Confidentiel Défense Agrandir l'image

Confidentiel Défense

978-2-37271-152-4

Capitaine Caval

Nouveau

12,00 €

Fiche technique

Pages316
Dimensions13,5 x 20,5 cm
Couverturesouple
Date de parutionmai 2020

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   L’officier semblait essoufflé. Le temps de la transmission, on avait entendu le tumulte de l’intervention : cris, bruits de moteur des échelles, appels, ordres donnés, tout s’était confondu un instant faisant entrer la violence de l’intervention dans le calme du centre opérationnel.
─ Du centre opérationnel, vous avez deux personnes menacées par le feu qui se manifestent en fenêtre au 6e étage sur cour de l’immeuble. Reçu ?
─ Officier de garde 8e compagnie, reçu.
   A l’écran, on voyait l’un des deux adolescents qui s’était mis debout sur l’appui de la fenêtre.
─ Il va sauter ! annonça un sous-officier de garde.
   On entendit en même temps la voix du chef de corps du 2e groupement qui prenait le commandement des opérations.

   La France vient de passer le contrat du siècle mais le sort semble s’acharner sur les entreprises qui doivent le réaliser : vols, incendies, cyber attaques, compromission du secret de la défense nationale… Mais qui peut avoir intérêt à vouloir empêcher l’Argentine de se doter de la torpille française du futur ? Du sommet des échelles aux grands fonds sous-marins, le sergent Flamme va se heurter une nouvelle fois à la toute-puissante organisation Janus et sa recherche de la déstabilisation permanente, dans une course haletante contre des ennemis implacables et qui utilisent les technologies les plus en pointe.
   Heureusement, il pourra compter sur Pascal, son vieux conducteur fidèle et courageux et Sylvain, l’inspecteur de la mystérieuse direction du renseignement et de la sécurité de la défense. Mais trouvera-t-il le temps au milieu de tous ces rebondissements de répondre à la lettre d’Alice ?
Après avoir annoncé dès 2017 l’incendie de Notre-Dame, le capitaine Caval nous livre ici un nouveau polar pompier illustrant de manière passionnante la guerre discrète et silencieuse que les puissances économiques se livrent entre elles pour défendre leurs intérêts et nous fait découvrir le rôle capital qu’y joue le plus discret des services secrets.


Père de famille, le capitaine Caval a été officier à la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris.

Dans la même série Sergent Flamme, le soldat pompier de la BSPP :

