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La nuit de Blankenfeld

978-2-37271-023-7

David Gaillardon

Nouveau

12 octobre :
le Prix Charles Oulmont 2016 est attribué à La Nuit de Blankenfeld

Résumé

17,00 €

Fiche technique

Pages118
Dimensions13,5 x 20,5 cm
Couverturesouple
Date de parutionseptembre 2015

En savoir plus

   Après le succès d’Au Caffè Dinelli, recueil de nouvelles paru en 2012, David Gaillardon revient avec La Nuit de Blankenfeld, un livre qui fait la part belle à l’histoire de l’Europe. L’ouvrage conduit le lecteur à partager les tribulations d’un officier allemand découvrant la France durant la guerre de 1870, du comte de Provence – futur Louis XVIII – en exil dans un mystérieux manoir de la Baltique, d’un prisonnier de guerre français dans un stalag. Il imagine aussi le subtil face-à-face d’un couple aux prises avec une terrible confession, relate avec drôlerie la farce dont est victime un mari infidèle, se moque du snobisme d’un archevêque anglais et s’amuse de l’ambition d’une romancière hongroise…
   Un mille-feuille de situations cocasses ou dramatiques, une cascade de rebondissements menés avec virtuosité. Un livre captivant, à savourer au coin du feu, dans le métro ou autour d’un verre mais à ne prêter qu’aux amis !

Né en 1968, David Gaillardon, journaliste et historien, a publié une douzaine d’ouvrages consacrés à l’engagement des intellectuels dans la Résistance ou au dialogue entre juifs et chrétiens. Il s’intéresse aussi aux langues régionales et au patrimoine. Chasseur, il a également publié La Chasse pour les nuls en 2014.
Il puise son inspiration de ses nombreux voyages, et notamment de sa connaissance de l’Europe qu’il a connue quand elle était divisée par un rideau de Fer. Son style classique, le regard amusé et indulgent qu’il porte sur les travers de ses contemporains, le rattachent à la tradition des moralistes du Grand Siècle. L’ironie qui pointe à travers ses récits est rafraîchissante dans une époque de conformisme intellectuel et de prêt-à-penser intellectuel.

Du même auteur :

Au caffè Dinelli

Communiqué de Via Romana

   Le Prix Charles Oulmont a été attribué mercredi 12 octobre dernier au livre de David Gaillardon : La Nuit de Blankenfeld. Créé en 1982 et décerné par la Fondation de France, ce prix a pour but d’encourager et de récompenser des créateurs ou des artistes manifestant leurs compétences et leurs talents, sans distinction d’âge, de nationalité ou autre, dans le domaine des lettres, de la musique ou du spectacle.

   Le Prix Charles Oulmont a été créé par le compositeur de musique et collectionneur d’art Charles Oulmont (1883-1984). Issu d’une riche famille d’industriels, cet amateur d’art choisit de tout sacrifier pour sa passion de la musique et des lettres. Il fut l’ami des plus grands artistes de son temps (Fauré, Massenet, Saint-Saëns mais aussi Yvette Guilbert), se  refusant à établir une hiérarchie parmi les différentes disciplines artistiques.

