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L'enfant étranger

978-2-916727-25-7

Gertrud von Le Fort

Nouveau

Il est agréable de se laisser bercer par l’évocation à peine romancée d’une enfance. Dans une petite ville résidentielle de la cour de Prusse, les enfants forment une ronde de lampions autour d’un bassin du parc du château pour célébrer le déclin de l’été...

Résumé

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14,50 €

Fiche technique

Pages88
Dimensions13.5 x 20.5 cm
Couverturesouple
Date de parutionavril 2008

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Préface et traduction d’Henri Peter
Postface d’Antje Kleinewefers, présidente de la Société Gertrud von Le Fort en Allemagne

 

   Il est agréable de se laisser bercer par l’évocation à peine romancée d’une enfance. Dans une petite ville résidentielle de la cour de Prusse, les enfants forment une ronde de lampions autour d’un bassin du parc du château pour célébrer le déclin de l’été. La fête campagnarde clôt la moisson et les paysans lient symboliquement leurs maîtres avec des rubans… La Grande Guerre n’a pas encore détruit l’ordre ancien.

   Puis naît la déchirure et l’impossible accord entre deux Allemagne, celle du cousin de Charlotte, la narratrice, le junker Jeskow dont l’embrigadement nazi s’oppose à celle de la compassion de la belle Gläschen.

   Comment l’accueil d’une enfant rescapée des camps de la mort va-t-il ouvrir un chemin de résurrection ? Comment Gläschen, Jeskow et son père Hasso reflètent-ils les tribulations d’une Histoire allemande tiraillée entre culpabilité, expiation et réconciliation ?

   C’est l’art et le secret de Gertrud von Le Fort d’inviter son lecteur au plus subtil des examens de conscience, celui d’une humanité transfigurée par la Réconciliation.

 

L’auteur 

   Poète, romancière et nouvelliste d’outre Rhin, Gertrud von Le Fort (1876-1971) a inspiré les plus grands écrivains du XXe siècle, parmi lesquels Georges Bernanos avec La dernière à l’échafaud. Son art littéraire servi par un sens théologique des plus aigus la rapproche de Marie Noël dont elle partage la foi chrétienne et l’amour de la nature.

 

Du même auteur :
La femme éternelle

Ecrits de résistance

 

Dans la presse

Renaissance catholique, n°102, mai-juillet 2008

   La célèbre romancière allemande Gertrud von Le Fort nous livre une émouvante nouvelle qui est aussi une page de l’histoire de l’Allemagne depuis la veille de la guerre de 1914 jusqu’aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale. Au-delà de l’amour contrarié qui unit Jeskow le junker prussien à l’hypersensible Gläschen, c’est surtout à une réflexion sur un monde disparu avec la guerre de 1914 (celui d’une société rurale et aristocratique) et sur les responsabilités de l’Allemagne dans le génocide juif, que le lecteur est convié.
Au-delà de l’envoûtement de quasiment tout un peuple par un génie maléfique, se croisent les thèmes du pardon et du repentir ; de la fidélité et de la responsabilité individuelle et collective.
Jean-Pierre Maugendre

Famille chrétienne, n°1588, du 21 au 27 juin 2008

Via Romana réédite le magnifique texte de Gertrud von Le Fort (1876-1971), La Femme éternelle, sur la féminité transfigurée par la grâce de Dieu, ainsi que L’Enfant étranger, évocation à peine romancée de son enfance.

Monde et vie, n° 796, 7 juin 2008

   Gertrud von Le Fort (1876-1971) n’est guère connue en France, et c’est bien injuste puisque celle que l’on surnomme « la Marie-Noël allemande » est à l’origine du Dialogue des Carmélites. Combien savent encore que la célèbre œuvre de Bernanos n’est en fait que l’adaptation cinématographique de La dernière à l’échafaud de Gertrud von Le Fort ? Un récit tiré de l’histoire des carmélites de Compiègne à laquelle l’auteur imagina – en s’inspirant de son propre patronyme –, d’ajouter le personnage fictif de Blanche de La Force. Difficile jusqu’à présent de trouver du Gertrud von Le Fort ailleurs qu’au fond d’un bac de bouquiniste. Les éditions via Romana nous donnent donc une occasion unique de découvrir ou faire découvrir cet auteur grâce à deux rééditions : le roman L’enfant étranger, et La femme éternelle, essai théologique et littéraire. Sans doute Gertrud von Le Fort et Marie Noël partagent-elles un vrai génie poétique teinté de sensibilité féminine et allié à une foi profonde, mais on peut trouver aux romans de cet écrivain d’outre-Rhin encore bien d’autres parentés : dans ces derniers feux d’un monde ancien en sursis – qu’il soit la France de la fin du XVIIIe siècle ou l’Allemagne d’avant-guerre, ces hobereaux tourmentés, ces jeunes filles douces et fragiles qui viennent porter sans bruit sur leurs épaules étroites les fardeaux des leurs, il rentre un peu de La Varende, de Barbey d’Aurevilly, ou même encore d’Anouilh. (...)

Les 4 vérités hebdo, n°664, 31 octobre 2008

   [...] joli roman qui évoque une Allemagne que la guerre n’avait pas encore bouleversée. Ce récit d’enfance sur fond de nostalgie pour l’ordre ancien est à lire et à faire lire sans modération ! 

L’Homme Nouveau, n°1435, 20 décembre 2008

   Gertrud von Le Fort plonge le lecteur dans une Allemagne qui passe de l’ordre ancien, subtilement dépeint, à la déchirure consécutive à l’avènement du nazisme. La tragédie et le mal sont au cœur de cette longue et poignante nouvelle marquée du sceau du réalisme. Mais la dynamique de la charité est à l’œuvre. Le récit s’achève alors sur les fruits magnifiques du pardon, du sacrifice et de la réconciliation. Une belle leçon d’humanité chrétienne.
Annie Laurent