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Dictionnaire de novlangue

978-2-37271-018-3

Jean-Yves Le Gallou, Michel Geoffroy & Polemia

Nouveau

20,00 €

Fiche technique

Pages258
Dimensions13,5 x 20,5 cm
Couverturesouple
Date de parutionseptembre 2015

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   Voici l’outil indispensable à qui veut comprendre le monde contemporain, livrer la bataille du vocabulaire contre la pensée perroquet et libérer la langue française de la tyrannie du politiquement correct. Ce dictionnaire de novlangue comporte plus de 1000 mots et décode le langage utilisé par les médias de l’oligarchie et celui des hommes politiques. La novlangue est un instrument d’oppression politique et idéologique, établissent ici Jean-Yves Le Gallou et Michel Geoffroy, avec un triple objectif :
– Faire prendre aux Français des vessies pour des lanternes et camoufler la réalité par le recours à des mots trompeurs, subliminaux ou sidérants.
– Rééduquer politiquement les locuteurs dans une logique « antisexiste », « antiraciste », « antipho­bies », cosmopolite et droits-de-l’hommiste.
– Expurger la langue en rendant certains mots tabous, pour que l’expression des « mauvaises pensées » devienne impossible.
Le bobardement précède le bombardement.

   Jean-Yves Le Gallou, énarque, dirige la fondation Polémia, un think tank qui organise chaque année la journée d’étude de la réinformation et la cérémonie des Bobards d’Or.
   Michel Geoffroy est haut fonctionnaire au ministère de l’Économie et des Finances, et appartient également à la fondation Polémia.

Du même auteur

La tyrannie médiatique 
La désinformation publicitaire 
Immigration : la catastrophe. Que faire ? 

Dans la presse

Valeurs Actuelles, 17 décembre 2015

Indispensable

   Les récents attentats terroristes ont été l'exemple de nouveaux exemples de manipulations langagières. Un bréviaire fort utile aide à s'en prémunir. On relèvera parmi les épigraphes la citation du Monde du 23 décembre 20144: " Après les attaques, l'exécutif cherche les mots justes." De supposés "loups solitaires" venaient de commettre une série d'agressions au nom de l'islam. Un an après, par égard pour l'exécutif, on évitera de relever la sanglante ironie de la citation et l'on conseillera plutôt à ceux qui conseillent nos princes et les font parler de se procurer un dictionnaire. Sous-titré Ces milles mots qui vous manipulent, enrichi de plusieurs annexes où sont examinés les aspects les plus importants de cette "bataille du vocabulaire", c'est bien un précis de manipulation par les mots que nous offrent les auteurs, qui se réclament du patronage d'Orwell, lequel avait conclu son roman 1984 par un essai sur le newspeak, que sa traductrice française, Amélie Audiberti, avait eu l'intuition géniale de rendre au masculin: "le novlangue", pour bien nous faire sentir à quel point et d'entrée de jeu toute cette entreprise de réduction délibérée de la langue relevait du barbarisme de pensée et d'expression.
   Ce n'est pas impunément que l'on parle d'"incivilités" ou de "modernisation", d'"idées nauséabondes" ou de "solutions innovantes", et les manipulateurs sont les premiers manipulés par les mots qu'ils emploient, qui les enferment dans la vision politiquement correcte de la réalité qu'ils cherchent à imposer, où le jargon publicitaire, le discours politique et la bavarderie médiatique ne sont que des échos se répondant les uns aux autres.
   La soumission au politiquement correct suppose un aveuglement volontaire qui n'a pas de remède, qui est "irréversible", dirait-on en novlangue, et c'est bien ainsi que les mots se vengent d'avoir été mal employés: ils ne permettent plus de rien dire ni de rien penser, transforment leurs propagandistes en fourriers du pire, qui nous auront rendu sensible le lien sémantique entre barbarisme et barbarie. Philippe Barthelet

Action Familiale et Scolaire, n°244

   Dans le n°242 de la revue de l'AFS, nous avions signalé un certain nombre d' "expressions pièges" car déviées de leur sens pour faire accepter des idées qui auraient été immédiatement rejetées sans "traficotage". J'invitais les lecteurs à en présenter d'autres. Dans ce livre, sans prétendre non plus à l'exhaustivité, sont présentés "mille mots qui vous manipulent". Certains sont des "mots trompeurs", d'autres des "mots subliminaux", d'autres encore des "mots sidérants", enfin des "mots tabous" selon la classification établie par les auteurs. Je ne puis me résoudre à en choisir un plutôt qu'un autre.
   Merci aux auteurs d'avoir collationné et expliqué la déviance contenue dans leur emploi par nos ennemis actuels.
   Le mot de novlangue est apparu en 1949 chez George Orwell ("1984"). Il était masculin (le parler novlangue), il est juste devenu féminin en même temps qu'il passait de la fiction à la réalité du monde contemporain. Il a ainsi pris ses lettres de noblesse. Moins de mots, c'est moins de pensée ; et des mots imposés qui changent de sens, c'est une pensée qui est formatée dès avant son expression. "La novlangue part de l'idée, lancée par les structuralistes français, que les mots véhiculent des valeurs et qu'en changeant le sens des mots on réussira à changer la réalité des choses", explique Michel Geoffroy : "La novlangue a donc pour but d'empêcher de penser les choses telles qu'elles sont. Il s'agit d'une désinformation qui a pour finalité de jouer sur les perceptions du sujet qui utilise ces mots." Sidérer la pensée. c'est l'annihiler. Tout est dit : il va bientôt falloir une encyclopédie.
   Après avoir lu, même seulement feuilleté ce lexique, on appréciera mieux les journaux officiels, les animateurs télé (même si certains se mordent la langue), les hommes politiques (même si certains "dérapent"), les "humoristes" engagés et naturellement tous nos bons intellectuels (je ne parle pas ici de leurs ancêtres des Lumières). Le problème reste qu'il faudra faire attention pour savoir si ce mot que nous voulons employer ne vient pas d'être mis dans la cohorte des expressions défendues, d'abord par un code invisible, ensuite par le code pénal, puis carrément dans la Constitution! En effet, n'ayons pas peur, ce dictionnaire d'un format encore acceptable, ne demande qu'à être encore complété au fur et à mesure que sera restreinte notre liberté. L'histoire ne se refait pas, mais la façon de la présenter évolue en fonction des maîtres du moment. Réapprenons donc à la lire ! Attendons quand même le répertoire des informations jamais parues dans la presse officielle! JdS