   Paru chez Via Romana en 2015, La Nuit de Blankenfeld rassemble plusieurs nouvelles et histoires fantastiques dans lesquelles David Gaillardon confirme son goût pour le voyage, l’histoire et le cosmopolitisme. L’ouvrage tire son titre d’un fait-divers authentique : une histoire de revenant dans un manoir de Courlande (actuelle Lettonie), lié au séjour du comte de Provence et de sa suite durant l’Émigration, en 1804.
   Le jury a salué la qualité stylistique de l’ouvrage, des chutes qui surprennent sans cesse le lecteur et une ironie mordante qui rattachent l’auteur aux moralistes du Grand Siècle. Tour à tour, le lecteur partage les affres d’une romancière contre-révolutionnaire qui voit ses tirages faiblir, un mari se venger d’une épouse infidèle, un amant lâché par sa maîtresse pour être trop conventionnel, un ambitieux archevêque aux prises avec le diable, et un jeune officier allemand victime de sa francophilie lors de la guerre de 1870.
   Salué à sa sortie par l’historien Ghislain de Diesbach, et loué par l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, La Nuit de Blankenfeld est le pendant d’un précédent recueil de nouvelles, paru chez Via Romana en 2013 : Au Caffè Dinelli, qui avait déjà été remarqué par la presse.
   Né à Bourges en 1968, David Gaillardon est diplômé de Sciences-Po et titulaire d’un DEA d’histoire contemporaine. Historien et journaliste, il a publié une douzaine d’ouvrages. On doit notamment à ce chasseur La Chasse pour les nuls (First, 2013). Il est aujourd’hui responsable de la communication à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (Oncfs) et directeur de la collection « Autres Temps » chez Lacurne.
   La remise du Prix Charles Oulmont 2016 aura lieu le samedi 10 décembre prochain. Parmi les précédents lauréats, on peut citer François Ceresa, Frédéric Musso ou encore Alix de Saint-André.

Dans la presse

David Gaillardon invité par Émilie Tardif sur TV Tours : “Tout sur un plateau”, le 27 avril 2016

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Plaisirs de la chasse, n° 760, décembre 2015

   La plus fine plume de chez nous
   Offrez donc ce livre à ceux, celles de vos proches qui doutent – avec certitude – de la fibre littéraire en milieu cynégétique. David Gaillardon est un nouvelliste, le plus soigné des métiers d’auteur. Directeur de la communication à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, il a cette discipline intérieure qui permet de faire parfaitement son métier et de distraire du peu de temps qui reste des moments offerts à l’imagination vagabonde et féconde. Son précédent recueil, Au caffè Dinelli, révélait un talent ciselé dans l’humour primesautier, La Nuit de Blankenfeld le confirme et y ajoute le sens du tragique qu’extrait une plume vive d’humeur joyeuse. Les nouvelles de ce recueil sont au nombre de sept – hasard du chiffre parfait ? sans doute point – forgées dans le métal de l’Histoire et polies aux sentiments des désillusions, celle notamment des espoirs brisés que les femmes infligent aux hommes convaincus d’amour. Moins léger qu’au caffè, Gaillardon gentleman murmure dans la nuit des idées profondes. Superbe.
   P.-H. H.-C.

Connaissance de la chasse, décembre 2015

   En 2012, David Gaillardon nous avait largement surpris avec son premier volume de nouvelles : Au caffè Dinelli. Nous en avions dit grand bien, tant la qualité d’écriture alors découverte fut évidente, et bien que la chasse n’encombrât pas les pages. Saluons cet auteur issu de nos rangs puisque chasseur et responsable de la mission communication de l’Oncfs. Et l’on se réjouit – doublement – que l’un des nôtres offre tant de talent, et que ce nouveau recueil offre tant de plaisir de lecture. La vie est une farce, nous révèle le fil conducteur de ces textes où se mêlent la mort, l’humour, le fantastique, l’absurde et même l’évocation d’un site solognot connu des chasseurs et des amateurs de brame. Comme dirait Paulette, belle nuit…
   F.-X. A.

L’Écho du Berry, n° 31 décembre 2015-6 janvier 2016

   Originaire du Cher, David Gaillardon a notamment été rédacteur en chef de Berry magazine. Cet homme de média est également l’auteur d’ouvrages historiques et de fictions. La Nuit de Blankenfeld est son second recueil de nouvelles après Au Café Dinelli en 2012. Qu’il situe ses récits durant le Premier Empire ou à l’époque contemporaine, l’auteur prend visiblement pour références les maîtres de la nouvelle du XIXe siècle. À leur exemple, il sait être concis ou, au contraire, ralentir le rythme de son récit pour accroître la tension dramatique, préparant le dénouement. Celui-ci constitue un temps fort du récit voire une surprise pour le lecteur. C’est le cas aussi dans beaucoup d’histoires courtes du XIXe siècle. David Gaillardon cultive en outre une certaine distance ironique envers ses personnages, ce qui le rattache explicitement aux moralistes du XVIIe siècle. Qu’il décrive une messe qui tourne à la Bacchanale ou mette en scène le trio traditionnel mari-maîtresse-épouse, David Gaillardon se montre en tout cas toujours un conteur efficace. Ses nombreuses références littéraires confèrent à ses récits un charme un peu désuet qui ajoute à leur séduction.

