La Révolution française Agrandir l'image

La Révolution française

979-10-90029-59-0

Philippe Pichot-Bravard

Nouveau

Cette histoire de la Révolution française n’a pas pour but de narrer à nouveau des événements ou des anecdotes mille fois ressassées. Son ambition ? Susciter une relecture complète de la Révolution nourrie par les recherches récentes publiées au cours de ces dernières décennies.

Résumé

En stock

24,00 €

Fiche technique

Pages294
Dimensions13.5 x 20.5 cm
Couverturesouple
Date de parutionfévrier 2014

En savoir plus

Avec une préface de Philippe de Villiers.

   Cette histoire de la Révolution française n’a pas pour but de narrer à nouveau des événements ou des anecdotes mille fois ressassées.
   Son ambition ? Susciter une relecture complète de la Révolution nourrie par les recherches récentes publiées au cours de ces dernières décennies. Ces découvertes permettent d’affirmer que la Révolution a eu pour dessein essentiel la régénération de la société et de l’homme, la création d’un monde nouveau et d’un homme nouveau adapté à ce monde bâti par la mise en œuvre des idées rationalistes, individualistes, contractualistes, matérialistes et laïcistes des Lumières. Comprendre ce qu’a été réellement la Révolution française semble dès lors indispensable pour saisir les enjeux de la politique contemporaine.
   Rédigé dans une langue claire, l’ouvrage est destiné au grand public.

   Philippe Pichot-Bravard est docteur en droit et maître de conférences en histoire du droit public. Il a publié notamment Le pape ou l’empereur : les catholiques et Napoléon III (Tempora, 2008) ; Conserver l’ordre constitutionnel (XVIe-XIXe siècle) (LGDJ, 2011) ; Histoire constitutionnelle des Parlements de l’Ancienne France (Ellipses, 2012).

 Dans la presse

 

Les 4 vérités hebdo, n° 931, 21 février 2014

   Philippe Pichot-Bravard n’a pas choisi la simplicité pour son nouveau livre. Il nous propose une puissante réflexion sur l’un des événements les plus décisifs de notre histoire. Baignant dans le monde post-révolutionnaire, nous ne remarquons même plus ce qu’a d’inouï le projet révolutionnaire de régénérer la société et de fabriquer un « homme nouveau » en faisant « table rase » du passé. L’auteur nous aide à entrer dans cette logique, qui connut une telle postérité au XXe siècle. Il nous aide aussi à comprendre que, selon le mot de M. Peillon, la Révolution n’est pas terminée. Tout simplement parce qu’elle ne peut pas l’être, puisque son but est la Révolution elle-même – ce qui lui impose de se radicaliser à mesure qu’elle semble avoir gain de cause…

Famille chrétienne, n° 1886, du 8 au 14 mars 2014

La Révolution française est-elle terminée ?
   Le but de la Révolution française : supprimer l’homme traditionnel, créer un homme nouveau. Deux ouvrages passionnants mettent en lumière cette utopie radicale.
   Encore un livre sur la Révolution française ! Oui, sauf que celui de Philippe Pichot-Bravard offre un intérêt inédit, celui d’intégrer les travaux récents des meilleurs historiens sur la question. Depuis quelques années, en effet, plusieurs auteurs ont profondément renouvelé notre vision du phénomène révolutionnaire. [...]
   Pour l’historien Philippe Pichot-Bravard, le fil rouge de la Révolution, c’est la régénération. Les hommes de 1789 ont voulu non pas réformer la France, comme a tenté de le faire Louis XVI, mais mettre en place une France nouvelle, et donc un homme nouveau, selon des principes abstraits. Il s’agit de régénérer le pays, de régénérer l’homme. Cette ambition « régénératrice » mènera au régime jacobin, dont on peut dire qu’il est la première expérience totalitaire du monde contemporain.
   Au XVIIIe siècle, s’impose une idéologie qui veut du passé faire table rase, invente le progrès, diffuse une nouvelle conception de la connaissance. Une nouvelle conception de la société aussi, due notamment à Locke, à Hobbes, à Rousseau. Pour eux, l’homme à l’état de nature est isolé ; ce n’est que par intérêt qu’il s’associe avec ses semblables, avec lesquels il conclut un pacte social. Ce contrat donne naissance à des institutions et à un droit qui sont donc artificiels – et modelables à loisir. Et pour faire tenir ensemble des êtres que rien ne relie entre eux, sinon leur égoïsme, il faudra avoir recours à la contrainte, à la propagande, à l’État. La Révolution ne s’en privera pas. [...]
   Philippe Pichot-Bravard cite un texte de Saint-Just dans lequel le député « vertueux » appelle tranquillement l’État à s’immiscer dans les moindres recoins de la vie intime, puisque « l’enfant, le citoyen appartiennent à la patrie ». On croirait du Taubira. Ou du Peillon, dont l’auteur cite les propos suivants : « La Révolution implique l’oubli total de ce qui précède la Révolution. Et donc l’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qu’opère dans l’école et par l’école cette nouvelle Église, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses tables de la loi ». Lignes extraites d’un livre dont le titre dit tout : La Révolution française n’est pas terminée.
Charles-Henri d’Andigné

