intuitions fulgurantes et profondément justes comme il en a le secret, intuitions qui révèlent une véritable connaissance de la religion de Mahomet. Par exemple, lorsque l’auteur nous explique que « la menace orientale [l’islam] ne peut être dissociée à ses yeux de la démission occidentale. Et c’est là que se situe exactement l’aspect prophétique de ce roman [L’Auberge volante] ». Le talent de Philippe Maxence est de réussir à extraire, au milieu d’une œuvre touffue, ces intuitions et de nous les replacer dans le contexte de l’époque – donnant au passage une brève synthèse sur Chesterton qui donne l’envie pressante de le (re)lire.
Christophe Geffroy

L’Homme nouveau, n°1570 du 7 juillet 2014

   Avec une curiosité mêlée d’abnégation, Philippe Maxence poursuit, année après année, l’exploration du « continent » Chesterton — substantif qui n’est pas déplacé pour l’écrivain le moins « insulaire » des insulaires habitant les îles Britanniques… Il se penche avec une gourmandise d’enfant aux yeux constellés d’étoiles devant une malle aux trésors, mais aussi avec la délicatesse de l’archéologue maniant sur de précieux vestiges un pinceau aux poils de soie, sur l’œuvre à nulle autre pareille d’un génie littéraire qui ne sort d’aucune lampe merveilleuse puisqu’il est lui-même et le génie et la lampe destinée à nous éclairer.
   On reconnaîtra que cette dernière métaphore, sollicitée du conte arabo-persan d’Aladin, n’est pas forcée dès lors que le dernier ouvrage de Philippe Maxence traite précisément de Chesterton face à l’islam… Pourtant le prolifique G.K. Chesterton n’a consacré aucun ouvrage de fond à une religion qui, selon lui, ressemblait « assez à une hérésie chrétienne ». Mais il l’aborde, et d’abondance, dans son œuvre protéiforme, et il fallait à Philippe Maxence sa familiarité rare avec l’auteur d’Hérésie et d’Orthodoxie, pour en tirer les nombreuses notations, réflexions et méditations de Chesterton sur l’islam. Le livre de taille modeste qu’il nous propose, que l’on dirait « de poche » mais qui s’apparente davantage à un vade-mecum, se compose de trois parties. La première, en cinq chapitres, cerne l’approche, que l’on peut qualifier de théologique, du sujet islam par Chesterton. La deuxième, qualifiée de florilège, est un court dictionnaire de citations de Chesterton sur le thème de l’islam. La troisième fera découvrir deux poèmes que notre génie britannique associa, en quelque sorte, à la religion mahométane, dont le somptueux et flamboyant Lépante.
   Certes, la « question » de l’islam se posait, du vivant de Chesterton, d’une manière autre que celle qui se présente à nous aujourd’hui. Et certains esprits rapides, mais peu déliés, pourraient en inférer que Philippe Maxence a quelque peu violenté GKC pour satisfaire à ceux qui succombent aux « amalgames » contemporains… Ils auraient bien tort. Oserais-je utiliser un grand mot en suggérant que Chesterton, sur l’islam, pourrait bien avoir été une manière de « prophète » pour notre temps ? Dans son analyse du roman de Chesterton, L’Auberge volante, publié en 1914 – eh oui, il y a 100 ans ! – et qui constitue un chapitre des plus intéressants de son ouvrage, Philippe Maxence écrit : « La cible (du roman) n’est pas seulement la religion de Mahomet, mais, plus globalement, la démission des élites, la trahison et l’abandon des traditions nationales, la folie du libéralisme capable de vendre un pays à l’une des plus graves menaces qui soit, l’islam ». C’est cela qu’a « prophétisé » Chesterton voici un siècle… Et c’est cela que nous constatons aujourd’hui.
   Alexandre Vialatte ponctuait ses chroniques dans le quotidien La Montagne d’un incongru « Et c’est ainsi qu’Allah est grand ». Je conclurai mon article en écrivant : Et c’est pourquoi le petit ouvrage de Philippe Maxence est grand...
Daniel Hamiche

Les 4 vérités hebdo, n° 953, vendredi 25 juillet 2014

   Notre ami Philippe Maxence, excellent connaisseur de l’œuvre de l’écrivain anglais Chesterton, a récemment publié un petit essai sur « Chesterton face à l’islam ». Il est bien évident qu’au début du XXe siècle, le réveil de l’islam dans le monde n’était pas encore une réalité – ni, a fortiori, l’islamisation de l’Europe. Et, pourtant, Chesterton écrivit des pages réellement prophétiques sur ces sujets. Et, notamment, sur le rôle que les « élites » européennes pourraient jouer dans cette islamisation – par lâcheté, par goût pour le totalitarisme, par zèle hygiéniste ou liberticide pour la prohibition… Des pages à méditer pour mieux comprendre la situation actuelle de l’Europe.

