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Contes et paysages de province

978-2-916727-91-2

René Bazin

Nouveau

Coutumes ou métiers anciens, aujourd’hui oubliés, personnages communs ou singuliers, René Bazin dresse un album photos de la France d’avant 1914. Moqueur ou admiratif, sa langue à la fois riche et simple démasque les sentiments cachés de ses contemporains. Honneur ou orgueil, dureté ou humanité, les uns cachant [...]

Résumé

En stock

14,50 €

Fiche technique

Pages322
Dimensions14.6 x 21 cm
Couverturesouple
Date de parutionaoût 2011

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   Coutumes ou métiers anciens, aujourd’hui oubliés, personnages communs ou singuliers, René Bazin dresse un album photos de la France d’avant 1914. Moqueur ou admiratif, sa langue à la fois riche et simple démasque les sentiments cachés de ses contemporains. Honneur ou orgueil, dureté ou humanité, les uns cachant les autres ou les révélant, la nature humaine apparaît dans toute sa richesse… ou sa pauvreté.
Cet ouvrage de jeunesse de René Bazin est parfois rythmé de traits de génie ou d’inspirations prophétiques. Traits de génie lorsqu’il parle de la jeunesse envolée : … et le moyen d’être en vieillissant, le moins loin possible de sa jeunesse, ce n’est pas de la regretter, ni d’essayer vainement de la reprendre, c’est de l’avoir éparse en sa maison, et de la regarder renaître sur des visages d’enfants. Inspirations prophétiques lorsqu’il pressent l’inondation de l’Aiguillon-sur-mer : … une nappe tranquille et nuancée comme le ciel du côté de l’anse de l’Aiguillon, dénonce la présence de celle qui ne se retire jamais pour toujours, et sur qui nulle conquête n’est bien sûre.
   Tant en raison de sa qualité littéraire que de l’acuité psychologique de l’auteur, cet ouvrage constitue une invitation à goûter la littérature française.

   Juriste et homme de lettres, René Bazin est né à Angers en 1853. Journaliste au Figaro, au Journal des débats et à L’Écho de Paris, il est l’auteur de nombreux romans parmi lesquels La Terre qui meurt (1899), Les Oberlé (1901), Le blé qui lève (1907) et Magnificat (1931).
Ses biographies de Charles de Foucauld et saint Pie X demeurent des références d’hagiographie. Élu à l’Académie française en 1903, il meurt en pleine gloire littéraire le 19 juillet 1932, père d’une famille de huit enfants.

Du même auteur :


Contes merveilleux
Souvenirs d’enfant
Magnificat
Fils de l'Église, visages de saints 
Petite vie de Charles de Foucauld 

Dans la presse

AFS, n° 220, avril 2012

   À travers ces Contes et paysages de province, c’est toute la société de la fin du XIXe siècle que nous redécouvrons avec bonheur. Ces courtes nouvelles rapportent à merveille la vie provinciale des bords de Loire, du Pays de Batz ou encore à l’heure des vendanges dans l’Hérault : « Tout l’Hérault vendange. C’est l’occupation unique et l’unique pensée de tout le monde. Les villes et les bourgs ont une odeur de vin. » La Maison, Portraits de femmes ou Les Enfants donnent au lecteur une idée très juste de l’ambiance de ces vies simples mais belles. Les mille détails de ces existences tournées vers l’essentiel l’entraînent dans un monde qui, loin d’être désuet, donne aujourd’hui des leçons de courage.
Avec sa langue tout à la fois riche et simple, René Bazin dresse un portrait d’une grande finesse de la France d’avant guerre. Les adolescents, à partir de quinze ans en particulier, et tous ceux qui aiment le beau plus généralement, trouveront tout au long de ces pérégrinations l’envie de goûter davantage la littérature française.
M.C.

Livr’arbitres, n° 8, été 2012

   « Tableaux de Province » rédigés en 1893 à la demande du Journal des Débats, ces Contes et paysages nous renvoient à la France de la fin du XIXe siècle, celle d’avant, celle d’avant la modernisation, de l’éclatement des communautés villageoises et de la disparition d’un monde rural séculaire vivant au rythme des saisons et des éléments. Âgé de quarante ans, René Bazin est alors un jeune romancier dont le succès éclatera cinq ans plus tard avec La Terre qui meurt. Il faudra attendre trois décennies pour que ces chroniques bucoliques et sociétales soient réunies en volume en 1923. Les paysages du Grand Ouest y sont évidemment ultra présents. Tour à tour paysagiste et « sociologue », René Bazin sait aussi se faire le chantre de la lumière grâce à une langue chargée de poésie et de mots du terroir qui ajoutent une touche de couleur locale à ces évocations impressionnistes.

Le Bulletin des lettres, n° 707, décembre 2011

   La collection Duc in altum (belle devise évangélique, Avance en eaux profondes) aux éditions Via Romana en propose trois recueils.
   Textes de jeunesse, ces chroniques données au Journal des Débats, impressions de voyage, « études de plein air », historiettes et courtes nouvelles (plutôt que contes), composent des tableaux de la vie de province d'avant 1914, sa psychologie et d'humbles drames. Des bords de la Loire au Marais vendéen ou au Pays basque le paysagiste s'émeut devant des landes ou des guérets, la mer, le ciel brouillé d'un matin de pêche. Avec le petit peuple des métiers et des chemins, un rude abbé « graine de croisade », des militaires sans gloire et de vieilles “Demoiselles”, la peinture de moeurs observatrice, pittoresque, fait revivre la lente grandeur et les changements du monde rural, une noblesse fin de race, des notables entre embourgeoisement et querelles politiques. S'il y a une nostalgie de la vieille France, la sagesse devant la vie est faite d'abord de toutes les heures du jour et d'enfants dans la maison.
Pierre Pupier

123loisirs.com (le 15 décembre 2014)

http://www.123loisirs.com/Contes-et-paysages-de-province.html
   En vingt-neuf nouvelles très vivantes, l’auteur campe la France du XIXe siècle avec toutes ses richesses régionales. Des Pays de la Loire au Pays Basque en passant par les Landes ou l’Hérault, le lecteur découvrira des coutumes, des traditions, des petits métiers, comme le collecteur de résine, aujourd’hui oubliés.
   C’est la France rurale d’avant la guerre de 1914, avec ses personnages ordinaires ou originaux.
   Des anecdotes, des évocations finement ciselées, parsèment le récit en une langue riche, très poétique et pourtant simple et fluide.
   Voici une œuvre que les bons lecteurs aimant la belle langue française et sa littérature apprécieront.
   Merci à l’éditeur de ressusciter pour notre plaisir ce merveilleux auteur qui vécut de 1853 à 1932.