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Michel Perrin, gentilhomme des lettres

978-2-37271-144-9

Remi Perrin

Nouveau

Vient de paraître,
en librairie le 23 janvier

Voir l'édition de luxe

Résumé

18,00 €

Fiche technique

Pages126 + 8 p. de photos
Dimensions13,5 x 20,5 cm
Couverturesouple
Date de parutiondécembre 2019

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   Je n'ai pas connu les années psychédéliques. Je n'écoutais pas Jimmy Hendrix, ni Bob Dilan, et n'avais au-cun goût pour Kerouac. Dans l'appartement familial, la clarinette de Mezz Mezzrow, les chansons désopilantes de Georgius, formaient l'atmosphère quotidienne. Et j'en suis reconnaissant à mon père.
   Écrivain atypique, Michel Perrin (1918-1994) connut très jeune les figures qu'il admirait : Blaise Cendrars, Max Jacob et Hugues Panassié. Journaliste, ce sont les princes du métier qui lui mettent le pied à l'étrier : Jean Galtier-Boissière au Crapouillot, et Georges Charensol aux Nouvelles littéraires.
   Biographe d'Arletty, qu’il sort de l'oubli où l'a plongée l'Épuration, il écrit pour le théâtre. Docteur Glass connaît un triomphe à la Porte-Saint-Martin, en particulier par la verve délirante de Darry Cowl. On y découvre les affres d’un auteur face à son interprète.  Ami d’Hugues Panassié, Michel Perrin défendra toute sa vie le jazz qui swingue contre le bebop qu'il abhorre.
   Pasticheur de haut vol, il rédige un recueil de parodies, Monnaie de Singe, reconnu comme l’un des modèles du genre. Mais tout cela ne serait rien sans les amitiés qui lui ont fait traverser le XXe siècle comme un Lagarde et Michard d'auteurs potaches ou facétieux : l'humour d'Alexandre Vialatte, les canulars de François Caradec, les pirouettes de Roland Cailleux, la finesse de Jacques Laurent.
   Journaliste à Télé 7 jours, il n'a pas cédé aux sirènes de l'audio-visuel et continue d’écrire avec une bande de copains talentueux tous oubliés : Andréota, Serval et Chabrun.
   Un quart de siècle après sa mort, j'ai souhaité redonner vie à ce destin original, à un peu de cette France littéraire aujourd'hui enfouie, oubliée, et qui ne demande qu'à renaître.

   Né à Paris en 1965, Remi Perrin est le fils de Michel Perrin dont il a partagé les amitiés et les soirées du Tout-Paris littéraire et musical.
Il est actuellement fonctionnaire à la Ville de Paris, après avoir dirigé sa maison d’édition de 1999 à 2015.

Dans la presse

Famille Chrétienne, n°2191, semaine du 11 au 17 janvier 2020

   Son nom ne vous dit peut-être pas grand-chose. Pourtant, Michel Perrin fut dans les années cinquante  et soixante un auteur dramatique connu, un pasticheur surdoué, un journaliste cultivé, un amateur de jazz fervent, un catholique born again, comme on ne disait pas alors. Son fils Rémi le fait revivre avec beaucoup de talent et d’humour dans un récit savoureux. Nous voilà plongés dans une époque présoixante-huitarde où la télévision diffusait « Au théâtre  ce soir », où les journalistes avaient du temps pour écrire leur papier (on les envie un peu !), où les revues de jazz s’étripaient autour du be-bop pour savoir si c’était ou non du « vrai » jazz… Rémi Perrin nous a mis l’eau à la bouche. On attend son deuxième livre avec impatience.
Charles-Henri d’Andigné