Nouvelle Revue d’Histoire, n° 71, mars-avril 2014

   Peut-on renouveler l’approche de la Révolution française et en proposer une lecture, sinon absolument neuve, car celle-ci s’abreuve aux meilleures sources de la pensée contre-révolutionnaire, du moins en rupture franche et ouverte avec la vision politiquement correcte de l’événement ? Oui, et le professeur Pichot-Bravard en donne la brillante démonstration.
   Inspiré à l’origine par les cours dispensés à ses étudiants, l’ouvrage, s’il se veut chronologique et événementiel, va cependant beaucoup plus loin, et c’est ce qui lui donne une assez brûlante actualité.
   En effet, ainsi que Philippe Pichot-Bravard le rappelle, la Révolution française est d’abord la mise en œuvre, plongeant ses racines loin dans le passé et préparée de longue main, d’une rupture, philosophique et anthropologique avant d’être politique et juridique. Il s’agit ni plus ni moins d’en finir avec l’ancienne conception, d’essence chrétienne, de l’homme et de la société et de la remplacer par un nouveau paradigme, d’inspiration cartésienne, qui couvrira tous les aspects de l’existence.
   Dans l’esprit de ses artisans, dont Robespierre est archétypal, cette métamorphose est bonne et doit conduire l’humanité « régénérée » à un bonheur matérialiste immédiat ; il est impensable que certains s’opposent à ce progrès éclatant. Or, la suite le démontrera vite, les résistances à ce plan, oscillant entre odieux et farfelu, en rupture avec une réalité qui ne compte plus, vont se multiplier. Le peuple ne se laissera pas régénérer par ses démiurges auto-proclamés. Il faudra donc épurer le peuple, quitte à supprimer vingt-cinq millions de Français sur trente, comme certains députés n’hésiteront pas à l’envisager. En réalité, cette nécessité, qui ira en s’aggravant au fur et à mesure des résistances, pour culminer dans la Terreur et le génocide vendéen, est à l’œuvre dès le 14 juillet 1789.
   La mécanique totalitaire est en marche; aux dernières nouvelles, elle ne s’est pas encore arrêtée.
   Le premier mérite, mais ils sont si nombreux qu’on ne saurait les énumérer tous, de ce livre, est de rappeler, clairement, et même parfois avec un humour noir assez réjouissant, exemples à l’appui, en quoi consiste l’essence du phénomène révolutionnaire, d’ordre intellectuel, voire spirituel comme le rappelait récemment Vincent Peillon, avant de se traduire dans les actes. Ainsi éclairés, événements et personnages prennent une dimension, la vraie, trop souvent occultée.
   Un livre à offrir à tous ceux qui n’auraient pas encore compris les enjeux des combats politiques actuels, comme à ceux qui refusent toujours obstinément de devenir cet Homme régénéré. À leurs risques et périls...
Anne Bernet

Le Figaro histoire, n°13, avril-mai 2014

   La sobriété du titre ne laisse pas soupçonner l’ampleur du propos : saisir l’intention qui a animé la Révolution française à la lumière des publications les plus récentes sur le sujet, celles de Jean de Viguerie et de Frédéric Rouvillois entre autres. Rigoureux et parfaitement documenté, il brosse un récit clair de la Révolution en plongeant d’abord aux racines de l’Ancien Régime. La société française y formait une « famille de familles », à base de corps et de communautés. La rupture individualiste introduite au XVIIIe siècle par le cartésianisme préparait les élites au grand saut : non pas celui d’une réforme, mais d’une régénération complète de la société au prix d’une politique assumée de table rase. Philippe Pichot-Bravard montre ainsi comment le recours permanent au « peuple », redéfini par les hérauts de la Révolution comme le seul cercle des hommes qui approuvent leur but et leurs moyens, ne parvient plus, au fil de ses épisodes sanglants, à dissimuler l’indifférence ou l’hostilité que le peuple réel leur inspire. Robespierre tombé, la Terreur prend fin. Mais la Révolution perdure par la volonté de Napoléon, soucieux d’en conserver les acquis, au premier rang desquels l’omnipotence de l’État. Le siècle qui s’ouvre avec lui sera celui de l’obsession d’achever la Révolution : Gambetta, Clemenceau et Jaurès s’y employèrent ; l’homme soviétique inventé par Lénine y parviendra. Tout près de nous, un Vincent Peillon a repris le flambeau dans des lignes éloquentes : « La Révolution française est (…) un commencement absolu, c’est la présence et l’incarnation d’un sens, d’une régénération et d’une expiation du peuple français (…). La révolution implique l’oubli total de ce qui précède la révolution. » La messe est dite, et Philippe Pichot-Bravard en décrypte parfaitement la liturgie.
G.C.

