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La lagune de Venise

978-2-37271-052-7

François de Crécy

Nouveau

19,00 €

Fiche technique

Pages98
Dimensions14,8 x 21 cm
Couverturesouple
Date de parutionnovembre 2016

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Préface de Frédéric Vitoux, de l'Académie française

   François de Crécy nous le prouve ici avec une érudition tendre et magistrale à la fois, aux allures de confidences : le vrai Vénitien, le véritable amoureux de la Sérénissime, est d’abord l’homme qui chérit la lagune de Venise, qui a compris que tout partait de là, que tout s’éclairait là, que tout se justifiait là, que Venise n’aurait jamais existé, la puissance de Venise, l’indépendance de Venise, la peinture de Venise, la lumière de Venise, la musique de Venise, bref le génie de Venise, sans le miracle de ce croissant lagunaire de 80 kilomètres de long, et de quelques kilomètres de large en moyenne, fait d’eau douce et d’eau salée, cet écosystème unique au monde, où la terre affleure si souvent en une myriade de petites îles parfois inondées quand sévit l’acqua alta.
   François de Crécy est le guide incomparable, il retient son souffle, il écrit juste comme s’il avait peur de déranger les fantômes qui hantent San Lazzaro degli Armeni, San Clemente ou les îles aujourd’hui disparues d’Ammiana ou de Costanziaca, ou qu’il redoutait que ne s’envolent les aigrettes au dessus des jardins potagers de Sant’Erasmo.
   Autant dire qu’on l’accompagne, d’une page à l’autre, d’une île à l’autre, des plus peuplées (La Giudecca, le Lido) aux plus désertes (San Secondo, Sant’Andrea) avec une infinie reconnaissance. On éprouve un peu le sentiment de mériter Venise et d’en devenir, à sa suite, un citoyen, de cœur et d’intelligence.
Frédéric Vitoux, de l’Académie française

   Gentilhomme bourguignon, François de Crécy est un spécialiste reconnu de Venise à laquelle il a consacré plusieurs ouvrages, parmi lesquels Venezianamente, préfacé par Jean d’Ormesson, aux éditions du Rocher en 2005.

Dans la Presse

Famille Chrétienne, n°2036, du 21 au 27 janvier 2017

   Le voyageur en partance pour Venise qui souhaiterait en découvrir les charmes authentique loin des clichés et du tourisme moutonnier, doit glisser dans ses bagages ce petit guide savoureux. Vénitien d'adoption, François de Crécy, qui signe ici son cinquième ouvrage sur la Sérénissime, en connait tous les secrets et les recoins. Il nous invite à le suivre dans ses « Flâneries amoureuses » sur les petites îles de la lagune. Chaque escale lui offre l'occasion de faire revivre le passé, en donnant quelques détails historiques, sans jamais omettre d’indiquer l’endroit idéal pour savourer le meilleur verre de Vino Blanco avant de reprendre le vaporetto. La vita è bella !
Elisabeth Caillemer

Valeurs Actuelles, 12 janvier 2017

   A Venise, rien n'est étranger à François de Crécy. Son histoire, son climat, ses habitants, ses légendes, ses humeurs et ses fantômes, il les raconte dans des livres délicats qui brillent comme des talismans. Le dernier en date est préfacé par Frédéric Vitoux, de l'Académie française, et très joliment illustré par Françoise Pichard. Il s'intéresse aux îles mystérieuses qui peuplent la lagune. De Torcello à Chioggia, en passant par Poveglia, Giudecca, Lazzaretto Nuovo ou encore San Francesco del Deserto, l'île aux cyprès dont l'église porte cette inscription sur son fronton: "O beata solitudo O sola beatitudo."
T.M.

Nouvelle Revue d'Histoire, n°88, janvier-février 2017

   Définitivement, l'on ne saurait trouver meilleur cicerone que M. de Crécy dès qu'il s'agit de la sérénissime. Après avoir, dans ses précédents ouvrages, entraîné ses lecteurs charmés à la découverte d'une Venise qui n'est pas celle, banale, des touristes, vous avoir découvert ses adresses favorites, ouvert des églises, révélé des jardins, des calle, des piazzette cachés aux passants trop pressés, ne pouvant s'arracher aux merveilles vénitiennes, c'est la lagune, trop méconnue, qu'il vous invite à visiter.
   Même s'il ne peut éviter Burano, Murano, et le «triste Lido» qui désolait Musset, il est tant d'autres lieux, accessibles en quelques stations de vaporetto, à admirer, tant de gens à rencontrer qui, tous, méritent le détour. Et tant de déprédations, œuvres le plus souvent de Napoléon qui voulait rabattre une fois pour toute la superbe de la république, à déplorer…
   Toujours sensible aux événements, Monsieur de Crécy, merveilleux connaisseur du passé, n'en n'est pas moins attentif à une actualité qui influe, trop souvent en mal, sur l'avenir d'une cité qu'il aime. Ainsi suit-il, inquiet, les chantiers de telle île, la dégradation de t'elle autre, l'effacement progressif de telles ruines vouées à s'abîmer sans retour dans les flots.
   À en croire Chateaubriand, Bretons et Vénitiens sont cousins. Venise finira-t-elle comme Ys ? Les lecteurs de François de Crécy ne s'en consoleraient pas.
Anne Bernet