Pâques de la sainte Russie Agrandir l'image

Pâques de la sainte Russie

978-2-37271-033-6

Gérard Letailleur

Nouveau

19,00 €

Fiche technique

Pages138
Dimensions14,8 x 21 cm
Couverturesouple
Date de parutionmars 2017

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   Les contes russes constituent un vaste univers dont les racines remontent aux temps les plus reculés. Ils ont conservé leur symbolique dans la mémoire populaire grâce à la riche palette de leurs couleurs, leur sens du mouvement, leurs nobles sentiments, et parfois leur charmante naïveté.
   Dans cet ouvrage, ceux que nous avons choisis ont un point commun : la fête de Pâques. venue de Byzance au Xe siècle, à l’époque où les premiers slaves posèrent le pied sur le territoire russe entre la Haute Volga et le Dniepr, cette célébration revêt dans la liturgie orthodoxe une dimension fastueuse.
   Les plus beaux contes de Pâques portent la signature d’écrivains exceptionnels,  à l’instar d’Alexandre Pouchkine, Léon Tolstoï, Anton Tchékhov, Alexandre Kouprine, Fédor Dostoïevski…
   Gageons que la redécouverte de ces petits joyaux tisse de nouveaux liens d’amitié entre nos deux peuples et contribue au renouveau spirituel de l’Occident chrétien.

   Gérard Letailleur, éditeur d’ouvrages de bibliophilie, est l’auteur de nombreux livres consacrés à l’histoire, dont le dernier, L’histoire insolite des cafés parisiens, préfacé par Jean Piat, paru aux éditions Perrin, a rencontré un vif succès couronné par le prix de l’Académie Rabelais 2013.
   Illustrations de Françoise Pichard.

Du même auteur :

Noëls de la sainte Russie 

Dans la presse

Blog Chouette, un livre!

   Moujiks et barines, fils de tsar ou popes, tous, au matin de Pâques, regardent le monde avec des yeux neufs, ceux d’une fraternité retrouvée, sous les ors des ornements sacerdotaux de la liturgie orthodoxe. Contes païens – comme les célébrissimes « Oiseau de feu » ou le « Kolobok » – et contes à consonance plus religieuse – tels « Le Petit Cierge » ou « Le Poisson de Notre Seigneur » – rivalisent de fantaisie et de naïveté pour nous faire pénétrer le sens profond de l’imaginaire slave. Gérard Letailleur a sélectionné les plus belles versions de ces contes, qui portent ici la signature d’écrivains exceptionnels : Alexandre Pouchkine, Léon Tolstoï, Anton Tchékhov, Alexandre Kouprine ou Fédor Dostoïevski. Parce que les contes ne sont pas l’apanage de la seule fête de Noël, prenez plaisir à les lire en famille, au coin du feu si l’hiver se prolonge, ou sous la tonnelle si le printemps s’est déjà annoncé. N’oubliez ni les œufs peints, ni la brioche pascale !
Pour toute la famille

PRÉSENT, Vendredi 7 avril 2017


   Le trésor des contes collectés en Auvergne par Henri Pourrat a montré combien ces récits, attachés à la fois aux « petits pays » des provinces mais gardant une dimension universelle, restaient liés à la longue histoire de notre civilisation. Gérard Letailleur, quant à lui, s’est juré de nous faire découvrir un pan de l’âme russe par l’intermédiaire de contes écrits par les meilleurs auteurs. Il nous a ainsi déjà offert Les Noëls de la sainte Russie (voir Présent du 24 décembre 2014). Cette année, c’est Pâques de la sainte Russie qu’il propose. On y retrouve les signatures de Pouchkine, Tolstoï, Dostoïevski (avec des souvenirs de Sibérie), Tchékhov ou Kouprine, mêlées à quelques contes populaires. Une courte présentation biographique de chacun des auteurs figure en fin de volume. Dans sa préface, Gérard Letailleur offre des pistes pour « décrypter » les symboles de la Résurrection : l’oiseau de feu, tel le phénix renaissant de ses cendres, représentant le retour des saisons et la vie après la mort, ou l’œuf de Pâques peint en rouge (le même mot est utilisé dans la langue russe pour désigner le « beau » et le « rouge »), béni après la cérémonie de la Résurrection et devenu tout léger quand on le remplace l’année suivante, « à l’instar du tombeau du Christ retrouvé vide après la résurrection du Sauveur ». « Le moindre sujet simple, précise-t-il, apparemment naïf, recèle un sens profond où se révèle pleinement l’univers de l’imaginaire slave. » Ainsi dûment pourvu d’un viatique indispensable (il vaut mieux donc lire la préface avant de savourer l’ouvrage lui-même, ce qui n’est pas toujours le cas), le lecteur peut se plonger avec délice dans les contes eux-mêmes et pouvoir ainsi pour les enfants s’émerveiller et, pour les adultes, retrouver toutes fraîches leurs impressions de lectures anciennes, ravivées par les superbes dessins de Françoise Pichard, notre Chard de Présent.
ANNE LE PAPE
anne-le-pape@present.fr

Valeurs Actuelles, n°4194, 13 avril 2017

   En cette année de Pâques œcuméniques, où les calendriers grégorien et julien coïncident, ces contes nous parlent encore davantage; de nous-mêmes, des peines de la terre et des promesses du ciel, puisque telle est leur fonction, qu'ils soient "populaires", comme on dit, gardés et transmis par le peuple depuis des temps immémoriaux, ou bien écrits comme une variation supplémentaire par Pouchkine, Tolstoi, Dostoievski, Kouprine ou Tchekhov. Recueillis et présentés par Gérard Letailleur, illustrés par Françoise Pichard, le petit poisson de Pouchkine, la poule chamarrée et l'oiseau de feu nous sont offerts comme autant de témoins de la Résurrection.
Ph. B.