Marin et gentilhomme Agrandir l'image

Marin et gentilhomme

978-2-916727-19-6

Amiral Jean Hourcade

Nouveau

Les années de jeunesse de Jean Hourcade avant la guerre de 1914-1918, l’éveil de sa vocation puis l’apprentissage de son métier, constituent un témoignage riche et captivant...

Résumé

En stock

30,50 €

Fiche technique

Pages310
Dimensions16 x 24 cm
Couverturesouple
Date de parutionoctobre 2007

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 Avec un cahier photo de 16 p.

   Voici des mémoires en forme de roman d’aventures. Les années de jeunesse de Jean Hourcade avant la guerre de 1914-1918, l’éveil de sa vocation puis l’apprentissage de son métier, constituent un témoignage riche et captivant. De l’attaque des concessions en Chine aux brumes glacées de l’Islande, des îles Marquises à Pitcairn sur la goélette Zélée, puis à bord du croiseur Émile Bertin, dernier né de la Flotte, nous suivons avec passion les péripéties de la vie d’un marin peu ordinaire, reconnu par son mentor l’amiral François Darlan.
   L’élégance du texte, le charme exotique qui s’en dégage, la drôlerie des anecdotes vivement con­tées, la beauté des paysages et des photos d’époque, contribuent à l’illusion d’une croisière sans égale.

L’auteur

   Béarnais par son père et huguenot par sa mère, Jean Hourcade (1899-1976) appartient à une famille de paysans et de hauts fonctionnaires. Issu de l’École Navale (promotion 1918), il sillonne les mers, gravit les échelons de la Marine et occupe à Alger, fin 1942, les fonctions de chef d’État-major particulier de l’amiral Darlan, haut commissaire en Afrique. Blessé lors de l’assassinat de celui-ci à la veille de Noël 1942, en tentant de maîtriser le meurtrier à mains nues, il est désigné comme commandant du croiseur léger Le Malin en janvier 1943 et participe aux actions en Adriatique et au combat victorieux de Prémuda, le 29 février 1944, ce qui lui vaut d’être décoré de la Distinguished Service Cross par le roi George V d’Angleterre, d’être cité à l’ordre de l’Armée de mer, et d’être promu capitaine de vaisseau à titre exceptionnel.

   Ce premier volume de souvenirs, mis en forme par son fils aîné Louis Hourcade, retrace, de sa naissance à l’aube du Front populaire, son destin de chevalier des mers. Le second volume a pour titre L’Amiral Jean Hourcade, la Marine et les Darlan.

Autre ouvrage de Louis Hourcade : Cinq histoires africaines.

Dans la presse

La Baille, janvier 2008

   Il s’agit des mémoires de Jean Hourcade, entré en 1918 à la Baille à Laninon. Il s’y montre boulinard et coutumier du chibi ; après la Jeanne d’Arc et trois embarquements (très bon marin, un peu grande gueule, aimant les femmes), il commande une canonnière de la flottille du Si-Kiang, à Canton. Lors des attaques chinoises de juin 1925, il est cité à l’ordre de l’armée. École canon en 26. Loufiat-Jeanne (Jeanne d’Arc 27, Edgar Quinet 28). Deux commandements : en campagne des pêches, puis la goélette stationnaire Zélée à Tahiti jusqu’à fin 33. à bord de l’Émile Bertin, il mouille à Fort-de-France : c’est déjà pour la 35e fois de sa carrière. Ce premier tome s’arrête en 1936 ; il a 37 ans et trois galons.

   C’est donc un vrai marin de la vieille marine de l’entre-deux-guerres, avant le séisme de 1939-45. On voyait encore un torpilleur commandé pendant un mois d’exercices par un enseigne de 22 ans seul officier à bord, ou une goélette voile et moteur avec permission d’embarquer « tomana vahine » (Madame commandant). Il existait une campagne de Chine, des « marins et marsouins d’une originalité fracassante »… Hourcade campe un personnage en trois lignes : « Breton bretonnant, lourd et massif ; haut en couleurs et chauffant au vin blanc ; bref en ses gestes ; rude en ses propos, merveilleusement grossier à l’occasion » (Douguet). Et cet autre : « Électricien, mauvais marin, grand corps maladroit, parlant avec une voix de tête, (…) un grand chat-fourré doté du mauvais œil. Je l’ai détesté tout de suite ; il me l’a bien rendu. » (Marquis). Il ne cache ni les noms ni les sentiments. Mer, paysages, personnages ; on le lit avec grand plaisir.

   Il parle des navires et des hommes, des belles navigations et des mouillages rares, de l’insolence et de la joie de vivre. C’est toute la jeunesse d’un officier, et c’est pourquoi son récit reste fascinant aujourd’hui. « Les jours étaient lumineux, les soirs étaient gais, les amours rieuses, les amitiés sans calcul. Comme nous étions jeunes ! »

Dominique Nasse