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Regards sur la vie et l'oeuvre de Louis Bertrand

978-2-37271-006-0

Nouveau

19,00 €

Fiche technique

Pages140
Dimensions16 x 24 cm
Couverturesouple
Date de parution26 juin 2015

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   Actes de la journée d'études tenue à Paris, Université Panthéon-Assas (Paris II), le 14 décembre 1991.

   C’est contre la malédiction de l’oubli que s’inscrivait ce colloque commémorant le 50e anniversaire du décès de ce grand écrivain français que fut Louis Bertrand (1866-1941), auteur original et puissant, Lorrain d’origine, Normalien des plus brillants, devenu successeur de Maurice Barrès sous la Coupole, mais aujourd’hui si injustement méconnu. Et pourtant !

   Découvrant l’Algérie comme jeune professeur en 1891, il en fera une de ses principales sources d’inspiration, devenant avec ses romans « africains » (Le Sang des races, 1899, Pépète le bien-aimé, 1904) le fondateur de « l’Algérianisme » dont Albert Camus sera plus tard le plus célèbre représentant (rapports de Marcel Cordier et Marc Baroli).

   Face à l’Islam (dont il pressent la menace) l’importance universelle des religions sur les civilisations s’impose à lui. Le passé romain et chrétien de l’Afrique du Nord découvert dans l’éblouissement et le catholicisme retrouvé dans la ferveur, lui inspireront un superbe Saint Augustin (1913) au succès considérable et Sanguis Martyrum (1918), l’histoire des premiers martyrs chrétiens d’Afrique du Nord (contributions de Gérard Blandin et des abbés Jean Bayot et Alain Lorans).

   Son éclatant Louis XIV (1923) suscitera de nombreux successeurs (intervention de François Bluche). Il s’intéressera aussi à l’Espagne, avec Philippe II (1929), Histoire d’Espagne (1932) et surtout Sainte Thérèse (d’Avila) aux tirages impressionnants (1927).

   Remarquable romancier de mœurs, il peut, avec Mademoiselle de Jessincourt (1911) légitimement rivaliser avec Madame Bovary de Flaubert dont il se veut le disciple fidèle (contribution du professeur Alain Lanavère).

   Guidé par les spécialistes les plus qualifiés (au premier rang desquels son irremplaçable biographe L.-A. Maugendre), on découvrira des aspects aussi passionnants qu’inattendus sur la vie et l’œuvre de l’auteur auxquelles une première partie du volume introduit (texte de Daniel Heck).

OEuvres de Louis Bertrand rééditées chez Via Romana :
Saint Augustin 
Sainte Thérèse d'Avila 
Sanguis martyrum 

Dans la presse

Catholica, n°131, Printemps 2016

   En décembre 1991 s'était tenu un colloque à l'Université Panthéon-Assas (paris Il) sur cet écrivain et académicien "grand oublié" plus encore que son contemporain, Lorrain comme lui, Maurice Barrès. Daniel Heck qui le présente au début de ce recueil de textes, le décrit comme catholique - de retour à la ferveur à l'âge de quarante ans -, esprit brillant, nationaliste et doté d'une forte personnalité. Jeune agrégé, on s'était débarrassé de lui en l'envoyant passer neuf années à Alger, séjour pour lui déterminant. Epuré post mortem pour avoir écrit, en 1935, un livre sur Hitler attirant l'attention sur la puissance organisatrice du régime nazi et son danger, il tombe en disgrâce, malgré une œuvre littéraire considérable.
   Des diverses contributions, on retiendra tout spécialement "Louis Bertrand, Albert Camus et Tipasa", par l'historien Marcel Cordier, qui ont trouvé au pied du Chenoua une inspiration commune, au point que certains passages de La Cina et de L'Eglise d'Afrique (du premier) et de Noces à Tipasa er Retour à Tipasa, du second, se correspondent étrangement. D'autres rapprochements sont possibles, autour d'un tiers intervenant, le Barrès de La Colline inspirée. Ils procèdent non seulement d'un parallélisme formel mais surtout d'une forme de contemplation.
   Dans un autre registre, mais lui aussi source de rapprochements, Marc Baroli s'intéresse au "Petit peuple algérois vers 1900 vu par Louis Bertrand", ce milieu plus que simple d'où était issu Camus, entre autres. Cela nous vaut une véritable étude sociologique, confirmant les qualités d'observateur social de l'écrivain. Comme converti, comme auteur de grande sensibilité, comme romancier prolixe fasciné par l'éclat du Sud, Louis Bertrand mérite d'être redécouvert. BD