La langue française, chef d'oeuvre en péril Agrandir l'image

La langue française, chef d'oeuvre en péril

979-10-90029-74-3

Paul-André Maur

Nouveau

En stock

16,00 €

Fiche technique

Pages152
Dimensions13.5 x 20.5 cm
Couverturesouple
Date de parutionmai 2014

En savoir plus

   L’auteur de cet état des lieux de la langue française en France s’attache à débusquer les fossoyeurs du beau langage, et relève des exemples concrets de déformation du sens des mots, de violations des règles de grammaire et d’orthographe jusque dans les courriers administratifs les plus officiels et les plus éminents, sans épargner le nivellement par le bas des médias et même de l’Éducation nationale. Son diagnostic constate le recul de l’usage de notre langue dans le monde, et appelle à se saisir des atouts actuels de la francophonie pour redonner le goût d’apprendre et de parler la langue de Voltaire et d’Hugo.

   Haut fonctionnaire à la retraite, Paul-André Maur est né à Alger. Après l’Université d’Alger (Faculté de droit et Institut d’études politiques), il a poursuivi des études de langues, d’histoire et de droit.

Du même auteur :


Main basse sur la langue française

Dans la presse

La Nef, n°265, décembre 2014

   "Le français classique avait formé une remarquable alliance de clarté et d'élégance", écrit l'auteur de ce plaidoyer pour la défense de notre langue. Et s'il utilise ici l'imparfait c'est, hélas, parce que le langage français, si malmené aujourd'hui, se trouve en grand péril, non seulement à cause de l'offensive menée contre lui par la culture anglo-américaine mais aussi -et c'est pire - par la trahison ou la démission de nos propres élites, de la classe politique, de l'administration, de l'école et des médias. Les diverses initiatives (lois, institutions) qui agissent pour la protection et le sauvetage de notre belle langue ne semblent pas, pour l'heure, convaincre les Français eux-mêmes.

   Le mépris actuel pour le français - la langue d'un peuple est un peu le reflet de son âme - est d'ailleurs l'un des symptômes de la maladie de notre société, constate aussi Paul-André Maur, dont la formation de juriste lui permet de mettre en évidence l'importance de la précision du français pour l'efficacité d'une justice digne de ce nom. L'essayiste relève quelques aspects du massacre de notre langue, tels que la manie du recours aux exonymes, exercice qui consiste à transcrire les noms de lieux étrangers en imitant (mal) la langue des pays concernés (par exemple: Beijing pour Pékin). Pour la Chine, cela est d'autant plus regrettable que le français a eu naguère une réelle influence dans la formation des élites locales. Maur mentionne aussi l'invasion des barbarismes, des sigles, des faux amis, des mauvaises traductions liturgiques, etc.

   Comment ne pas s'étonner avec l'auteur de la perte d'influence de la France dans le monde alors qu'elle se soumet sans résistance à l'hégémonie du tout anglo-américain ? Annie Laurent

Action Familiale et Scolaire, n°244

   Paul-André Maur, haut fonctionnaire à la retraite, a déjà écrit "Main basse sur la langue française" en 2007. Il y décrivait les différents abandons qui montraient la démission des Français dans la défense de leur langue.
   Dans ce deuxième volume, l'auteur détaille la manière avec laquelle certains détruisent notre langue. Dès l'avant-propos, il cite déjà deux loups dans la bergerie: les deux plus grands fossoyeurs, devenus membres de l'Académie française, qui devaient maintenir l'instrument de la langue au plus haut niveau: Giscard (dit d'Estaing), "grand ordonnateur de l'immigration non assimilable, et Simone Veil, qui par sa loi sur l'IVG, a envoyé dans les limbes 7 millions de petits Français".
   Il détaille ainsi la révolution silencieuse dans le langage, puis montre l'état du chef d'œuvre: l'écriture en péril.
   Sept ans après son premier livre, il dresse un nouvel état des lieux: mauvaises traductions, emploi excessif de mots étrangers, effacement dans les organismes internationaux où la langue française est une langue officielle. Ce qui l'amène à parler du lien de la langue française et du droit.
   A la fin du livre, on peut retrouver un panorama de la diffusion du français dans le monde, des institutions de la francophonie et de la place du français dans les relations internationales. En annexes, l'auteur cite une déclaration de l'Académie française d'il y a plus de trente ans déplorant: le passage de "parler français comme on doit l'écrire" à "l'écrire comme on ne devrait pas le parler" puis "la déplorable qualité de la langue administrative". Treize ans après a été publiée une circulaire ministérielle sur l'emploi de la langue française dans les relations internationales. Bilan?
   Le titre de ce livre ne nous étonnera pas et la déclaration de l'Académie en annexe nous fera sourire, en référence à une affaire récente où un député à l'Assemblée Nationale a été pénalisé pour avoir respecté une norme de l4académie française, quand le règlement de cette dite Assemblée était en contradiction avec.
   Ce petit livre fourmille d'exemples montrant l'implantation, les méthodes, les organes de la subversion, le cœur étant bien entendu l'ex deuxième employeur au monde après l'armée soviétique: l'Education Nationale. On peut trouver difficile parfois l'emploi de mots savants peu employés dans le langage courant et qui témoignent de la grande culture de l'auteur. Mais cela témoigne de la richesse et de la précision de la langue française qui se perd.
   L'auteur montre l'agression permanente de l'orthographe par la prononciation dans la publicité.
   Pour l'écriture, il montre la construction de notre alphabet, à partir de l'alphabet latin. Il montre, dans les traductions, des erreurs aboutissant à des contresens. Il démontre notre "vassalité" par l'abandon des exonymes. A ce propos, il fait un long exposé sur l'onomastique chinoise. Il en parle à nouveau dans la transcription des mots étrangers dont la prononciation est impossible en français.
JdS