Famille Chrétienne, n°1913, du 13 au 19 septembre 2014

Prophéties sur l’islam
   Bien qu’ayant vécu à une époque où l’islam faisait peu parler de lui, Chesterton (1874-1936) a eu le pressentiment du défi que cette religion pouvait présenter pour l’Europe. C’est ce regard prophétique que Philippe Maxence, grand admirateur de l’écrivain britannique devenu catholique, restitue ici d’une belle manière.
   L’islam traverse donc une partie de l’œuvre romanesque et poétique de Chesterton, qui l’aborde sous différents aspects. L’un des plus inattendus est le lien qu’il établit entre la religion de Mahomet et l’unitarisme, cette hérésie antitrinitaire répandue en Angleterre depuis le XVIe siècle. Il retient d’autres traits propres à l’islam : scepticisme sur l’homme, absence de libre arbitre, puritanisme, exaltation de la soumission et de la guerre. Dénonçant les perversions et dérives de l’aristocratie anglaise de son temps, il rappelle implicitement que l’islam se renforce de la faiblesse des chrétiens.
   Un enseignement très utile pour aujourd’hui.
Annie Laurent

Renaissance catholique, n°132, mai-juillet 2014

   G.K. Chesterton est grand et P. Maxence est  son prophète ! Le célèbre auteur d'Hérétiques et d'Orthodoxie a consacré une part non négligeable de son œuvre à traiter de l'islam, consacrant en particulier un roman, L'Auberge volante, à une tentative de prise en main de l'Angleterre par l'Islam en collaboration avec des politiciens libéraux. En 1914 !
   Philippe Maxence, certainement un des meilleurs spécialistes français de l'œuvre de Chesterton, nous livre un très instructif florilège des nombreux textes dans lesquels le père du Father Brown cherchait à alerter ses lecteurs sur la nature profonde de la religion musulmane. Tout découle, pour l'auteur, de l'idée qu'un Dieu solitaire n'aime pas et ne demande pas d'être aimé mais uniquement obéi et craint, donnant naissance à une « doctrine simple pour gens simples ». Intuition confortée par cet aphorisme chestertonien : « La crainte de Dieu est le commencement de la sagesse. Elle n'en est pas la fin. » (in Saint-Thomas du Créateur). Les intuitions fulgurantes de Chesterton, alliées à son humour tout britannique (le chapitre consacré à la défense du vin manifeste particulièrement bien ces deux qualités), font de ce recueil un précieux antidote à l'islamophilie ambiante.
Jean-Pierre Maugendre

Catholica, n°125, automne 2014

   Ce petit livre est plein de ressources. Il présente divers écrits de l'écrivain – dont l'auteur est grand lecteur –, étonnamment attentif à un ensemble d'engouements ou de faiblesses affectant la société britannique du début du XXe siècle. L'auberge volante (The flying inn), un pub itinérant servant de refuge aux amateurs de bière et de joyeuse camaraderie au milieu d'une société menacée par la sourde peur de déplaire à ceux qui la menacent. Deux petits chapitres sur le libre-arbitre (nié en islam) et sur une comparaison entre le monothéisme musulman et l'unitarisme. Un « florilège » (pp. 109-156) classe alphabétiquement diverses citations de Chesterton. Ce dernier considérait l'islam comme une sorte d'utile mouvement de simplification opposé au paganisme, mais d'abord contre le christianisme : ce que persécuta Mahomet, « ce fut l'idée de Dieu fait chair, et ensuite fait bois ou pierre » (occurrence « Hérésie chrétienne »).

Action Familiale et Scolaire, n°236, décembre 2014

   Ce livre est dédié aux chrétiens d'Orient qui souffrent et témoignent de leur foi, dans l'indifférence de l'Occident. L'auteur en est à son quatrième livre sur Chesterton (1874-1936) un des plus importants écrivains anglais du début du XXe siècle. C'est en poète, chroniqueur engagé, que Chesterton alerte ici le lecteur. Les trois parties concernent l'approche théologique, puis un florilège de citations, et enfin deux poèmes en rapport avec l'islam.
   Chesterton a écrit avant la deuxième guerre mondiale, à une époque où les empires français et anglais existaient encore et où le mot de décolonisation était loin des pensées. L'immigration était européenne et le danger islamique était loin des pensées populaires.
   Chesterton a étudié l'aspect religieux, mais, de cette étude il en déduit l'aspect politique. Son cinquième roman, "l'auberge volante" décrit une tentative de soumission de l'Angleterre à l'islam à commencer par l'interdiction des boissons alcoolisées. cela lui permet de dénoncer la démission des élites, la folie du libéralisme, capable de vendre un pays à l'une des plus graves menaces qui soit, l'islam. Pour Chesterton, capitalisme et islamisme ont des intérêts communs. La capitulation de l'occident devant l'islam n'est que l'aboutissement d'une déroute qui coïncide avec la modernité: rejet de la réalité, de l'histoire, des traditions... chimère d'un monde nouveau créé par l'homme.
   L'aspect fondamental de l'islam conduit Chesterton à le comparer à l'unitarisme qu'il côtoyait en Angleterre. Il voit déjà la désaffection de Dieu chez les chrétiens, cela ne l'empêche pas de dire que la seule objection à faire vis-à-vis de la religion d'Omar, c'est qu'elle attribue à Dieu un refus de la liberté humaine. L'islam exclut donc la relation d'amour, de même qu'il est une religion sans joie. Chesterton reproche aux musulmans leur rigorisme, très souvent un rigorisme de cimeterre. Il parle de l'islam comme d'une hérésie chrétienne.
   Dans la 2è partie, "florilège", il déclare les musulmans plus antisémites que les chrétiens. Incontestablement, l'islam converti, le monde aurait été plus heureux. Il rejoint ainsi le père de Foucauld. Et voici un des derniers articles de ce florilège : Turquie:... est insensé de laisser les Turcs à Constantinople… comme si les romains avaient annexé la Parthie, mais livré Rome.
   Cette note, comme beaucoup de considérations recueillies dans ce petit livre, nous ramène bien à notre époque et nous rappelle que, depuis les croisades, il n'y a rien de nouveau sous le soleil. S'il nous arrive malheur en Occident, on ne pourra pas dire que nous n'avions pas été avertis. JdS