La Nef, n°259, mai 2014

   Pour bien comprendre la Révolution française, il est nécessaire de connaître ce qu’était la France des années 1780 et la crise qu’elle traversait. L’étude de cette crise sans précédent, qui était à la fois morale, spirituelle, intellectuelle, mais aussi sociale et institutionnelle, puis financière et économique, nous permet de comprendre comment le basculement vers la révolution a pu avoir lieu aussi aisément durant l’été 1789.
   Toute la période révolutionnaire est couverte dans cet ouvrage, analysée à travers la mystique de régénération. En effet, la volonté des révolutionnaires est de régénérer l’homme, c’est-à-dire de fonder un homme nouveau et une France nouvelle. C’est cette ambition qui caractérise le mieux la Révolution française, nous explique l’auteur, la distinguant radicalement des différentes frondes qui ont émaillé l’histoire de France.
   Cette volonté de régénération confère aussi à la Révolution française son caractère idéologique.
   Dans l’esprit des révolutionnaires, cette régénération doit apporter à tous le bonheur, un bonheur immédiat et matériel. Dès lors ils ont tendance à considérer comme un mal tout ce qui peut faire obstacle à cette re-naissance. C’est ainsi que les plus radicaux veulent éliminer ceux qui ne partagent pas leur enthousiasme. Ces premiers massacres suscitent la réprobation des plus modérés, ce qui amène un durcissement de la Révolution et de nouveaux massacres. Une fois lancée, la machine s’emballe. Plus la Révolution se radicalise, moins elle est suivie, plus la contrainte doit être forte.
   Philippe Pichot-Bravard s’attache dans la conclusion à nous montrer les survivances de la Révolution à travers l’histoire mouvementée du XIXe et du XXe siècle. Certains, en leur temps, ont cru voir l’achèvement de la Révolution française, notamment après la mise en place de la démocratie politique et de la laïcisation de l’enseignement. Le projet régénérateur de la Révolution française est cependant plus que jamais d’actualité et se traduit par la destruction d’un « ordre traditionnel fondé sur le réel » et la mise en place d’un « ordre virtuel évolutif conçu par la volonté Humaine ».
Thérèse Puppinck

Renaissance catholique, n°132, mai-juillet 2014

« La Révolution française n’est pas terminée », proclamait avec beaucoup de justesse Vincent Peillon dans un livre publié en 2008. En conséquence, ne pas connaître le déroulement, les pratiques et les principes fondateurs de la Révolution française c’est se condamner à ne rien comprendre à la société française contemporaine. De nombreux auteurs : Hippolyte Taine, Pierre Gaxotte, Jean de Viguerie, Xavier Martin… se sont déjà penchés avec talent, érudition et objectivité sur cette période-clé de notre Histoire.
   L’ouvrage de Philippe Pichot-Bravard, docteur en droit et maître de conférences en histoire du droit public, se nourrit des recherches récentes publiées au cours de ces dernières décennies. Il met particulièrement en évidence les deux moteurs essentiels de la Révolution : un projet idéologique de régénération de la nature humaine mais aussi une volonté, tout aussi farouche, de préserver les avantages de ceux qui ont profité matériellement de la Révolution, en particulier les acquéreurs de biens nationaux. À la lumière de ces deux éléments, la réalité révolutionnaire s’éclaire d’un jour nouveau et cohérent. La Terreur et le génocide vendéen s’expliquent par la volonté de Régénérer la nature humaine, selon le titre d’un ouvrage de Xavier Martin, alors que la mise en place d’un suffrage censitaire par la loi électorale du 2 décembre 1789 ou la mention dans la Constitution de 1795 de « l’inviolabilité de toutes les propriétés » visait à protéger des intérêts plus matériels. Rappelons que la non restitution à leurs propriétaires antérieurs des biens nationaux confisqués à l’Église et de ceux confisqués aux émigrés restera tout au long du XIXe siècle la pierre d’achoppement du ralliement des élites bourgeoises enrichies à toute forme de restauration d’un ordre social stable. Qui ne voit la terrible actualité de ces deux motivations ? Il s’agit toujours de changer la nature humaine – ce sont les réformes dites de société – et de préserver les avantages matériels, dérogatoires à la loi générale et opposés au bien commun de certaines minorités sociales, sexuelles ou ethniques. Le livre de Philippe Pichot-Bravard bénéficie d’une préface très éclairante de Philippe de Villiers. Il accumule les faits, les textes, les déclarations des acteurs qui dressent le tableau accablant d’une utopie mortifère dont nous souffrons encore et qui, inexorablement, déploie ses effets dans le temps et l’espace.
   À lire absolument non pas uniquement comme un livre d’Histoire mais comme la grille de lecture des événements que nous vivons et que nous pourrions revivre. Qui ne voit qu’il y a du Robespierre chez Manuel Valls, du Hébert ou du Marat chez Jean-Luc Mélenchon, du Brissot chez Jean-Pierre Raffarin, du Danton chez Dominique Strauss-Kahn, du Cadoudal chez Jean-Marie Le Pen, du Charette, bien sûr, chez Philippe de Villiers, du Louis XVI, complètement dépassé par les événements, chez François Hollande, etc. Quant à Nicolas Sarkozy il se serait bien vu en Napoléon mais le train semble partir sans lui.
Jean-Pierre Maugendre

