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Une éducation manquée : souvenirs 1931-1948

978-2-916727-46-2

Ghislain de Diesbach

Nouveau

Voici vingt ans de souvenirs d’enfance et d’adolescence... Chronique élégante, spirituelle et nostalgique, ces mémoires sans langue de bois brossent un tableau saisissant de la France des années trente, en proie aux bouleversements de guerre et d’après-guerre.

Résumé

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24,50 €

Fiche technique

Pages328
Dimensions16 x 24 cm
Couverturesouple
Date de parutionmars 2009

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   Ghislain de Diesbach égrène ici vingt ans de souvenirs d’enfance et d’adolescence. Il évoque Le Havre où il est né avec ses horizons maritimes, ses premières lectures, ses flâneries, ses rêves de jeunesse. Au Havre succède Reims, puis Le Mans et Saint-Quentin.
   En émule de Proust, il passe au scalpel avec l’humour et la causticité qu’on lui connaît les sociétés qu’il fréquente avec ses parents, multipliant les portraits, les jugements acérés, les considérations lapidaires et les anecdotes savoureuses. Lorsque la guerre éclate, c’est le temps de la scolarité : professeurs jésuites et condisciples… L’ironie s’exerce à leurs dépens autant qu’à ceux de l’auteur lui-même, élève rebelle et indiscipliné.
   Chronique élégante, spirituelle et nostalgique, ces mémoires sans langue de bois brossent un tableau saisissant de la France des années trente, en proie aux bouleversements de guerre et d’après-guerre.

   Historien renommé, biographe et essayiste, Ghislain de Diesbach est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages parmi lesquels un savoureux Petit dictionnaire des idées mal reçues (Via Romana, 2007). Grand Prix de la biographie de l’Académie française pour son Proust en 1992, il présente ici le premier volet de ses souvenirs à contre-courant. 

Du même auteur :

Petit dictionnaire des idées mal reçues 
Gare Saint-Charles : souvenirs 1949-1957
Un début à Paris : souvenirs 1957-1966
Le goût d’autrui 
Le Grand Mourzouk 
Iphigénie en Thuringe 
Jules Verne politiquement incorrect ? 

Dans la presse

Le Figaro littéraire, jeudi 18 juin 2009

Un marginal de bonne famille
PORTRAIT
   Ghislain de Diesbach, biographe de Proust, n’est pas un homme de son temps. Il a une dilection pour les écrivains bien nés. Ses souvenirs d’enfance et de jeunesse (1931-1948) paraissent.
   Ghislain de Diesbach est venu au monde dans une « France anticléricale, au parler rocailleux, héritière de ces personnages ventripotents à la barbe en éventail tous prénommés Jules, défenseurs de I’École laïque, (...) mangeurs de curés, mortels ennemis des châteaux. » C’est dire à quel point ce garçon issu d’une famille aux racines profondément ancrées dans I’Ancien Régime eut à ruser et à exercer de manière profitable une intelligence très tôt éveillée pour trouver ses propres repères en terrain hostile…
   Ses premiers alliés furent d’anciennes beautés de I’Empire dont les souvenirs le charmaient et des créatures de papier rencontrées dans les pages du Magasin pittoresque ou celles des romans de la comtesse de Ségur. Du Havre, sa ville natale, à Marseille où il obtient de justesse son baccalauréat, en passant par Reims où il se gave de films de Charlot et Le Mans où il fait sa première communion, Ghislain affine son goût pour I’histoire et les grands voyages, découvre avec passion Jules Verne. Il n’a que neuf ans lorsque survient la Seconde Guerre mondiale, et cet observateur candide, mais aussi malicieux, prend soudain conscience de la folie humaine. Au point qu’il refusera toujours avec une prudente élégance de s’intégrer tout à fait au monde qui s’ouvre devant lui.
   Sa marginalité sera celle d’un jeune homme fasciné par I’art et les livres et qui préfère de longues conversations érudites avec le baron d’Orgeval aux sorties avec ceux de son âge. Ce qui ne I’empêche pas de se dissiper durant ces drôles de grandes vacances dont les sévères privations qu’elles amènent seront compensées, dès l’après-guerre, par les agapes partagées à Bruxelles avec sa famille d’outre-Quiévrain. En 1948, il fait la connaissance de Ferdinand Bac, un « intime » du Second Empire qui ne cesse de le fasciner lui-même. [...]
François Rivière

Revue générale, septembre 2009

   Une Éducation manquée avait révélé un Diesbach diariste, témoin ironique de son temps, un peu à la manière d’Evelyn Waugh par son talent à mettre en scène les ridicules de ses contemporains tout en amusant son lecteur par des anecdotes hilarantes, et ce dans une langue ferme à la Montherlant. Voici que, avec Gare Saint-Charles, il récidive en nous contant ses années d’après-guerre, quand Marseille l’éblouit [...]
Christopher M. Gérard

Lecture et tradition, n°381-382, novembre-décembre 2008

   Dans ce premier volume de ses souvenirs, Ghislain de Diesbach va d’abord évoquer une France qui « se croyait éternelle et n’avait plus que quelques années à vivoter avant de mourir. » Doué d’un solide talent de conteur et d’un esprit caustique, l’auteur va jeter sur l’époque de son enfance et de sa jeunesse un regard lucide où la nostalgie n’embellit rien. Il ne prend personne au sérieux, à commencer par lui-même et ce n’est pas le moindre charme de ces souvenirs. Nous voyons les bouleversements que la guerre amène dans les rapports sociaux, nous voyons l’auteur en élève de collège rebelle, faisant passer la vie et la liberté personnelle avant le conformisme scolaire.
   L’auteur appartient à une famille liée à tant de familles importantes en France et en Europe, un Diesbach commandait des Suisses pendant les guerres d’Italie et proposa à Bayard mourant de le faire transporter par ses hommes : on imagine qu’un tel livre de souvenirs fourmille d’anecdotes. Nous en citerons une qui se situe à la fin de la dernière guerre. [...]
   Lisez ce livre. Tout y est savoureux.
Gilles de Grépiac