1. Code Delta
2. Les Cités interdites
3. L’Affaire Vladimir
4. Place Vendôme 
5. Feu sacré 

Dans la Presse

Présent, vendredi 12 juin 2020

   Le capitaine Caval, son créateur, évoque la nouvelle aventure que Flamme, le héros bien connu de nos lecteurs, vient de vivre : menaces et rebondissements au cœur de la guerre économique.
— Est-il nécessaire pour bien les comprendre de lire les volumes des aventures de Flamme dans l’ordre de parution ?
— Non, résolument non ! Même si, dans l’absolu, c’est préférable car de temps en temps il peut y avoir des renvois aux tomes précédents. Mais chaque roman peut être lu séparément.
Avez-vous remarqué un plus grand nombre de lecteurs masculins lors des signatures ?
— J’avoue être un peu perdu lors des signatures car je vois toutes sortes de profils de lecteurs et il est difficile de dresser une typologie. Il y a les amateurs de polars qui aiment les enquêtes et les intrigues et qui tentent de trouver les coupables. Et là, j’ai des adultes, hommes ou femmes. Il y a les jeunes garçons, adolescents ou jeunes adultes, qui ont soif d’aventures et d’héroïsme. Le personnage de Flamme les fait rêver et je sais que certains ont intégré la brigade de sapeurs-pompiers de Paris avec l’espoir de vivre quelques-unes des aventures de Flamme. Et ils ne se trompent pas en faisant ce choix car le métier leur offrira, de temps en temps, des histoires cocasses et toutes sortes de mystères. Et, depuis le début, j’ai également un public féminin très fidèle que le personnage d’Alice enthousiasme. Bien entendu, certaines s’intéressent plus à l’idylle entre les deux jeunes gens, mais d’autres apprécient cette belle personnalité, courageuse, généreuse, discrète et engagée, capable de diriger une foule dans la Manif pour tous comme de partir en Irak avec les chrétiens d’Orient. Mais je ne tiens pas de comptabilité et je pense être « tout public ». — Manif pour tous, chrétiens d’Orient… ce sont des thèmes un peu graves pour des enfants, non ? — Je ne pense pas. Au contraire. Chaque livre traite un sujet d’actualité : dans Code delta, il s’agissait de la drogue ; dans Les Cités interdites, de la violence des banlieues ; dans L’Affaire Vladimir, nous étions en pleine guerre avec la Syrie ; dans Place Vendôme, on retrouve les manifs de l’année 2013 ; et dans Feu sacré, sorti en 2017, j’ai imaginé l’incendie criminel de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
— Et dans Confidentiel Défense ?
— Dans Confidentiel Défense, on plonge dans une guerre qui ne dit pas son nom. Une guerre subtile, silencieuse et parfois terrible, qui s’appelle la guerre économique. Elle menace les pays autant que les guerres « physiques », et chacun doit être conscient du rôle magnifique que jouent les agents des services secrets, ces chevaliers des temps modernes, comme les appelait le grand Vladimir Volkoff.
— Ce dernier roman n’est-il pas un peu plus compliqué que les autres, notamment par ses évocations techniques ?
— La technique a toujours été présente dans cette série. Les jeunes générations sont à l’aise avec les nouvelles technologies dont l’utilisation est souvent très intuitive. Mais il est vrai que dans Confidentiel Défense, j’ai voulu rendre un hommage fort à notre industrie. La France est première dans de très nombreux secteurs et suscite l’envie de beaucoup d’autres pays qui ne se gênent pas pour tenter de voler nos secrets. Savez-vous que les pays qui sont capables de construire des satellites de télécommunication, des fusées spatiales, des sous-marins nucléaires, des porte-avions, des missiles intercontinentaux… je m’arrête car la liste est longue, ne sont pas nombreux ? Moins de cinq probablement à être complètement autonomes. Et non seulement nous maîtrisons ces techniques, mais en plus nous sommes souvent en avance. En revanche, nous sommes souvent imprudents, et beaucoup de nos secrets, en dépit de leur confidentialité, passent à l’étranger.
— Prenez-vous soin, dans vos ouvrages, de n’avancer que des analyses étayées concernant par exemple les diverses mainmises sur l’économie mondiale (américaine, chinoise…) ?
— Votre question est à la fois très simple et très compliquée. Bien évidemment, tout ce qui est écrit est plausible. Les ingérences des pays que vous citez sont connues. Certains pays sont bien plus agressifs dans ces domaines que d’autres. En revanche, tout au long des romans, Flamme est opposé à une mystérieuse organisation qui recherche l’instabilité permanente. A l’intérieur de cette organisation, on trouvera des hommes de main, des voleurs, des personnages malfaisants qui recherchent le profit personnel. Mais on a l’impression qu’au sommet, allant bien plus loin que la recherche du pouvoir ou de la richesse, se trouvent quelques personnes déterminées, idéalistes, qui, elles, recherchent l’instabilité, simplement par amour du désordre et de la transgression. Tout ce qui représente une règle doit être combattu et détruit.
— Et une telle organisation n’existe pas ?
— Je ne pense pas que quelque chose d’aussi organisé existe, mais je suis persuadé que chaque événement est une occasion pour quelques-uns de faire progresser la transgression. Je vais vous donner un exemple : j’ai beau avoir écrit un livre sur  l’incendie criminel de Notre-Dame en 2017, je ne pense pas que le véritable incendie soit criminel. En revanche, je suis persuadé que potentiellement le crime est à venir et que, demain, certains pourraient avoir des idées visant à détourner Notre-Dame de sa vocation originelle.
—  Le récit, de par sa nature, ne manque ni d’aventures, ni de rebondissements. Mais n’en « profitez-vous » pas pour faire passer des propos plus profonds ?
— Oui, bien entendu, et c’est ce qui explique que des enfants de 12 ans vont lire une histoire qui leur paraîtra être juste une aventure, là où des adultes comprendront ce mécanisme infernal de la recherche de l’instabilité, quand des jeunes gens seront peut-être plus appelés à réfléchir aux relations avant le mariage. Et si un sujet me tenait plus à cœur que les autres, c’est l’amour de la règle, celle que combat justement Janus. Mais je vous propose d’en discuter dans un autre entretien car j’ai peur d’être très long…
— Quel rôle faites-vous jouer aux notes ajoutées en bas de page ?
— Un rôle essentiellement pédagogique pour expliquer un concept ou un mot très technique. Mais j’essaie de le faire de manière originale, personnalisée, pour qu’elles ne ressemblent pas à des extraits de dictionnaire. Donc il m’arrive de dialoguer avec le lecteur. Un peu de la même façon, j’imagine toujours, en fin de roman, une sorte de rencontre avec Flamme durant laquelle nous discutons de son aventure, tous les deux. Cela permet d’éclaircir certains points.
— Y aura-t-il une suite ?
— J’y réfléchis, j’ai quelques idées. J’aimerais également prendre le temps d’écrire les théories de Janus. Nous en reparlerons…

Propos recueillis par Anne Le Pape

Plaisir de Lire, n°192, 3ème trimestre 2020

   Nos lecteurs apprécient la série des Sergent Flamme. Ils attendent toujours la suite, en craignant à chaque fois que le nouvel épisode soit le dernier ! Qu’ils se rassurent, il reste encore beaucoup à dire sur Flamme et – si j’ai bien compris – sur les vertus cardinales... Ils retrouveront ici le sergent dans un sous-marin, où il saura comme à l’accoutumée se montrer à la hauteur.