L’Homme nouveau, n°1569 du 21 juin 2014

   Intégrant dans son dernier ouvrage les travaux novateurs des dernières décennies, Philippe Pichot-Bravard offre avec La Révolution française les clefs de lecture de cet événement qui bouleversa le cours de l’Histoire de la France et du monde. Une synthèse percutante dont nous entretient l’auteur.
   Vous faites remonter les causes de la Révolution à Descartes. Est-ce qu’on ne pourrait pas même remonter à l’Humanisme ?
Philippe Pichot-Bravard
: Par-delà la complexité de la Révolution française et la pluralité de ses causes, elle se distingue des frondes qui l’ont précédée par son caractère idéologique. La Révolution française a été la première révolution idéologique de l’Histoire. Elle a été nourrie par le bouleversement intellectuel qui a façonné les traits de la modernité philosophique. Descartes, et l’usage qui a été fait de sa pensée par ses disciples, y a apporté une contribution importante, comme l’a montré Frédéric Rouvillois. Cependant, il faut souligner également l’influence du nominalisme qui a engendré l’individualisme philosophique, à partir duquel Hobbes, Locke et Rousseau ont forgé leur théorie respective du contrat social. Il faut relever enfin l’influence de l’anthropologie matérialiste, ou matérialisante, réacclimatée au milieu du XVIIe siècle par Gassendi et cultivée par les encyclopédistes, Voltaire, Diderot, Helvétius et d’Holbach en particulier, anthropologie dont Xavier Martin a décrit les multiples implications. Sans cette anthropologie matérialiste et sensationniste l’idée de donner naissance à un homme nouveau n’aurait pas surgi.
   Qu’est ce qui, selon vous, différencie la Révolution française des révolutions américaine ou anglaise ?
La suite...

Action Familiale et Scolaire, n°245-246, juin et août 2016

   Via Romana a édité deux ouvrages remarquables sur le sujet tant étudié de la révolution française.
   Pourtant, aussi bien Histoire du citoyen de J. de Viguerie, que La Révolution française de P. Pichot-Bravard, apportent un éclairage précieux.
   L’AFS a longuement « parlé » de l’ouvrage de Jean de Viguerie. Dans un autre genre, le second ouvrage mentionné complète bien la présentation de Jean de Viguerie.
   Pichot-Bravard ne refait pas l’histoire chronologique précise des faits. Il analyse un certain nombre de faits marquants qui, reliés les uns aux autres, forment la trame de cette entreprise de démolition du christianisme qui s’est révélée dans la révolution française.
   Ainsi, il passe aussi par la révolution russe bolchevique qui revendiquait d’ailleurs la filiation avec la révolution française. Ainsi, il montre la permanence de cet esprit dévastateur par un fil directeur qui relie Robespierre, Gambetta, Jules Ferry, Jules Guesde, Clemenceau, Lénine et… Peillon: tous ont affirmé que la révolution n’était pas finie : l’esprit chrétien n’avait pas encore disparu.
   Ce fil directeur a été tissé par une démocratie qui, malgré toutes ses constitutions, n’a pas réussi (elle ne le voulait intimement pas) à laisser la parole au peuple. Il devrait permettre aux Français en particulier d’y voir plus clair dans la glissade vertigineuse de leur histoire depuis plus de 200 ans.
   Du citoyen de 1789 à celui de la République (qui prime sur la France), on perçoit la marche au forceps de cet esclavage.
   Mais un chrétien qui sait que les portes de l’Enfer ne prévaudront pas, remarque que, malgré ces 235 ans alloués à cet immense effort de décérébration, la révolution française n’est pas encore arrivée à ses fins.
   Malgré des pressions de toutes sortes, allant maintenant jusqu’à l’atteinte « pacifique » à la vie humaine (c’est-à-dire sans les moyens militaires).
LS