Valeurs actuelles – 14 janvier 2016

   Troublant, David Gaillardon imagine des nouvelles historiques au ton aigre-doux, qui soulignent un don de conteur qui conjugue amour de la nature et goût pour le fantastique.
   La nouvelle est un genre qui se porte bien en France. Il n’y a pas que les Anglo-Saxons qui excellent dans le format court. Les Berrichons aussi. David Berrichon le prouve avec son dernier ouvrage, La Nuit de Blankenfeld, aux éditions Via Romana. Trois ans après la sortie d’Au Caffé Dinelli, ce nouveau recueil, joliment illustré par Laurent de Commines, se révèle tout aussi déroutant. Ce livre éclaire les longues soirées d’hiver d’un charme suranné. Le lecteur se retrouve alors happé dans une autre dimension. Un délicieux plongeon dans les brumes de l’histoire, entre sorcellerie et bouffonnerie, entre passions contrariées et vengeances tenaces. Chez Gaillardon, les talents de conteur sont portés par une sensibilité à la nature et un goût pour les phénomènes inexplicables. Il s’inscrit dans la lignée d’un Pierre Benoit, dont la veine fantastique nourrissait toujours une riche trame historique. Car ce journaliste et historien, spécialiste de la faune et de la flore, est bien décidé à brouiller tous nos repères et nous amener forcément vers de fausses pistes. Il n’hésite pas à changer de siècle sans jamais se départir d’un humour britannique. Décidément, la nouvelle ne peut faire oublier sa terre d’élection.
   D’une écriture sobre, sans afféterie, Gaillardon pratique une douce ironie. «  Depuis des semaines, des mois, on courait d’un château à l’autre, acceptant aujourd’hui l’hospitalité de celui-là même qui ordonnerait demain de décamper », écrit-il. Cette littérature, délicate et fragile, ne s’évertue pas à montrer ses gros bras, mais son allure antimoderne est diablement « addictive ». Chaque texte se déguste au pied de la cheminée. Après une épuisante journée de chasse, quand les muscles commencent juste à se détendre et que l’esprit fulmine encore de milliers de paysages, d’odeurs, d’impressions fugaces, ces sept nouvelles prennent toute leur saveur. Elles diffusent une atmosphère étrange. Sous le plaid, dans une maison de campagne isolée, un alcool fort à portée de main, elles font voyager dans le temps. L’officier Casimir de Mailly-Nesle ouvre ce mystérieux bal. Fidèle de Louis XVIII, il va découvrir dans le manoir de Blankenfeld, en Courlande, les affres du chagrin et les mystères de la « résurrection ». La maladie d’amour produirait-elle des effets « magiques » ?
   Un bond dans la chronologie, et le lecteur se retrouve dans les années trente. La baronne Scerczy, écrivain à succès avec Les Aventures du chevalier du Lys, doit subir la concurrence outrageante d’un certain Gracchus Marx, auteur du best-seller prolétarien, Marcel le Rouge contre le mur de l’argent. A quoi aboutiront cette lutte des classes et cette guerre des prix ? Gaillardon prend des raccourcis et nous transporte même jusqu’à notre époque, où un volage directeur littéraire de la rive gauche semble préférer la « quiétude » de son appartement bourgeois aux souplesses de sa maitresse. Puis, retour en arrière, avec l’Oberleutnant Von Maubranche, sur une route du Loir-et-Cher, en 1870, ou dans le stalag 238 d’Ulm avec des prisonniers français qui attendent un colis à la toute fin de la guerre. Cette variété-là, emmenée par un style soigné et soutenue par une solide documentation, est un gibier rare, courez-y !
Thomas Morales